BLOG LITTERAIRE

Notes et commentaires de quelques pages célèbres (ou non!), coups de plume et fantaisies diverses...

20 juin 2008

AH LES BOURSOUFLES !

Ah les boursouflés !

Voilà le genre d'instructions qui fait bondir ou se gausser pas mal d'enseignants : figurez-vous que ces jours-ci, - nous sommes en juin 2008 - arrive dans les ordinateurs des établissements, parmi tant d'autres missives électroniques plus ou moins utiles, un mail demandant aux pédagogues de considérer que, désormais, l'orthographe "boursouffler" avec deux f - comme dans affreux ! affreux ! affreux ! - doit être autorisée, et même défendue comme étant logique, puisque, n'est-ce-pas, il est vrai que le verbe "souffler" en prend deux, de "f".
On sait que, depuis 2007, d'éminents linguistes et de spécialistes de la chose éducative, en l'occurrence, "l'Association pour l'information et la recherche sur les orthographes et les systèmes d'écriture" (ah les cuistres !), ont comme prérogative, et par instruction officielle s'il vous plaît, la recommandation aux enseignants d'une orthographe simplifiée, vu que, avec le niveau qui monte - un miracle de Saint Philippe Meirieu, n'en doutons pas -, nos élèves sont maintenant aptes à avaler n'importe quoi et donc profitons-en, camarades, pour en finir avec cet orgueil petit bourgeois de la bonne orthographe et rationalisons tout de manière égalitaire et démocratique : les inspecteurs, après tout, étant payés pour rappeler au maître un peu trop attaché à un savoir désuet quel est le sens de l'Histoire et ce que c'est que d'oeuvrer au renversement de la pyramide sociale.

Oui, mais c'est idiot.
Pourquoi ?
Eh bien, ma première remarque est que, voulant lutter contre la discrimination qui favoriserait les bons en orthographe et handicaperait les moins bons, les réformateurs ne vont pas faire mieux que de susciter une orthographe à deux vitesses :

- D'un côté, nous aurons les personnes à orthographe traditionnelle qui, grâce à des maîtres assez libres pour ne pas obéir aux officiels, apprendront à écrire comme écrivent encore, - et c'est heureux -, les écrivains, les journalistes, et, somme toute, la plupart des gens qui, sans être des champions de l'usage de la langue - tout le monde fait des fautes, le tout c'est de les corriger -, sont tenus d'écrire quotidiennement dans la pratique habituelle de leur profession.
- D'un autre côté, nous aurons les personnes à orthographe flottante, errant entre usage traditionnel, orthographe autorisée par les cuistres condescendants, et fautes par ignorance pure et simple, dysorthographie, ou inattention.

Les forts en thème de la réforme ont beau dire, les recruteurs préféreront toujours la première catégorie à la seconde et ne manqueront pas de s'étonner que l'adjectif "boursouflé" puisse prendre deux "f".

En outre, les linguistes si acharnés à débarrasser la langue de ses bizarreries, semblent oublier un principe de base : c'est l'usage qui fixe la règle et non l'inverse. Je comprends que l'usage a condamné à l'oubli l'orthographe "cuiller" au profit de "cuillère" à tel point, que moi-même ayant écrit le mot "cuiller" au tableau, j'ai provoqué l'étonnement et le questionnement suspicieux de quelques élèves. Mais, prenons le verbe "mitonner" par exemple, qui est une réelle création verbale de ces dix dernières années. Ce verbe est employé par les jeunes gens pour signifier le fait de mentir, d'affabuler. Il fut créé à partir de l'abréviation "mytho" (pour "mythomane"), laquelle abréviation fut fort en vogue dans les collèges et lycées des années 90. Si l'on suit la logique de la réforme de l'orthographe, il faudrait donc aligner la graphie "mitonner" sur "mytho" et écrire "mythonner" ! Ou alors c'est le mot "mythomane" qu'il faut aligner sur l'usage en en supprimant ce "y" fort étrange et ce "h" inutile" : "mitomane". C'est pas joli, mais c'est fonctionnel, ça, Madame.
On aura l'obligeance d'observer que les jeunes gens utilisateurs du verbe "mitonner" ont bien le droit de donner à ce mot l'orthographe qu'ils jugent correcte cependant qu'il n'y a aucune raison de changer l'orthographe d'une de nos entrées du dictionnaires sous prétexte que, de nos jours, on mitonne moins de bons petits plats que de gros mensonges.

