22 avril 2008
RUE DESERTE
RUE DESERTE
"La rue déserte, toute ruisselante, brillait sous le soleil, comme un miroir." (Georges Bernanos, Monsieur Ouine, Presses Pocket, p.105)
La rue est déserte on s'y étrangle pourtant la
Rue file lame dans l'espace
Déserte on y croise des regards pourtant
Toute la lumière éparpillée dans le gel
Ruisselante la rue une noyée du matin y
Brillait la fée fracassée
Sous un vertige de fenêtres et d'escaliers
Le jour glisse sa tête blanche entre les acrobates bleus le
Soleil aspire leurs longs et minces corps dans ses pailles
Comme la flamme liquide d'un phénix éteint
Un philtre porteur de songes
Miroir qui défait les visages miroir hennissant.
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 22 avril 2008
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