15 mars 2008
DEJA DIT ET TANT PIS !
CRU
CRU
« Il faisait cru : la pluie, la drache imbibait ciel et terre. » (Orlando de Rudder, Le Traité des traités, p.161)
Il quel est cet impersonnel du ciel ?
Faisait cru dit le texte c’est que le
Cru est coutume du pays c’est le vent
La secoueuse d’arbres qui mène ici la
Pluie qui souvent suit le voyageur et
La pluie on veut la fuir c’te bringue
Drache qui crache comme qui chique et
Imbibait dit le texte tout ce qui est
Ciel cette longue bande dessus le sol
Et tout ce qui se presse passe sur la
Terre et zieute ce qui tombe du ciel.
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 15 mars 2008
LE SIMPLE SIED AU POEME
LE SIMPLE SIED AU POEME
(Notes sur Les Femmes de Guillaume Apollinaire in Alcools)
Les citations faites du poème d’Apollinaire figurent ici en italiques
Le simple sied au poème
Comme
La guitare à la chanson
Le sourire à la Joconde
La bête à cornes au pré
Ainsi les italiques qui
Comme
L’écho répondent femmes
Causant dans Les Femmes
Poème d’Apollinaire qui
Dit les paroles simples
Elles dans la maison du
Vigneron les femmes qui
Causent et cousent donc
-
Lenchen remplis le poêle et mets l’eau du café
C’est que la fille est de l’est nécessaire est
Le café dans ces pays froids ici les femmes au
Travail du fil et de l’aiguille font parole de
Tout de rien et l’on ne sait plus qui parle si
C’est le poète comparatif Ce cyprès a l’air du
pape en voyage/Sous la neige ou si ce sont les
Femmes - Encore un peu de café Lenchen s’il te
Plaît ou - Lotte es-tu triste Ô petit cœur – à
Lire ces mots on pourrait s’y croire dans le +
Réaliste des réels poétiques oui mais la magie
Est grande aux vers d’Apollinaire l’enchanteur
Le vent faisait danser en rond tous les sapins
Ecrit-il en intervenant dans la conversation y
Mêlant ses propres mots y jetant la féerie des
Images: la forêt là-bas/Grâce au vent chantait
à voix grave de grand orgue et dans ce souffle
Le songe Herr Traum survint avec sa sœur Frau
Sorge Monsieur Songe donc et Madame Souci une
Famille esquisse en écho peut-être à ces mots
Des femmes à leurs songes à elles aussi leurs
Soucis aussi à ces femmes qui causent cousent
Familières et méconnues comme des cousines si
Lointaines maintenant que l’on n’y prête plus
Guère d’attention la nuit tombant et les ceps
Tordus des vignobles devenant dans cet obscur
De tout qui passe des ossuaires il faut alors
Attiser le poêle qui s’éteint aussi se signer
Dans la nuit indécise alors se finit le poème
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 15 mars 2008