En vérité, le seul argument valable en faveur de cette réforme de l'orthographe réside dans la difficulté que les personnes d'origine étrangère ont à maîtriser notre langue. Comme il ne fait pas de doute qu'il y aura de plus en plus d'étrangers en France (il faut vraiment être très naïf pour croire que Brice Hortefeux et ses préfets dociles vont empêcher les inévitables et nécessaires flux migratoires), il me semble qu'évidemment nous serons amenés à être plus tolérants avec l'usage de la langue qui sera fait par nos futurs collègues et employés à faire les boulots que les Français, grâce à la méthode mirifique du docteur Meirieu, - recommandée par l'Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie et vu à la télé ! -, seront dans l'incapacité d'accomplir. Ne croyant pas que la tolérance s'ordonne par décret, je ne vois donc pas l'utilité de réformer l'orthographe d'usage.

On me dira : voyez l'Allemagne, les Pays-Bas, d'autres encore... ils ont réformé leur orthographe, éliminé les archaïsmes, ils sont modernes, efficaces, logiques !
C'est justement ce qui me fait le plus peur, à moi, c'est ce sous-bassement idéologique qui condamne les splendides inutilités de nos graphies au profit de la modernité communicante, de l'efficacité laborieuse, de la logique implacable ! Maintenir le "ph" de "éléphant" et de "nénuphar", maintenir les "chapeaux chinois" sur "maîtriser" et "connaître", maintenir un seul "f" à "boursouflé" et deux "f" à "souffler", c'est plus que s'accrocher au passé, c'est plus que mener un combat d'arrière-garde vaguement nostalgico-réactionnaire, c'est affirmer que c'est beau parce que c'est inutile, c'est affirmer que la langue n'est pas seulement un outil de communication mais que c'est toute une conception du monde qui est à l'oeuvre dans chacune des phrases que nous composons, dans chacun des mots que nous choisissons, dans l'élégance un peu surannée peut-être, mais réelle, avec laquelle nous tenons à nous exprimer, à nous distinguer des grands communiquants qui, à force de se vouloir efficaces, finissent, au mieux, par parler froidement, sans âme, sans personnalité et, au pire, par donner l'impression que nous sommes de moins en moins loin de cette "novlangue" qui fera de nous des citoyens parfaitement égaux dans l'asservissement.

Post-Scriptum : ceci dit, il semble que la mayonnaise réformatrice ne prenne guère, si j'en crois un passage du mail en question (pompeusement envoyé sous le générique "Courrier Officiel") :

"Les ouvrages scolaires et les ouvrages de référence (dictionnaires, grammaires mais aussi ouvrages électroniques comme les correcteurs informatiques) se mettent à jour (d'ores et déjà, le Dictionnaire Hachette scolaire, les Guide de Poche Larousse, Vérifiez votre orthographe ! de Robert, etc. prend en compte la nouvelle orthographe [Dieu ! que c'est mal écrit ! note de votre serviteur]. Néanmoins, les dernières éditions n'étant pas toujours celles utilisées en classe, il semble que tous les enseignants ne soient pas forcément bien informés quant à l'existence et au contenu des rectifications orthographiques."

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 20 juin 2008

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12 juin 2008

QUASIMENT !

QUASIMENT !

Dans le numéro 13 de la revue "Innovations" qui fut publié en mai 1989 par le Centre Régional de Documentation Pédagogique (CRDP) de Lille, je lis, dans un article au titre intéressant ("La droite est-elle infinie des deux côtés ?") cette remarque particulièrement lucide :

"Ma question devenait alors : que savent-ils en fait, ces élèves ?
 
Bonne question, d'ailleurs, je ne sais toujours pas aujourd'hui si les élèves croient réellement ce qu'on leur dit ou s'ils sont simplement habitués à faire croire qu'ils croient ce qu'on leur a dit de croire. Tout cela parce qu'on a réussi à leur faire croire qu'il est important de faire croire qu'ils croient ce qu'on leur dit. Mais enfin, de ce point de vue, l'enseignement marche plutôt bien : ils prétendent quasiment tous que la droite est infinie..." (Christophe Caignaert, "La droite est-elle infinie des deux côtés ?" in Innovations n°13, CRDP de Lille, p.87).

