05 novembre 2006
FATUM
Fatum
Chinatown (1974) de Roman Polanski est une tragédie qui repose sur le sang d'une famille, le "fatum" de l'inceste. Les intrigues qui tirent leur source du sang d'une famille sont vouées à la tragédie tandis que la comédie est tournée vers l'extérieur, ouvre la fenêtre, tend à l'hétérogénéité, au mélange des genre, au mélange des sangs.
Les pièces de Racine sont de terribles huis-clos où l'on se bat pour des palais, des territoires, des empires sur des coeurs. Au cinéma, Le Parrain de Coppola (1972) et le Cléopâtre de Mankiewiecz (1963) aboutissent tous les deux à la même conclusion : quand la loi du plus fort se confond avec la loi du clan, l'épilogue tragique est certain.
Quant aux vampires, - autres victimes du fatum du sang -, ils finissent avec un pieu dans le coeur.
Il est à noter que la réalité dépasse la fiction en ce qui concerne ce fatum moderne qu'est la pandémie du sida : les bouleversements sociaux se nourrissant des drames personnels, le sida ne peut être que ressenti, non seulement comme une catastrophe sanitaire, mais aussi comme une charge tragique, une croix à porter.
Patrice Houzeau
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