20 juin 2015

QUAND MÊME BIEN GUIGNOL

QUAND MÊME BIEN GUIGNOL1.« Votre âme, au repentir de sa froideur passée »(Corneille, « L'illusion comique », II, 3, v.405 [Adraste])Votre visage me plaît tant que je me demande, cetteAme qui dessous y danse, eh bin, comment qu'elle est ?Au ciel quand j'y jette un œil dans quel Repentir tombe-t-il ? Je ne suis pourtant pas néeDe la dernière pluie dit Zut et v'là queSa Majesté ma Pomme ouine à roman pis qu'laFroideur se glisse dans mes osses La nuitPassée j'aurais pas dû passer la nuit pas ici.2.Votre... [Lire la suite]

09 mai 2012

DIEU ME SAUVE !

DIEU ME SAUVE ! 1. Matamore s'adressant à Isabelle : "Vous avez, Dieu me sauve ! un esprit à ma mode (Corneille, L'illusion comique, II, 4, v.433) Révélateur subjonctif présent. 2. "On me vengeait de toi par delà mes désirs" (illusion comique, IV, 3, v.1139 [Lyse]) Sans doute nous vengeons-nous sans cesse sur nous-mêmes de nos désirs inassouvis autant que de ceux que nous aurions dû éprouver. 3. "Il nous faut sans réplique accepter ses arrêts" (illusion comique, I, 2, v.160 [Dorante]) Nous méditons souvent des répliques que jamais... [Lire la suite]
24 octobre 2007

PRESENT D'EFFONDREMENT ET FUTUR DE VANITE

PRESENT D'EFFONDREMENT ET FUTUR DE VANITE I) PRESENT D'EFFONDREMENT "On nous tient des chevaux en main sûre aux faubourgs ;  Et je sais un vieux mur qui tombe tous les jours (1) :  Nous pourrons aisément sortir par ses ruines (2)."  (Corneille, L'illusion comique, Acte IV, Scène 6, vers 1219-1221) (1) Ce présent me plaît qui exprime le lent effritement d'un "vieux mur". J'appellerais bien cela un "présent d'effondrement" mais les agrégés de grammaire et l'ensemble de la cuistrerie... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 13:25 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
07 octobre 2007

FRONDE

FRONDE ADRASTECe belître (1) insolent (2) me fait encore bravade. LYSEA ce compte, Monsieur, votre esprit est malade ? ADRASTEMalade, mon esprit ? (3) LYSE                                       Oui, puisqu'il est jaloux (4)Du malheureux agent de ce prince des foux. (5) (7)    (Corneille, L'illusion comique, Acte II, scène 8, vers 565-568) (1) Quand je ne peux plus supporter mon... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 11:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
24 septembre 2007

CADEDIOU !

CADEDIOU ! MATAMORECadédiou (1) (2) ! ce coquin a marché dans mon ombre (3) ;Il s'est fait tout vaillant d'avoir suivi mes pas (4) :S'il avait du respect, j'en voudrais faire cas.    Ecoute, je suis bon (6), et ce serait dommageDe priver l'univers (7) d'un homme de courage.Demande-moi pardon et cesse par tes feux (8)De profaner l'objet digne seul de mes voeux (9) :Tu connais ma valeur, éprouve ma clémence.    (Corneille, L'illusion comique, Acte III, scène 9, v.942-949) (1) D'après les Classiques Larousse... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 16:25 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
17 août 2006

IL ETAIT LA AUSSI LE PATERNEL

IL ETAIT LA AUSSI LE PATERNELTout ce qui figure ci-dessous entre guillemets est de Pierre Corneille (L'Illusion comique), le reste est de ma pomme. Il était là aussi le paternel, vu que c'était lui qui en avait besoin des mirobolantes facultés du mage, rapport à ce qu'il avait paumé son grand fils, Clindor, un peu dans la nature.Il larmoyait donc, parlant de son "cher fils", "ce cher objet" de ses "inquiétudes" qu'avaient "éloigné" de lui "des traitements trop rudes".C'est vrai... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 10:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
16 août 2006

DONC, IL S'AGISSAIT D'UN MAGE

DONC, IL S'AGISSAIT D'UN MAGE Donc, il s'agissait d'un mage, et pour le présenter, il fallait d'abord évoquer l'espèce de "grotte obscure" où il demeurait : "La nuit qu'il entretient sur cet affreux séjour,N'ouvrant son voile épais qu'aux rayons d'un faux jour,De leur éclat douteux n'admet en ces lieux sombresQue ce qu'en peut souffrir le commerce des ombres".    (Corneille, L'Illusion comique, vers 3 à 6) Autrement dit, il faisait noir, sombre, obscur et c'était là le domaine des ombres ; du... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 15:20 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
16 août 2006

D'ABORD, IL EVOQUA

D'ABORD, IL EVOQUAOù l'on voit que l'auteur est quelque peu remonté. "Ce mage, qui d'un mot renverse la nature,N'a choisi pour palais que cette grotte obscure."    (Corneille, L'Illusion comique) D'abord, il évoqua je ne sais quel mage qui "d'un mot renverse la nature", - je compris que c'était un de ces hommes qui s'amusent avec l'analogie, mettant en haut ce qui est en bas et en bas ce qui est en haut, ou alors un tempestaire, un des ces légendaires qui commandent aux vents de souffler, à la pluie... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 14:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]