Voilà en tout cas posé le problème de la foi des élèves dans ce qu'ils apprennent. Il n'y a d'ailleurs aucune raison objective pour que les élèves croient plus ce que le professeur leur dit que ce que leur disent leurs parents, leurs copains, la télévision, la radio et maintenant Internet.
Lorsque ces lignes furent rédigées, l'auteur pouvait sans doute affirmer que "l'enseignement marchait plutôt bien" : on était en 1989 alors, et l'on ne parlait pas encore de résurgence du créationnisme (l'anti-darwinisme que l'on retrouve chez certains fondamentalistes musulmans comme chez certains chrétiens intégristes); l'école faisait certes déjà débat mais elle n'était pas encore devenue l'enjeu social, politique, philosophique, commercial, dont tant on nous cause dans le poste et qui en fait couler, de l'encre dans la presse ; beaucoup croyaient alors que l'innovation pédagogique, la démocratisation de l'enseignement supérieur, et les progrès constants des sciences dites de l'éducation allaient mettre collèges et lycées sur la voie de la réduction des inégalités, endiguer cette fameuse "reproduction des élites" dont on nous bassine depuis des lustres (comme si c'était un but dans la vie que de devenir Noël Forgeard, Bernard Laporte ou François Fillon !) et transformer la bête et tarte salle de classe en Temple du Savoir et de la Raison.
A l'heure où le "Collège unique" vit sans doute ses dernières années, où les IUFM (Instituts Universitaires de Formation des Maîtres) semblent irrémédiablement condamnés, où certains BEP (Brevet d'Etudes Professionnelles) ne se maintiennent plus que par habitude, il est certain que la foi des élèves dans ce qu'ils apprennent doit être sérieusement ébranlée et l'on ne s'étonnera pas de cette remarque que me fit, il y a quelque mois, un élève de Première Bac Pro :
- "En ce moment, je cherche des organismes qui donnent des cours d'anglais, parce que ça me sera utile pour mon BTS (Brevet de Technicien Supérieur), alors bien sûr, j'ai une bonne moyenne en anglais au lycée, - 16 -, mais franchement, ça ne veut rien dire !"

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 12 juin 2008

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12 mai 2008

CINOCHE

CINOCHE

La critique tire sa justification de la représentation laquelle, explicitement ou pas, se présente elle-même comme critique.
La représentation, se tenant en aval du conflit, - le territoire prédominant sur le lieu d'être, l'économique sur le culturel -, occulte la production massive d'armement et, au besoin, prend l'apparence du discours le plus critique envers les institutions de manière à ce que la diversion soit la plus efficace possible.
En cela, diversion et divertissement ne font plus qu'un et occupent suffisamment l'esprit pour que l'on ne relève pas trop souvent que les charges de nos chansonniers les plus insolents, que les cours du plus lucide de nos philosophes sont payés avec l'argent des marchands d'armes.
La ruse la plus subtile, - et donc la plus scandaleuse -, étant de faire croire que le niveau de culture générale moyen de la population montant, il y aurait dans cette démocratisation du savoir, dans cet accès du plus grand nombre aux possibles sociaux, une garantie de paix sinon universelle, du moins répandue partout où le modèle libéral avancé, et ses péripéties socio-démocrates, serait suivi.
Mais, justement, crises économiques, concurrence internationale, prévisions pessimistes quant à l'avenir de la mondialisation, sont autant de signaux annonçant des conflits sinon probables, du moins possibles.
L'alibi culturel consiste ainsi à déployer le meilleur de nos stratégies éducatives afin de mieux former, non pas les citoyens d'une cité idéale qui n'existe que dans la langue de bois des politiques, mais les futurs techniciens des guerres électroniques à venir, lesquelles pourraient être essentiellement ce qu'elles sont déjà : des guerres économiques.
C'est ainsi que la fin de l'Histoire est reportée aux calendes grecques, dans une téléologie pour classe d'examen cependant que, encore et toujours, le projet inconscient de l'humanité, pérenniser le réglement de comptes de l'homme avec l'homme, se manifeste dans cet équilibre de la terreur qui lui permet d'affirmer vouloir la paix c'est-à-dire préparer la guerre.
Il y aurait-il une primitivité pacifique, une société ayant opté pour les qualités de son statu quo et ayant donc renoncé à la création de nouveaux besoins (société "primitive" rêvée sans doute par les écologistes les plus enragés), sa destruction est inéluctable eu égard aux nécessités de l'organisation du commerce mondial.
La représentation est donc un nécessaire passe-temps de cette nouvelle aristocratie de fait constituée par les grands pourvoyeurs d'armement.
Jadis, la noblesse de la vieille Europe, qui fut duelliste et cavalière, pieuse et trucideuse, lorsqu'elle se trouvait désoeuvrée, prenait alors le goût des sciences, des fêtes et des spectacles. Elle cultiva ses jardins, ses théâtres, ses académies et parfois même ses perversions. Revinrent alors les masques, le rire ancien et le Chant du Bouc.
La bourgeoisie, singeant la noblesse, pour mieux, en des temps futurs, la supplanter, se piqua également de sciences et de techniques. Elle fit si bien que ses fils obtinrent le droit de recevoir eux aussi une éducation de qualité.
Quant au peuple, on l'occupe en le faisant travailler à la place des machines que l'on n'a pas encore inventées, et on lui octroie le droit de s'amuser aux divertissements que la bourgeoisie lui fabrique. Pour veiller au grain : le gendarme, le prêtre et le maître d'école, qui, en tant que représentants de l'ordre, de l'église, de l'institution scolaire sont certes contestés (la critique trouvant sa justification dans la représentation) mais répondent cependant toujours présents, sous une forme ou une autre.
On saupoudre tout cela de chansons à bons sentiments, d'indignations d'autant plus spectaculaires qu'elles sont télévisées, publiées, débattues ; on y ajoute de la charité bizness, des jeux à gratter, loteries incroyables, greluches à poil, démocratisation de l'enseignement supérieur, coupes du monde en tout genre, quinzaine du blanc et promotions diverses et, dans ce moins mauvais des mondes possibles, on a quelque chance de passer sa vie relativement tranquille en attendant que nos descendants aillent faire tonner le canon et s'entr'égorger pour du pétrole, le développement durable ou l'aide aux industries nécessiteuses.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 12 mai 2008

