DON'T FEAR THE REAPER EST-ELLE UNE CHANSON POUR VAMPIRES ?

« The candles blew then disappeared

The curtains flew then he appeared... saying don't be afraid  »

(Blue Öyster Cult, « Don't Fear The Reaper »)

« Don't Fear The Reaper » est une drôle de chanson du groupe rock Blue Öyster Cult, date de 1976 et j'suis sûr qu'c'est une chanson vampire.

La chanson dit que « all our times have come » vu que « now they're gone » qu'le vent les a saisis pis jetés dehors dans l'invisible.

Quand on dit la chanson dit c'est comme si la chanson était une bouche qui se promène sur les ondes en faisant lalala avec des notes.

Bon, elle fait lalala, mais si ça se trouve, il y a des chansons maudites, des chansons vampires, les nuits de pleine lune…

Des chansons qui vous rentreraient dans la tête pis qui vous suceraient la moelle des os du cerveau (ça fait pot-au-feu c'que j'raconte).

Le vent a de grandes mains et, bien sûr, plus il est puissant plus il est costaud d'la paluche & fait plier le réel, le tourmente & tempête.

Puis quand on dit que le temps est venu c'est qu'il vient toujours le temps mais des fois de très loin & trop tard qu'on est mort quand même.

Après la chanson fait remarquer qu'les saisons zont pas peur de « la Faucheuse » moi je dis qu'les saisons sont son manteau à l'aut' blême là…

« les saisons sont son » ah oui j'ose, bin j'annote drôle du pop/rock alors hein bon.

Et puis la Reaper (c'est son p'tit nom anglais à la Camarde) elle est pleine de « vent, de soleil et de pluie » aussi c'est tout nature.

La Reaper c'est une pas belle. En français, c'est la Faucheuse. Elle porte un long sac de patates avec une capuche et plein d'nuit dedans.

Elle porte un long sac de patates mais c'est pas pour faire des frites, c'est plutôt pour vous flanquer dessous l'éternel du champ de croix.

Le narrateur öysterien conte à sa chérie qu'ils « can be like they are » (vent, soleil, pluie) (?) J'espère qu'la fille va l'envoyer bouler.

Faut qu'la fille l'envoie bouler qu'on n'est ni « vent, ni soleil, ni pluie », mais par contre voyez moi j'aime bien les chicons au gratin.

Après que le vent, le soleil et la pluie n'aient pas peur de la Reaper, ça m'étonne pas car vent, soleil et pluie, ça aurait-y peur de quoi ?

Je dis ça car la chanson du Blue Öyster Cult dit que « le vent, le soleil, la pluie » n'ont pas peur d'la Reaper : pardi, ils vivent dedans.

Au refrain, le narrateur öysterien dit qu'il « ne faut pas craindre la Faucheuse » donc « Don't Fear The Reaper », c't'une chanson gothique.

Les chansons gothiques y en a plein partout que nous en France on n'écoute pas vraiment les paroles, on écoute les guitares.

Il lui promet qu'ils pourront « voler » (non pas dans les magasins mais dans les airs, « to fly ») moi je dis : poudre de perlimpinpin !

Le narrateur il dit après que « Valentine is done » pis que « Roméo and Juliet » sont partis eux aussi chaipaoù… dans la légende peut-être…

Moi, franchement, Roméo et Juliette, je m'en tape mais le narrateur narrate qu'ils sont, « together in eternity » (c'te blague!)

Après l'öysterien i dit comme quoi i s'raient des 40 000 et des cents (« men and women ») à « redéfinir le bonheur » qu'ça fait foule alors

« redéfinir le bonheur » on dirait un de ces éléments de langage à la noix qu'on entend à la radio genre « recréer du lien social » tout ça.

Puis le narrateur dit à sa chérie qu'y en a plein d'autres des « 40 000 » qui se pointent chaque jour qu'cékoiça, une réunion de vampires ?

Pourraient être comme eux dit l'aut' fou. Sûr c't'une chanson à boire du sang, vampirique ritournelle & j'savais pas pour Roméo et Juliette.

Le narrateur dit aussi que « deux amants ne font qu'un » (c'est juste nunuche) pis de toute façon ils sont « partis » donc on tourne la page.

Comme faut qu'y a de l'action pis en finir avec « the last night of sadness » « alors la porte s'ouvrit » & dans un grand whoufff « le vent »

Le vent apparut il était dans son grand manteau de vent qu'on pouvait voir à travers s'agiter vampires et chevelus sous une lune pleine.

Normalement, la fille aurait dû se carapater d'ces carpathes rock n' roll là mais elle semble fascinée par les volants rideaux dans l'air.

Outre que « les bougies » s'étant « éteintes », avaient disparu (c'est qu'on les voyait plus non plus faut dire) v'là les rideaux qui lévitent.

Les rideaux lévitent, soit (y a du vent), mais s'mettent en plus à jacter, à prendre la parole en l'air que l'a dû la fille criser

A la vue des volants lévites rideaux l'a dû criser la fille son cardiaque, si ça se trouve mourut illico (elle est mortelle, c'te chanson).

Les lévites rideaux ils lui disent à la fille de pas avoir peur de la Faucheuse qu'elle hypnotisée « she ran to him » alors i s'sont flyés.

Vrai « Don't fear the Reaper » on dirait une chanson sur la mort l'est zarbi comme un bigoudi qui se promènerait tout seul cherchant sa tête.

Comme ils ont starté "to fly » zont même zieuté derrière eux qu'c'est ainsi qu'arrivent les accidents de vampires (s'cognent dans les airs).

A moins que les vampires quand i volent i zaient l'sonar aux chauve-souris mais la chanson n'explique rien d'la physiologie des vampires.

Le narrateur öystérien répète qu'elle « était devenue comme eux » qu'je l'imagine assez maintenant ululant aux states d'où vient c'te chanson.

« Don't Fear The Reaper » continue, je suis sûr, de faire planer sur les ondes rideaux et guitares, et parfois, les nuits de pleine lune…

Patrice Houzeau

Hondeghem, le 6 juin 2017.