BLOG LITTERAIRE

Notes et commentaires de quelques pages célèbres (ou non!), coups de plume et fantaisies diverses...

28 février 2007

MÊME PAS MORTES !

  MÊMES PAS MORTES !

Amateurs d'Art Lyrique, réservez votre samedi 17 mars 2007 et/ou votre dimanche 18 mars (le lendemain) car l'événement aura lieu à l'Espace Culturel de L'AREA d'AIRE SUR LA LYS (Pas-de-Calais).
En effet, n'écoutant que leur courage, 8 femmes, - et un pianiste ! -, se font fort de prouver définitivement l'innocence du dénommé BARBE-BLEUE que l'on a tant décrié et dont on a fait un triste sire tenant plus du croque-mort obséquieux et fourbe sans rire que du mari aimant.

En partenariat avec le Lions Club d'Aire sur la Lys, dans un texte inédit de Jean-Yves VINCENT, Mesdemoiselles et Mesdames Elise ANTOINE, Sabine CALONNE, Elisabeth DECOOPMAN, Emilie LENGLET, Marie MASINGARBE, Cécile MIRLAND, Anita PONCHE, Virginie WATTEL, ainsi que Messieurs Jean-Yves VINCENT et Samuel TERNOY (piano) vont donc, devant vous, public nombreux et attentif, défendre l'honneur perdu de BARBE-BLEUE et ceci dans un Conte Lyrique chanté, une direction musicale de Elisabeth DECOOPMAN et Sabine CALONNE, une mise en scène de Sabine CALONNE, des costumes d'Anita PONCHE.
Ces femmes courageuses et pleines de talent seront accompagnées au piano par Samuel TERNOY et, afin de mieux vous convaincre, n'hésiteront pas à multiplier airs, duos et choeurs (MASSENET, BIZET, GOUNOD, GRIEG, ROUSSEL, ROSSINI, LULLY, DELIBES, OFFENBACH, VERDI !) de manière à ce que la démonstration en soit d'autant plus éclatante !

Le spectacle a pour titre MÊME PAS MORTES !  L'affiche en est signée Elise ANTOINE.

Affiche_du_spectacle_M_ME_PAS_MORTES_mars_2007_Aire_sur_la_Lys_Auteur_de_l_affiche_Elise_ANTOINE

Renseignements et réservations
ESPACE CULTUREL AREA
Place du château 62120 AIRE SUR LA LYS
03 21 39 78 78
area.airelys@wanadoo.fr

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 28 février 2007


 

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NO FUTURE PAS MORT

NO FUTURE PAS MORT

Je veux mourir dans une chanson de Jackson
Joe Oh mourir dans une chanson de Dury
Ian qu'il dit le gamin c'est clair tout est pourri
Qu'il dit le gars sans job qui n'aime plus personne.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 28 février 2007

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ARCHET

ARCHET
(Sur une page de Usamaru Furuya)

Une goutte d'eau tombe au mileu de l'eau grise
L'archet sur l'instrument - une bouche, deux yeux -
L'archet sur l'instrument près de l'eau grise glisse

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 28 février 2007


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VERS CANINS

VERS CANINS

J'ai promené, savez-vous, dans l'air pas si doux
Mes deux fiers toutous : toutou one et toutou two ;
Et ne pensant à rien, j'ai pensé à Bayrou ;
A Royal itou : tous deux nous bourrent le mou.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 28 février 2007

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LE DERNIER JOUR DES PASCAL

LE DERNIER JOUR DES PASCAL

C'est, dit-on, aujourd'hui le dernier jour qui verra les nobles guichetiers de la Banque de France consentir à changer les derniers exemplaires du légendaire Pascal, ce billet de 500 francs, que, jadis, Serge Gainsbourg brûla à 60% en place télévisée pour montrer jusqu'où allait le racket fiscal (déjà) dont nous sommes presque tous victimes.
De ces fameux Pascal, il en resterait, d'après la presse, près de deux millions en goguette.
Mazette ! Deux millions ! quel vertige !
Euh ! Entre nous, ça donne une idée de l'ampleur, et du travail au noir, et du réglement à l'amiable sous la table, et de la méfiance des Français envers la rapacité des banques (je connais des banquiers dépressifs, ou, à tout le moins, mélancoliques ; certains en ont quelque peu assez d'être tenus à une telle rentabilité qu'ils en viennent à escroquer les gens ; "escroquer", oui, il n'y a a pas d'autres mots ; rappelez-vous, à titre d'exemples, des actions du Tunnel sous la Manche et des affaires Tapie).
Bon, en tout cas, qu'un mirifique bifton de 500 francs puisse se métamorphoser en un malheureux 76 euros et des brouettes (pour payer, sans doute, les sacs plastiques que, désormais, l'on nous vend dans les magasins - trois centimes, je dis bien trois, que l'on m'a demandé dans un magasin de chaussures pour me concéder un malheureux et verdâtre sac plastifié, si c'est-y-pas malheureux ! -), qu'un glorieux rectangle de papier à l'effigie d'un de nos plus épatants philosophes ne devienne jamais que ces pièces que l'on utilise chez n'importe quel marchand de soupe, voilà qui laisse rêveur...
Car, souvenez-vous, un billet de 500 francs, pour nous, les gagne-petit, c'était le rêve, le Pérou, un goût des Trente Glorieuses ; ça nous faisait la semaine, - au moins ! tandis que 76 euros, ah baste ! deux, trois jours maxi et après on retourne essayer la carte bleue...
C'est à ce genre de comptes que l'on voit que l'euro a surtout profité aux grands bourgeois qui nous gouvernent, et, - c'est amusant tout de même -, nous font la morale !
L'euro ?
Une escroquerie !
Les guignols sont mauvais...
Remboursez !