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01 février 2008

DISCUSSION AVEC UN AGREGE

DISCUSSION AVEC UN AGREGE

Cette semaine, j'ai eu l'occasion de discuter avec un collègue agrégé en histoire-géographie. Contrairement à beaucoup de ses corécipiendaires, il n'est pas trop fier et accepte donc de tailler la bavette avec l'infâme maître-auxiliaire que je suis.
Il n'en reste pas moins d'une naïveté confondante.
A mes remarques sur la relativité des jugements concernant le "niveau qui monte", il me fit observer que, certes, la presse écrite était en pleine déconfiture, mais qu'on ne prenait pas assez en compte le succès phénoménal des journaux gratuits.

J'en déduis donc que :
1) Le niveau de culture générale monterait à hauteur du contenu des quotidiens d'information gratuits.
2) Le niveau des finances baisserait quant à lui assez sérieusement pour que les consommateurs (pourtant plus éclairés que leurs aînés) renoncent à se payer Le Monde  ou Libération.
3) Un niveau qui monte et des salaires en baisse : de quoi alimenter une crise sociale, ça, Madame !

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 1er février 2008

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12 janvier 2008

DES SERVITEURS

DES SERVITEURS

"A mesure que le programme de l'instruction primaire est devenu plus vaste, la tâche du maître et sa dignité ont grandi d'autant" écrivait Ferdinand Buisson en 1888 (cf Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, articles "Instituteurs", éd. Hachette).
Certes.
Ce qui est frappant, en ce début de XXIème siècle, c'est que ce vaste champ des possibles pédagogiques, entrevu par Ferdinand Buisson, s'est généralisé à l'ensemble des filières, de la primaire à l'enseignement supérieur. Les missions de l'école ont pris aujourd'hui un tel caractère d'urgence sociale que le débat public (en particulier dans sa dimension médiatique) en a fait l'une de ses pâtées favorites, et bien des intellectuels se font une rente des livres que, réguliérement, ils se croient obligés de broder sur le motif.
Mais, cependant que l'on cause, que l'on glose, que l'on pousse à la réforme, à la contre-réforme, à l'archi-réforme, le prestige du professeur ne cesse de se dégrader, et il est de plus en plus souvent utilisé, non plus comme un spécialiste de sa matière, mais comme un agent administratif à qui l'on demande des comptes, que l'on place et déplace au gré des circulaires, des tendances, des mesures de carte scolaire.
Il n'est pas non plus douteux que la grande sottise démagogique de "l'enfant placé au coeur de l'école" a contribué à relativiser la légitimité du Maître au profit d'une administration de plus en plus sourcilleuse quant à ses prérogatives.
Ce n'est d'ailleurs pas avec les Maîtres que les ministères discutent mais avec leurs intendants (1) et leurs syndicats.
C'est ainsi que, petit à petit, circulaire après circulaire, mot d'ordre après mot d'ordre, l'on en arrive à une école non plus dispensiatrice de savoir, mais de réglementation, non plus productrice de culture, mais de politiquement correct, non plus révélatrice de science, mais de mensonges érigés en vérités. (2)

