08 juillet 2014

CHUTAPLA

CHUTAPLA 1.Et dire que j'vis près d'la mer sans jamais la r'garder. Va finir par se vexer, la mer, et un beau soir sonner à ma porte, la mer, et me cracher son écume à la figure. 2."Derrière tes cheveux il y a tes vitres; derrière tes vitres il y a ton air; derrière ton air il y a tes yeux; derrière tes yeux il y a ton nerfOptique."(Elise Antoine) 3.Impossible de se dupliquer... Malédiction !... Comment faire ?... Il se sentit vacillant... Avec tout ce qu'il devait, il n'avait plus qu'sa pomme, lui-même, unique, dans l'impuissance... [Lire la suite]

08 juillet 2014

TENANT UN MIROIR J'Y VIS DES NUEES

TENANT UN MIROIR J'Y VIS DES NUEESAmusettes autour de fragments tirés de "Aurora", de Michel Leiris, Gallimard, coll. L'Imaginaire. 1.Il y a cette phrase dans "Aurora" de Michel Leiris, où quelqu'un "tenait un miroir, où se reflétaient quelques nuages." Nous ne sommes donc que nuées. 2.Aussi dans le livre à Leiris, cette comptabilité des jours restants à vivre, "en comptant le nombre d'arbres qui le séparait de l'horizon". Ah ça à force qu'on s'fa appela vieille branche (faites pas attention à la conjugaison, j'ai du déglingou... [Lire la suite]
08 juillet 2014

TOUJOURS AVEC UN SENS IL EN PRESENTE UN AUTRE

TOUJOURS AVEC UN SENS IL EN PRESENTE UN AUTRE 1."Heureux si dans le trouble où flottent mes esprits"(Racine, "Iphigénie", IV,5, v.1319 [Agamemnon]) Car c'est toujours dans un vaisseau de brume, ou un char de trouble, que s'avancent les esprits flottants. 2."Un oracle toujours se plaît à se cacher.Toujours avec un sens il en présente un autre."(Racine, "Iphigénie", II,2, v.432-33 [Doris]) L'oracle est un dispositif polysémique. Il jette ses bouches à tout vent. 3. "Depuis quand pense-t-on qu'inutile à moi-mêmeJe me laisse ravir... [Lire la suite]