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 28 février 2007

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DU PLAISIR

DU PLAISIR

Le plaisir est, je pense, ce dialogue entre la conscience et le corps qui tire son sujet de l'extérieur (l'origine du plaisir, sa source) dans le même temps qu'il s'accomplit dans le contentement.
Ainsi, l'on est à fois dans ce contentement (l'on est content de quelque chose) et cette contention (on se contente de) qui légitime ce que nous appelons nos "petits plaisirs" : on se contente d'un plat simple s'il est savoureux.
Les "imbéciles heureux" sont ces personnes qui trouvent leur bonheur dans le contentement d'eux-mêmes qui se confond exactement avec cette contention qui leur enlève toute ambition et même toute curiosité qu'ils pourraient juger excessive.
Les consciences aiguisées, au contraire, trouvent leur contentement à ne pas se contenter de. Aussi, sont-elles toujours en quête, et souvent même, dans l'inquiétude de cette quête.
Cependant, tout le problème, tout le "malaise dans la civilisation", vient du fait que les "imbéciles heureux" ne sont pas forcément méchants, - beaucoup se contentent d'être braves et honnêtes -, tandis que toutes les consciences aiguisées ne sont pas forcément bienveillantes. Certaines, en effet, sont si aiguisées qu'elles n'hésitent guère longtemps avant de vous planter un couteau dans le dos.

Le plaisir ne consiste donc pas à atteindre l'extase, et "sortir ainsi de soi", mais à se tenir dans la contention, le parfait accord entre le contentement d'être soi et la contention de n'être que soi, le parfait accord entre la conscience contentée et le bon fonctionnement du corps.
C'est ainsi que me semblent être les adeptes du zen et autres "méditations transcendantales".
Et c'est pour cela que j'ai parfois envie de leur faire des grimaces, ou de balancer à leur face contente une tarte à la crème.

Le fonctionnaire qui vient de s'acquitter de son rapport en trois exemplaires ou qui signale à son chef de service un dysfonctionnement aussi grave que l'absence d'une quittance de loyer dans un dossier éprouve sans doute cette même contention.
Nous le respectons comme nous respectons le méditatif zen ; comme vous pouvez-vous en douter.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 28 février 2007

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COMME BRISEE PAR UN ECLAIR

COMME BRISEE PAR UN ECLAIR

« comme une bouteille brisée par un éclair. » (Pablo Neruda, Anti-dossier in Résidence sur la terre, traduction de Guy Suarès, Poésie/Gallimard, p.89)

Le verre fracassé de ce vers arrête l’œil dans sa course le long du poème.
Impression visuelle qui induit une brève apparition de l’éclat.
Cependant que la vue d'une bouteille brisée, - ce qui n'est pas rare en soi -, peut effectivement induire la pensée de l'éclair, - l'impression fugitive de l'éclair -, le poème a le mérite de réunir en une même image "la bouteille brisée" et "l'éclair" qui, dès lors, ne cesse plus de briser cette bouteille.
Ainsi, la probabilité que l’on puisse réellement assister à l’incident est très faible.
C’est cette rareté qui lui confère presque un statut d’événement.
En tout cas, un statut d’événement dans le poème, un statut d’événement poétique.
Pablo Neruda est un auteur baroque ; il accorde de l’éclat à ses vers qui n’évoquent pas seulement l’histoire du Chili (Le Chant général) mais aussi la mélancolie des êtres du quotidien :

"C’est la nuit profonde, la tête sans veines
d’où tombe soudain le jour
comme une bouteille brisée par un éclair."

(…)

"Roulez avec moi dans les bureaux, dans l’odeur
indécise des ministères, des tombes et des estampilles.
Venez avec moi vers le jour blanc qui se meurt
En poussant des cris de fiancée assassinée. »

Que le poème se termine ainsi, par des « cris », des cris de « fiancée assassinée » ne peut qu’évoquer ce malaise, cette panique qui court dans les villes ; très subjectif que je suis, je suis à peu près sûr qu’il ne peut y avoir de société heureuse. Bien sûr, le Chili de Pinochet a été infiniment plus malheureux que la France de Pompidou, mais un meurtre est un meurtre.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 28 février 2007

Posté par patricehouzeau à 08:43 - NOTES ET COMMENTAIRES LITTERATURE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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