Notes :
(1) Lesquels, en ce qui concerne les chefs d'établissements, ont reçu une prime en fin de la défunte année 2007 pour les récompenser du "travail accompli". Assez vexants tout de même, ces quelques billets distribués et qui les entérinent dans leur rôle d'agent administratif, de bons serviteurs de l'Etat. En bref, le navire a beau faire eau de toute part, et a beau être patent, - en nombre d'emplois non pourvus et d'emplois déqualifiés -, l'échec d'une grande partie du système, cela ne change rien et l'on récompense la fidélité des cadres à une politique éducative de plus en plus, en l'état actuel des choses, boiteuse.
(2) Et où l'on "distribue le baccalauréat comme un droit de l'Homme" ai-je lu récemment dans un tract d'un syndicat de droite.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 13 janvier 2008

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30 décembre 2007

UN DOCUMENT AUTHENTIQUE

UN DOCUMENT AUTHENTIQUE

En pédagogie, on appelle "document authentique" un document non créé par le professeur, et donc utilisé tel quel dans le cadre du cours. Il peut s'agir d'une affiche, d'un enregistrement sonore, d'un formulaire administratif, enfin bref, de tout ce qui peut être analysé, commenté, expertisé et donc utile à la progression.

Le texte qui suit est un "document authentique" en ce sens qu'il n'a pas été suscité par le professeur (moi-même) mais constitue une production spontanée d'élève.
Ce texte est daté du 9 janvier 2006 ; il a été rédigé par une de mes vendeuses de BEP qui, en me le remettant, m'affirma qu'elle en écrivait des comme ça beaucoup et qu'elle aimait bien écrire des "délires " dans ce genre-là.
Je précise une nouvelle fois, car j'y tiens, que cette "production écrite", comme disent les spécialistes de la pédagogie, ne relève aucunement d'un éventuel travail d'écriture à la rentre-dedans que j'aurais demandé. Elle avait d'ailleurs rédigé ce texte en-dehors des heures de classe, pour son unique plaisir.
Je me souviens assez bien de cette élève qui, dans pas mal de cours, se ramassait réguliérement des heures de colle pour bavardages, insolences, manifestations incongrues diverses.
Dans mon cours, mis à part quelques bavardages, rien à signaler. Elle était plutôt vive, agréable et, comme ce texte en apporte la preuve, ne goûtait guère l'atmosphère de niaiserie dans laquelle la plupart de ses camarades de BEP se complaisait, - ou feignait de se complaire -. Quand elle s'ennuyait, il lui arrivait d'entonner le début d'une chanson paillarde. Je faisais les gros yeux. Elle se taisait immédiatement en me priant de l'excuser.

Voici donc de la "terrible Priscilla P" (tremblez, bonnes âmes!) :

LA VIE D'UNE BOÎTE DE RAVIOLIS

Le ravioli il quitte ses parents il se fait recueillir par une boîte de conserve qui lui apporte tout l'amour dont il a besoin mais un jour il fut arraché à sa new famille et fut directement mis à l'abattoir "hypermarché" il ne comprit pas pourquoi des gens le regardaient le tripotaient et le reposaient sans l'acheter.
Le petit ravioli se sentait si seul un jour, une main l'entoura et là ce fut pour lui un moment d'épanouissement cette main le prit le mit dans un petit panier et pour la première fois de sa vie le petit ravioli fit le tour de cet abattoir "hypermarché" et il découvrit qu'il y avait toutes sortes de races. Lorsqu'il leva la tête il découvrit avec stupeur que toute sa famille était présente papa ravioli maman ravioli soeur et frère ravioli et même cousins raviolis arrivé à sa new demeure il croyait être heureux malheureusement il finit dans une assiette pleine de sauce. Il mourut noyé puis il fut croqué ce qui lui arracha tous les membres de son corps il n'avait plus de bras sa tête était déchictée (1) ses jambes étaient coupées en 2 jours plus tard il finit aux toilettes recraché. (2)

(1) Je laisse telle quelle l'orthographe ici plaisante de ce participe passé.
(2) Ce qui prouve que le consommateur était atteint de constipation. Comme quoi, c'est pas si bon que ça, les raviolis en boîte.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 30 décembre 2007

