06 mars 2007

ET L'OMBRE QUI

ET L'OMBRE QUI Et l'ombre qui descend des fenêtres profondesEpargne chaque soir le coeur noir de mes yeux    (Paul Eluard, Répétitions, Capitale de la douleur) Tout ça n'est pas très clair et j'y vois beaucoup d'ombres...    (Myself lisant un polar) Et dans la ville où les enfants jouent avec les mortsL'ombre découpée au catalogue de la luneQui s'agite et mime la république des corpsDescend et ajuste sa peau bleue aux rues désertesDes fontaines la nuit qui remuent leurs hanches desFenêtres d'où des mains... [Lire la suite]
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06 mars 2007

IL PLEUT

IL PLEUT Il pleut ! Il pleut ! Il pleut ! L'Azur est embourbé.Pleut... Pleut... Pleut... Avec mes chiens dégouttants, je passeEt je peste sur ce pays humide et gris...Dans le ciel on ne voit plus que la pluie qui tombe,La froide pluie dégringolante et qui tourne enBoue le plancher des vaches et la paix des champs ;Je contemple la pluie et grogne en patois etPatauge dans la verte en râlant et râlantRâlant que j'en ai ras-le-bol de cette flotte. Patrice HouzeauHondeghem, le 6 mars 2007
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06 mars 2007

A L'ORAGE

A L'ORAGE Le tonnerre profond qui roule sur vos branches    (Yves Bonnefoy) Le temps est aux chiens sans haine de l'orage LeTonnerre bat ses timbales au lointain des cordesProfond que je plonge dans la mare aux songes MaisQui - ? - sourit aussi atrocement dans la pluie quiRoule et fait baroque bataille dans les jardinsSur la paix des saules pleureurs Tonnerre SeigneurVos éclairs blanchissent ces chevaux soudain dans lesBranches passant spectral escadron d'une autre guerre. Patrice HouzeauHondeghem, le 6 mars 2007
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06 mars 2007

COMME JE DESCENDAIS

COMME JE DESCENDAIS Comme je descendais des Fleuves impassibles    (Arthur Rimbaud) Comme la pluie frappait au carreau Qui est là ? dis--Je le vent pressant sa panse immense sur les pierresDescendais-tu me voir quand le vent te happa etDes mains cherchais-tu à t'accrocher à ma porte ÔFleuves vous savez bien des noyés que les grands ventsImpassibles ont balancés démantibulés. Patrice HouzeauHondeghem, le 6 mars 2007
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06 mars 2007

AU DESERT

L'ETRANGE ETRANGETE DU ROMAN : MONSIEUR OUINE (3)Notes sur Monsieur Ouine de Georges Bernanos (Presses Pocket) AU DESERT (p.43-47) La page 43 raconte l'agonie du père de "maman" vue par le regard de la petite fille de huit qu'elle était alors ("Michelle avait alors huit ans"). Agonie terrifiante d'autant plus que la petite Michelle fait alors l'expérience de l'étrangeté dans ce qui semble pourtant le plus familier : "Toute la nuit, sa mère exténuée trotte de la chambre à la cuisine, le parquet grince,... [Lire la suite]
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