CHAQUE NUIT

Je sais le jour tu es ailleurs
Peux-tu me dire où
Te caches-tu où se cachent les ombres sans
Voir ni la lumière ni d'autres visages
Chaque nuit tu reviens pourtant chaque
Nuit brille l'éclat de tes yeux

    Je peux te voir chaque nuit
    Les miroirs n'en disent pas autant
    Passent les jours et les cercueils
    Dans les rues du village

Je sais le jour tu es fantasque
Peux-tu me justifier si peu de miroirs
Te passes-tu si aisément de déjeuner
Voir glisser ton ombre m'étonne toujours
Chaque nuit tu viens en souriant chaque
Nuit j'entends hurler les loups

    Je peux te voir chaque nuit
    Les miroirs n'en disent pas autant
    Passent les jours et les cercueils
    Dans les rues du village

Je sais tu as le coeur bien accroché
Peux-tu supporter le coup que je te porte
Te manquera-t-elle cette tête tranchée
Voir tout ce sang gicler quel effarement
Chaque nuit je me réveille chaque
Nuit il me vient comme un goût de sang.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 19 avril 2008