25 janvier 2007
TONNERRE !
TONNERRE !
Les dieux font sur l'autel entendre le tonnerre (1)
(Racine, Iphigénie, V, 6, vers 1774)
Les voilà descendus de la machine, ces
Dieux étranges et pleins de grands miracles, qui
Font couler le sang, dégringoler les éclairs
Sur les rois et les mers, et l'orgueil des palais ;
L'autel qui les accueille est tout époustouflé à
Entendre ces voix grondantes qui causent dans
Le vert langage oublié des poissonnières :
Tonnerre ! Garchon, il est pas frec, min pichon ?
Note : (1) On admirera l'allitération "t" qui précipite le vers dans les trois coups de tonnerre d'un orage qui éclate. La science du rythme est ici si grande qu'elle fait du vers une pure musique, un écho aux cadences baroques d'un Rameau, par exemple.
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 25 janvier 2007
"GRANDS DIEUX !"
"GRAND DIEUX !"
AGAMEMNON (à part)
Grands dieux ! à son malheur dois-je la préparer ?
(Racine, Iphigénie, II, 2, vers 551)
Grands tourments vers nous vos faces Méduses masquées
Dieux des colères dieux trépignants ô puériles divinités
A contempler le père tuant sa fille
Son destin amer poison lent très fiable
Malheur qui fait payer le sang par le sang
Dois-tu chef de guerre te faire ombre chez les ombres Moi
Je n'en sais pas plus que ce qu'en dit
La tragédie
Préparer à la mort est le sort des vivants.
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 25 janvier 2007
PARALIPOMENES
PARALIPOMENES
On désignait ainsi, en grec, deux livres de chroniques ajoutés à l'Ancien Testament. (Philippe Audoin, in Notes aux Minutes de Sable mémorial, Alfred Jarry, Poésie/Gallimard, p.242)
On en ignore beaucoup, assurément, de ces mots comme celui qui
désignait des livres ajoutés, ce terme qui fait penser à la géométrie,
ainsi qu'aux palmipèdes - j'ai l'esprit occupé d'un de mes canards, mort
en dessous de la voiture, raide gelé comme un SDF - . En
grec, le mot désignait donc
deux textes en plus, deux collections de signes, deux
livres, - et les livres sont ce qui nous incombe
de comprendre, les chiffres déchiffrant le monde et ses
chroniques, cette légende des temps à d'autres temps
ajoutés pour produire de l'Histoire,
à n'en plus finir de persister dans l'être si
l'Ancien Dieu voulait bien nous laisser vivre malgré son
Testament sans appel.
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 25 janvier 2007
DU SCANDALE DANS L'AIR
DU SCANDALE DANS L'AIR Je ne sais pas trop quoi en penser, mais tout de même, je vous invite à consulter le lien ci-dessous : vous vous ferez ainsi une idée par vous-même.
J'ai l'impression qu'il s'agit d'une affaire de gros sous (encore !) et de mensonge assermenté par omission (c'est souvent qu'ils sont forts dans cette matière, les premiers de la classe qui finissent par nous pomper notre fric au nom de l'intérêt général).
Donc, je vous mets le lien accompagné d'un extrait de l'article de Marie Rennard, syndic bénévole et pour le coup, bien dépitée :
"Les immeubles insalubres ne sont pas tous loués par de trop gras propriétaires à de trop pauvres gens.
A l’heure où j’écris ces lignes, la partie est sans doute perdue pour nous, qui avons investi vingt années de salaire dans un tas de ruines apparemment solide.
D’autres vivent sans doute dans des immeubles prêts à leur céder sous les pieds, et ne le savent pas encore.
Pendant ce temps, les notaires continuent les transactions et encaissent leur part, comme l’Etat encaisse la sienne.
On protège le consommateur contre les dangers du yaourt périmé, mais toujours pas contre l’effondrement des biens immobiliers." (Marie Rennard, huggyhome, le 25 janvier 2007)
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 25 janvier 2007