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16 décembre 2007

SUR LE BAC PRO EN TROIS ANS

SUR LE BAC PRO EN TROIS ANS

Réflexion pertinente d'une collègue sur le Bac Pro en trois ans :"On va devoir les garder un an de plus, car avec le BEP, au moins certains enquiquineurs dégageaient au bout de deux ans, tandis que là...".
Exact ! C'est vrai que ça risque d'être long, trois ans pour obtenir un diplôme qui, s'il nous débarrasse du trop généraliste BEP, risque aussi de le remplacer en pas mieux si on ne donne pas aux professeurs un droit de regard sur le recrutement.
Il y a bien la solution du BEP en un an : une fois le programme dégraissé des modules, des projets pluridisciplinaires à caractère pompant, de l'ECJS, des heures de vie de classe et autres trucmucheries à conserver artificiellement des postes, et avec un nécessaire rééquilibrage en faveur de l'enseignement professionnel, cela devrait pouvoir se faire ! Mais c'est trop simple pour être retenu par nos têtes pensantes de la pédagogie, la vraie, celle des rapports officiels et des bouquins à Meirieu (Philippe).
Du coup, on en prendra pour trois ans du guignol qui devrait être ailleurs !
A moins que l'on ouvre des sections de CAP dignes de ce nom. Mais ça, ça m'étonnerait vu que les Lycées Professionnels se sont chargés d'une partie de la misère sociale en accueillant dans pas mal de sections CAP des mômes dont la capacité d'abstraction est aussi limitée que les capacités de franchise de certains cadres de la BNP.
Alors quoi qu'on va faire ?
Bof, bricoler dans l'inexorable en attendant de se faire manger par l'Asie du Sud-Est...

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 15 décembre 2007

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15 décembre 2007

JE VOUS L'AVAIS BIEN DIT QUE J'ETAIS MECHANT

JE VOUS L'AVAIS BIEN DIT QUE J'ETAIS MECHANT

Il s'appelait François je crois. C'était un documentaliste. Soi-disant. C'est-à-dire que dans son cas, et comme il le disait lui-même, il touchait de l'argent de poche du ministère de l'éducation nationale pour faire des heures de service dans un CDI (Centre de Documentation et d'Information ; tu parles, Charles!). Argent de poche because le gusse était marié à une femme médecin. Du coup, il s'en faisait pas, le François... Moi, j'étais tout merdeux, très envieux, très teigneux (je le suis toujours, à jamais pour sûr, né vilain) et je l'aimais pas, le François. Du reste, je n'aime pas grand monde.
Il était de gauche, plus ou moins (comme la plupart des fonctionnaires). Il me faisait la morale, l'enfoiré, car vu que je commençais dans la carrière d'enseignant, j'étais loin d'être au point, et en plus, connard de fils de pauvre que j'étais, je m'en sortais pas, trop habitué à être docile. Heureusement, le principal de ce collège de Wattignies oùsque j'ai commencé à bosser était un brave type. Il avait pour prénom Eugène - me semble-t-il - et tout le monde (c'est-à-dire les bonnes âmes titulaires) se foutait d'sa gueule vu qu'il était trop gentil. Moi, je l'aimais bien, Eugène, et si les titulaires avaient besoin d'autorité, z'avaient qu'à aller dans des clubs sado-maso (y en a plein la Belgique) ou demander à être inspecté tous les mois (paraît qu'il y a des inspecteurs qui aiment bien ça, être désagréable avec les petits profs, ça doit les faire bander, ces impuissants à diplômes).
Quant à François, tranquillou, il touchait sa paye à rien branler pendant que je me désespérais. Je le détestais tout entier : son côté désinvolte  genre artiste, les "interventions" en analyse cinématographique qu'il faisait à Lille III (autre Collège propice à l'enfoirade générale), le récit de ses frasques, ses mesquineries de titulaire et son sourire condescendant quand il me parlait.
J'ai su, avec ce genre de gars, que j'avais raison d'être de droite. Je suis né pauvre et docile ; pauvre et docile, je resterai ! Mais craignez mes paroles, mes bons apôtres, car votre foutue démocratisation de l'enseignement supérieur m'a appris à parler, bande de cons ! Vous m'avez donné le bâton pour vous faire battre et je compte bien m'en servir !

"On n'a pas que d'l'amour" qu'ils chantaient les Rita Mitsouko ! Effectivement. Et je sens bien que je vais le regretter longtemps, Fred Chichin.

Quant à la BNP, je lui réserve un chien de ma chienne, qu'elle est pas prête d'oublier ! Escrocs ! Menteurs ! Usuriers que vous êtes ! Cachez-vous ! Déficitaires des subprimes ! Ou rendez-moi mon argent !

