09 avril 2008
DONC TOUJOURS PLUS DE MORTS
DONC TOUJOURS PLUS DE MORTS
« Il sortit d’un grand étui de cuir plusieurs grandes feuilles de papier couvertes de dessins atroces. » (Orlando de Rudder, Le Traité des traités, p.71)
Il pour les montrer aux gens
Sortit d’un grand étui c’est
Là qu’il les rangeait toutes
Ses feuilles de papier plein
De dessins atroces portraits
De gueules cassées portraits
De faces fendues de cadavres
Et de blessés même qu’il dit
« les batailles elles ont un
visage » Albrecht l’ombre ce
Graveur des horreurs qu’il a
Pour nom dans le roman assez
Epatant de Orlando de Rudder
Le Traité des traités et que
Ces précisions on les trouve
A la page 71 du roman Lattès
JC le publia en 1995 est dit
Aussi que Albrecht l’ombre i
Regrette qu’on lui prend ses
Modèles souvent avant que le
Dessin soit terminé pour les
Soigner ses modèles pour les
Enterrer même aussi pour les
Brûler enfin vu que sinon il
Se pourrait que se déclarent
Des épidémies fulgurantes et
Donc toujours plus de morts.
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 9 avril 2008
LA FLAMME ! QUELLE FLAMME ?
LA FLAMME ! QUELLE FLAMME ?
Qui, à part Céline et Jean Yanne, auraient pu prédire que l'on verrait un jour des fonctionnaires de la police française obéir, en plein Paris, à des ordres donnés par des policiers en civil de la République Populaire de Chine ?
Cela s'est vu pourtant, il y a deux jours, lundi 7 avril 2008, à Paris, au passage de la flamme olympique (rituel par ailleurs vidé de sens, et qui doit bien faire se gondoler, là où ils sont, les Grecs antiques). Enfin bref, les policiers français ont démontré qu'ils étaient :
- 1) assez dociles pour dire amen à des ordres donnés par des voyous officiels venus d'extrême-orient (Et même qu'ils seraient communistes, m'a-t-on dit !)
- 2) assez brutaux pour flanquer des coups à des journalistes et d'autres pékins de passage (hi ! hi! je pouvais pas la manquer celle-là !) de telle manière que même dans l'émission de William Leymergie (le matin sur France 2) ladite brutalité fut évoquée.
- 3) assez désorganisés pour que la flamme soit plus ou moins éteinte (n'est-ce point de mauvais augure ?) et que la France se couvre de ridicule.
Il paraît que Bernard Laporte n'a pas démissionné. C'est là, en fin de compte, le plus étrange. Il faut dire qu'en matière d'étrangeté, la France sarkozienne risque bien de battre quelques records.
Il se murmure même, ça et là, que bientôt notre pays referait son "come back" au sein de l'OTAN. Incroyable !
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 9 avril 2008
HISTOIRE DU GARS QUI PISSA DANS DES CHIOTTES EN OR
HISTOIRE DU GARS QUI PISSA DANS DES CHIOTTES EN OR
Ah ! C’est qu’il était fin bourré ! Bleu criminel, le Marcel !
Bin c’est qu’il en tenait une bonne !
Tiens, même qu’il a juré ses grands dieux que dans des chiottes en or,
- Léon, tiens toi bien ! dans des gogues en or qu’il avait pissé !
Le cochon ! Pas gêné qu’il est !
Voilà qu’il affabule ! Qu’il mythonne ! Qu’il hallucine !
Le boit-sans-soif ! Le boit-sans-fin ! Le
Gusse qui traîne sa femme incrédule dans tous les rades oùsqu’il a picolé !
Qui ne comprend pas ! Qui fait rire de lui ! Qui de partout qu’il se fait jeter !
A-t-il été victime d’une berlue incommensurable ?
Pissé oui qu’il a pissé dans du brillant, le Marcel ! Vu que
Dans un bistrot voilà qu’il entre effaré penaud et que dans
Ton,- oui, c’est bien lui, le salopard, sti lal qui a pissé dans ton
Saxophone !
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 9 avril 2008
JUSTE CIEL !
JUSTE CIEL !
Oenone dit :
« Juste ciel ! tout mon sang dans mes veines se glace ! »
(Racine, Phèdre, vers 265)
Juste est-il l’épithète qui convient pour évoquer ce
Ciel d’où tombe la foudre et
Tout ce que nous supportons ?
Mon Dieu n’est pas mon dieu il n’est que le
Sang qui coule sur la terre
Dans les fleuves qui passent les villages
Mes amis ne sont que ce que le vent en dit Aux
Veines on lie des corps des chevaux morts
Se chante-t-il cet homme et tous ses incendies ? Sous la
Glace voilà sa face d’ombre pour l’œil du prédateur.
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 9 avril 2008
CHATS
CHATS
« Des grands sphinx allongés au fond des solitudes »
(Baudelaire, Les Chats)
Des seigneurs sans partage de
Grands seigneurs griffus aussi
Sphinx que la plus sphinge des rêvées
Allongés dans des royaumes familiers
Au clair de la lune nous les dessinons au
Fond de leurs yeux quel est ce monde ?
Des nerfs des chimies improbables et ces
Solitudes de l’homme parmi les hommes.
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 9 avril 2008
L'EAU, LE VENT
L’EAU, LE VENT
« L’eau, le vent lissent la terre à leur guise. »
(André Doms, illuminée, in André Doms entre épopée et lyrisme de Georges Thinès et Pierre Romnée, L’Age d’Homme, p.134)
L’eau nous la longeons
Le vent et ses lointains le
Vent et ses châteaux effondrés
Lissent le peuple des pierres
La gorge des forêts la
Terre où nous cueillons nos légendes
A se souvenir que nous ne sommes
Leur ombre à ces dieux que, à notre
Guise et selon les circonstances, nous agitons.
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 9 avril 2008
