BLOG LITTERAIRE

Notes et commentaires de quelques pages célèbres (ou non!), coups de plume et fantaisies diverses...

09 octobre 2007

DE LA FIN DES LP

DE LA FIN DES LP

L'une des plus graves erreurs des discoureurs culturels de l'éducation nationale est d'avoir cru que, par sa seule puissance, la culture pourrait transcender les alibis.
De cette erreur, les Lycées Professionnels, si rien n'est fait, mourront.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 9 octobre 2007

Posté par patricehouzeau à 20:07 - CONTRE LES PEDAGOGISTES - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Suis sotte...

... mais je ne comprends pas ce que vous voulez dire par "transcender les alibis". Et dans ce cas, pourquoi uniquement les LP, que penser des collèges?

Posté par Christine Merlin, 19 novembre 2007 à 09:17

REPONSE A CHRISTINE

Merci pour votre question et la simplicité avec laquelle vous l’avez posée.

J'ai voulu dire par là que la culture est souvent, dans les LP, un alibi pour justifier des crédits et des programmes qui n'ont rien à voir avec la vocation professionnalisante des LP. Résultat : des formations de plus en plus généralistes et, en termes de formation professionnelle, de moins en moins efficaces.
L'une des justifications de ce recours massif à la culture générale dans les LP est la nécessité de rehausser le niveau et que donc, cette "montée" du niveau général permettrait à terme de surmonter la plupart des difficultés du monde moderne en rendant nos élèves plus "forts" et même sans doute plus prompts à critiquer et éventuellemt à changer l'ordre des choses (cf les grèves actuelles dans les universités).
Force est de constater que le nombre d'élèves baisse dans les LP puisque, et c'est heureux, ils votent avec leurs pieds eb préférant de plus en plus souvent des contrats d'apprentissage, des formations par alternance. De ce fait, on peut légitimement se poser la question de l’avenir des LP et constater que la culture ne peut « transcender les alibis » c’est-à-dire transformer les gens. Beaucoup trop de gens à l’éducation nationale prennent les élèves pour ce qu’ils devraient être et non pas pour ce qu’ils sont. Un chaudronnier n’est pas un barbare et n’a pas forcément besoin de Victor Hugo pour vivre.
Quant aux collèges, le problème se pose un peu différemment. C’est toute la question du « Collège unique ». Je suis, pour ma part, pour son abrogation, au profit d’une pluralité de formations pré-professionnalisantes cohabitant avec des formations de préparation aux Lycées Professionnels, aux sections techniques ainsi qu’aux Lycées généraux.

Amicalement
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 20 novembre 2007

Posté par patrice houzeau, 19 novembre 2007 à 10:19

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