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 14 décembre 2007

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03 décembre 2007

"ET ILS FONT QUOI CEUX QUI N'ONT PAS LEUR BAC PRO ?"

"ET ILS FONT QUOI CEUX QUI N'ONT PAS LEUR BAC PRO?"

Suite à mes différentes prises de position en faveur de la mise en place du Bac Professionnel en 3 ans, et donc à l'abandon du système des BEP, un contradicteur, qui par ailleurs se permet de me tutoyer (aurions-nous, cher Monsieur, joué les Gorets Volants ensemble du temps où il y avait un Mur à Berlin?), un contradicteur donc  me pose cette intéressante question : "Et ils font quoi ceux qui n'ont pas leur Bac Pro?"

Ce qui m'amène à mon tour à lui demander : Au nom de quelle transcendance, de quelle providence, faudrait-il que tous ceux qui entrent à l'école obtiennent un diplôme ?
Est-ce qu'ils obtiennent tous leur Bac Général, les élèves des Lycées Généraux?
Est-ce qu'ils sortent tous de l'Université avec un diplôme, les étudiants des Universités?
Alors quoi? Pour ma part, s'il suffisait de s'inscrire quelque part pour obtenir un diplôme, je m'inscrirais à l'Ecole des Rentiers, c'est moi qui vous l'dit!

Cependant, je vois bien où mon contradicteur veut en venir : "S'il n'y a plus de BEP, s'il n'y a plus que le Bac Pro, alors il est clair que certains élèves sortiront du système scolaire sans autre diplôme que le Brevet des Collèges (et encore, tous ne l'ont pas)."
Ce à quoi je fais remarquer que la plupart des BEP industriels ne sont, à ce jour, toujours pas reconnus par le monde de l'industrie qui leur préfère soit un Bac Professionnel (justement) ou une formation par apprentissage.
Cet échec des BEP a beaucoup nui à la fréquentation des Lycées Professionnels qui, mon interlocuteur le sait-il (?), ne cesse de baisser, bon nombre d'élèves votant avec leurs pieds en allant s'inscrire dans des CFA (Centres de Formation des Apprentis) ou même en abandonnant leurs études, tout simplement et avant même de passer le moindre examen.
Il sera certainement donc plus profitable à un élève d'avoir un niveau Bac Pro (ce sera à lui, s'il n'a pas l'examen, de faire ses preuves) qu'un BEP qui ne garantit en rien le réel savoir-faire des élèves (trop de reçus, trop de notes remontées en commission d'harmonisation, trop de surnotage en CCF, les fameux Contrôles en Cours de Formation notés par les professeurs des sections concernées eux-mêmes!).
Bien sûr, c'est parce que, manque de candidats et nécessité de maintenir des postes obligent, l'entrée en Bac Pro est devenue dans bien des cas quasi automatique (1) qu'actuellement certains Bacs Professionnels sont à leur tour remis en question par le marché de l'emploi ! Nous le savons tous et regrettons que l'orientation en classe de Seconde Générale soit trop souvent la règle, les sections professionnelles étant souvent choisies par défaut (quelquefois c'est tout simplement parce que le LP n'est pas trop loin du domicile familial que certains s'y inscrivent rapport à ce que, n'est-ce pas, pour les allocations familiales ou les impôts, il faut que le gamin i soye bien quelque part).
Il n'empêche : mon contradicteur juge-t-il si sérieux que, aujourd'hui, pour devenir agent spécialisé dans l'hygiène des locaux  (femme de ménage) il est apparemment nécessaire de passer un BEP (maniement du balai et autres accessoires niveau 1 et 2, fort utile si l'on veut apprendre à bien nettoyer chez soi et chez d'autres personnes aussi) puis un Bac Professionnel (2 ans d'initiation à l'utilisation des divers produits nécessaires à l'hygiène de tout type de locaux, des couloirs des institutions aux entrepôts, hôpitaux et autres locaux quelque peu spécifiques?) (2) Ne serait-il pas préférable de créer un bon CAP de femme de ménage (2 ans) parallèlement à un Bac Professionnel en trois ans qui formerait les agents spécialisés (et bien sûr qu'il en faut!)

