BLOG LITTERAIRE

Notes et commentaires de quelques pages célèbres (ou non!), coups de plume et fantaisies diverses...

02 avril 2008

VLAKSADRACH

VLAKSADRACH
(à lire avec une voix dénuée de tout lyrisme, c'est-à-dire une vraie voix blanche, aussi neutre qu'un grain de sable sur une plage, avec pas plus d'amour ou de haine qu'une page d'un livre saint dans les mains d'un aveugle sourd et muet de naissance.)

Vlaksadrach
Sunokarkass
Ksakassabwa
Silencieuse
Ladrachienn
Elkassunpeu
Grosskelson
Sesficelles
Lesficelles
Dupoèmemême
Keàfilskilé
Cepoèmetrès
Fantochklon
Agiteaublan
Secdlapajlà
Dehorilpleu
Etcestchian

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 2 avril 2008

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V'LA LA DRACHE

V'LA LA DRACHE

V'la la drache
Sur nos carcasses elle casse
La drache v'la
La drache chienne elle casse
Un peu grosses
Ses ficelles les ficelles du
Poème qu'elles
Sont ses ficelles à la pluie
Poème fantoche
A fils que l'on agite sur la
Page sèche car
La drache jamais que chienne
Sèche qu'c'est
Ici il pleut et c'est chiant

Patrice Houzeau,
fait à Hondeghem
le 2 avril 2008.

Posté par patricehouzeau à 23:33 - VERS JUSTIFIES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

PUR SANG

PUR SANG

« Chaque morceau de viande est une sorte d’usine, moulin et pressoirs à sang. » (Francis Ponge , Le morceau de viande, Le parti pris des choses, Poésie/Gallimard, p.64)

Cette vision de l’humanité : une boucherie hyperactive. Au moins là, on ne saurait se tromper.
Nous sommes effectivement faits de viande, chair et os. Le reste ? Eh bien, ma p’tite dame, du langage, de la littérature, des sentiments, de l’âme pour l’âme.
C’est qu’on est peu de choses, allez.
Mais quand on a dit ça, on a rien dit.
Encore que cette proposition pongienne pourrait figurer en introduction d’un cours théorique à l’usage des apprentis bouchers.

Ou en exergue d'un réquisitoire...

« La variété infinie des sentiments que fait naître le désir dans l’immobilité a donné lieu à l’infinie diversité de leurs formes. » (Francis Ponge, Faune et flore, Le parti pris des choses, p.85)

C’est pourtant vrai que nous, humains, qu'on est formidables !
A nous, toutes les techniques, les magies, les technologies, les inventions, innovations, toutes les langues, les arts, les armes, les lois, et ce n’est pas avec des substantifs qu’on l’épuise, la bête humaine.
Et déjà, dans l’immobilité, rêvant, nous inventons déjà !
Nous regardons les nuages et pensons les plans de palais inédits !
Nous regardons nos frères et imaginons les pires traîtrises !
Et je ne parle même pas de l’obscénité de la plupart de nos désirs journaliers !
D’une « infinie diversité » que nous sommes ! Et dire que tout ça va finir en pure matière, en pur ça, sans conscience, ni Dieu, ni nom !
L’homme est sa propre ironie.
C’est sans doute cela l’en-soi de la Justice.

A part ça, fabuleux cette manière de Ponge d’associer le désir porteur de mouvements et l’immobilité de nous autres, verticaux réflexifs, statiques à songes.

Oxymores à ronger, voilà tout un tas de poèmes.

Et que ces notes soyent signées Patrice Houzeau de Hondeghem, le 2 avril 2008, n'est jamais qu'une chose ridicule de plus.
Encore heureux qu'il y ait d'la musique...

Posté par patricehouzeau à 19:23 - NOTES ET COMMENTAIRES LITTERATURE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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