ET DANS CE CALME POURTANT

« Et pourtant, le crépuscule venu, un rugissement remplissait ce silence ; un corps géant se glissait le long d’un large sentier battu, à travers le fourré. »
(Julie Laguirande-Duval, Le Dragon de Wawel in Contes et Légendes de Pologne, Fernand Nathan, p.21)

Et dans ce calme où moutonnent les moutons
Pourtant quand le ciel commençait à bleuir et
Le village à s’endormir dans le
Crépuscule on voit au loin un clocher de carte postale 
Venu d’on ne sait où de la nuit des vieilles lunes
Un long mugissement lançait ses nasales pour finir en
Rugissement ce qui évidemment
Remplissait toutes les oreilles et
Ce bucolique
Silence qui sied aux campagnes des contes et légendes
Un grand froissement de feuilles accompagnait le
Corps d’un animal que l’on supposait
Géant qui
Se déplaçait le long du fleuve
Glissait sur la rive
Le long des arbres et long lui-même disait-on
Long comme le livre des péchés
D’un coup le voilà agile et
Large sur le
Sentier courant sur le sol
Battu puis
A travers les haies à
Travers toutes les clôtures
Le grand dévorant s’élance et voilà qu’il s’en est
Fourré un dans la gueule, de mouton, le dragon.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 28 avril 2008