18 avril 2008
UIMM
UIMM
On a beaucoup parlé ces derniers mois de la fameuse Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie, de leurs retraits en liquide de sommes à faire baver, et l'on s'est demandé à quoi pouvait bien servir tout cet argent.
Des instructions sont en cours.
Des messieurs avec des noms de trombone à coulisse, des diplômes pleins la poche et des têtes de premier de la classe, passent devant le juge.
Il se dit beaucoup que cet argent servait à arroser les syndicats en cas de besoin : éviter une grève, solliciter la signature d'un responsable lors de négociations par exemple.
A l'heure qu'il est, les noms des bénéficiaires des largesses de l'Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie restent cachés.
Mais tout ce pognon, on ne l'a pas donné à l'Abbé Pierre ; ça se saurait !
Bon, moi, je vois les choses ainsi :
Les partis politiques (de gauche comme de droite) financés par les syndicats.
Les syndicats (de gauche comme de droite) financés par la fameuse Union.
La fameuse Union financée par le patronat.
Et c'est comme ça que, de temps à autre, le parti socialiste arrive au pouvoir.
On appelle cela l'alternance.
Vous comprenez pourquoi je ne vote pas.
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 18 avril 2008
AIME CESAIRE EST MORT HIER
AIME CESAIRE EST MORT HIER
Aimé Césaire est mort hier.
Qu’aurait-il pensé, le poète militant, qu’aurait-il pensé de la mort de Nicolaus Aslamazidis, cet ouvrier grec employé par l’entreprise ELBE (sous- traitant du chantier de construction naval AKER YARDS de SAINT-NAZAIRE) et qui, après avoir été licencié verbalement – et pour cause ! -, avec deux de ses camarades, pour avoir tout simplement demandé à prendre connaissance de son contrat de travail et que lui soit remis sa première fiche de paye, a entamé une grève de la faim de 19 jours (du 14 mars au 1er avril 2008) pour, en fin de compte, mourir deux jours après son retour en Grèce.
C’est curieux comme on n’en a guère parlé dans les médias grands verseurs de larmes de crocodile et d’hommages appuyés à la mémoire du grand poète martiniquais.
Moi aussi, je l’aimais bien, Aimé Césaire.
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 18 avril 2008
HACHEE
HACHEE
Sur le fond gris de la fin du jour il la vit
La bête immense et noire sur la
Route elle approchait
Hachée ruisselante
De son pas tranquille sous la
Pluie dans les plis mouvants du vent
Le cheval ténèbre monté par un
Cavalier en armure il approchait le cavalier
Sans que l'on puisse voir son visage vu que sans
Tête qu'il était çui-là qui
Approchait sur la route hachée de pluie.
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 18 avril 2008
QUE COUIC
QUE COUIC
Des phénomènes mystérieux des
Murmures chuchotements soupirs
La voix énigmatique de la
Nuit persistait au manoir elle y
Troublait le sommeil des jeunes filles
Les autres ronflaient paisiblement
Endormis et n'entendaient que couic
Que les craquements du vieux manoir
Couic cric crac ils n'ouïrent que couic
Des furtifs frottements seules les
Souris coureuses les réveillaient
Dans la journée elles entreprirent
Les jeunes filles de fouiller les
Placards et les pièces ignorées.
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 18 avril 2008
