BLOG LITTERAIRE

Notes et commentaires de quelques pages célèbres (ou non!), coups de plume et fantaisies diverses...

26 juin 2008

SOLEIL BLANC

SOLEIL BLANC

Le soleil est blanc on dirait du poison
    De ce truc poisseux
    Qu'on voit dans les
    Rivières le long de
    L'herbe morte blanc
Le soleil blanc le cri sans fin le ciel

Le soleil est blanc on dirait le christ
    De ce truc vivant que
    Les romains ont collé
    Sur la croix écrit on
    L'a dans un livre bah
Je ne sais plus lequel je crois ma mère

Qu'est-ce que ç'est que ça qui glisse sur
Le sable glisse foudre froide ondule sans
Bruit ça a un nom qu'c'est dangereux même
Je ne sais plus lequel je crois ma mère 

L'avait ce bouquin le soleil blanc pâle
    Comme un revenant qui
    A oublié de régler la
    Note d'entre les âmes
    Mortes le voilà qu'il
Revient circulant en cercles blancs qui

Se brouillent et se confondent les mots
    Avec qui sortent des
    Bouches à travers la
    Fumée des cigarettes
    Il arrive l'éclat du
Poignard les yeux blancs blancs blancs.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 26 juin 2008

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RENDRE A CESAR

RENDRE A CESAR

Dieu et Orlando de Rudder savent que je ne suis guère fan de l'écologie et, sans trop la ramener sur des domaines que je ne connais pas, je suis assez d'accord avec Claude Allègre quand il souligne que de quelques données scientifiques, beaucoup ont vite fait de crier haro sur le mulet Industrie.
L'on ne me fera pas croire non plus que c'est par la "décroissance" que l'on arrivera à nourrir plus de 6 milliards d'humains tout en leur donnant les moyens de se développer. Et, concernant cette question de la faim dans le monde, plutôt que le rêve d'une hypothétique "prise de conscience à l'échelle de la planète" (j'adore ce style pompeux qui sied si bien à bon nombre d'écolos) qui serait suivie d'on ne sait quel universel partage des richesses qui n'arrivera sans doute jamais (ou alors à la Fin de l'Histoire, mais, à mon avis, le soleil se sera éteint avant), il me semble plus judicieux de poursuivre les recherches sur les Organismes Génétiquement Modifiés, ou sur toute autre solution agro-alimentaire, s'il en est .
Mais il faut rendre à César ce qui appartient à César, on doit à l'écologiste Yves Cochet d'avoir eu l'intelligence de comprendre, bien avant bon nombre d'économistes prétendument sérieux, que le prix du pétrole allait grimper à en battre des records (j'apprends ce soir, jeudi 26 juin 2008 que le prix du baril vient de dépasser les 140 $ et yop la boum !). Il l'a compris, il l'a dit, à la télé, bien avant le déclenchement de ce 3ème choc pétrolier, qui, soit dit en passant, est en passe de faire échouer l'essentiel de la politique économique du gouvernement Sarkozy / Fillon (gens de gauche, ne vous réjouissez pas si vite, si Ségolène Royal avait été élue, ce serait exactement la même chose).
Je m'étais promis de rendre cet hommage à la lucidité de Yves Cochet.
Voilà qui est fait.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 26 juin 2008   

Posté par patricehouzeau à 21:03 - actualités - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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