Mon interlocuteur ajoute que chacun sait que ce Bac Pro en 3 ans n'est en fait qu'une manière de faire des économies. Peut-être bien. Et alors? Mon interlocuteur considérerait-il, par hasard, que les sommes jusqu'ici consacrées aux BEP ont été si utiles qu'elles n'ont pu empêcher ce taux de chômage à près de 20% qui concerne les jeunes gens entre 18 et 25 ans, qu'elles n'ont pu empêcher sur le marché du travail le décalage criant entre offre et demande (emplois non pourvus dans un tas de secteurs, c'est même pour cela, -le manque de main d'oeuvre-, que l'on relance l'immigration en France sous l'appellation "immigration choisie"), qu'elles n'ont pu empêcher la multiplication des emplois déqualifiés (renseignez-vous, dans les centres d'appel, des Bac + 2, Bac + 3 font un travail de chargé de clientèle et occupent des emplois pour lesquels un simple BEP Vente Action Marchande ou un Bac Pro Commerce devraient pourtant suffire) (3).

Notes :
(1) alors qu'il était prévu au départ, lors de la création des dits Bac Pro, que le conseil de classe pouvait refuser l'entrée du Bac Pro à un élève jugé peu fiable, même si celui-ci obtenait son BEP. Et encore, je puis vous assurer, car je l'ai vu de mes yeux, que, dans certains établissements, l'on trouve inscrits en première année de Bac Pro des élèves qui n'ont même pas reçu la formation BEP préalable au Bac Pro préparé, genre titulaire d'un BEP Secrétariat qui se retrouve en 1ère année de Bac Pro Commerce!
(2) Et je ne vous ai pas tout dit ! Une fois obtenu leur BEP, les filles (allez savoir pourquoi, ce sont souvent des filles que l'on retrouve en BEP Maintenance et Hygiène des Locaux) les filles donc sont pressenties pour s'inscrire en Bac Pro afin de s'y spécialiser. Bien ! Sauf que ces spécialisations les amène à postuler à des emplois dans l'industrie, laquelle industrie, pour ce genre de travail de désinfection, préfère embaucher des hommes!
(3) Je connais personnellement des employés parfaitement bilingues et d'un bon niveau d'études (certains ont même enseigné comme vacataires dans l'éducation nationale!) qui actuellement gagnent un peu plus que le SMIC en vendant par téléphone et 35 heures par semaine des voitures Tintin et des tasses à thé illustrées de charmants petits toutous ; d'autres ont fait de la comptabilité, d'autres de la filmologie (Bac + 3), et si c'est du riz, tu le saleras...

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 3 décembre 2007

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02 décembre 2007

ENFIN LE VOILA LE BAC PRO EN TROIS ANS !

ENFIN LE VOILA LE BAC PRO EN TROIS ANS !

J'ai appris récemment que le ministre de l'éducation, Xavier Darcos, souhaitait multiplier le nombre de sections Bac Pro (Baccalauréat Professionnel) en trois ans, lesquelles se substitueraient donc aux actuels BEP en deux ans suivis des deux classes de 1ère et de Terminale Bac Pro (quatre ans ! eh oui ! c'est long !)
Enfin ! dis-je en applaudissant de tous mes bras (ils sont beaucoup moins longs que ceux de la plupart des gens qui dissertent de pédagogie, mais ils sont plus teigneux car je vous l'ai déjà dit que j'étais méchant ; d'ailleurs, si vous ne me croyez pas, vous n'avez qu'à demander à ma mère !).
Enfin, ils vont passer à la trappe, les BEP et leurs cortèges d'heures tout justes bonnes à justifier le maintien des postes : Education Civique Juridique et Sociale (ou comment les vilains petits canards sont censés raisonner en citoyens responsables), Projets Pluridisciplinaires à Caractère Professionnel (Qui c'est qui va encore rester le mercredi après-midi au Lycée pour finir ce que les élèves n'ont même pas commencé ?), heures de vie de classe (Ah bon, il vous a dit ça, le prof de français ?) et toutes ces biduleries  généralistes, ces référentiels délirants et séquentiels qui, au fil du temps, des années, des ministres et des bouquins à Meirieu (Philippe), entamaient de plus en plus le volume horaire de l'enseignement professionnel proprement dit au profit des professeurs d'enseignement général dont certains commençaient d'ailleurs à se sentir pousser des ailes et à s'y croire un peu dans le genre "correcteur de destins" (poil aux seins) et "dispensateur de culture pour tous" (poil aux j'nousses).
Ceci dit, et puisqu'il y aura maintenant trois ans entre la classe de 3ème et la Terminale Professionnelle, que va-t-on faire de tous ces professeurs que les successifs gouvernements des années 90 ont cru bon d'embaucher par lots entiers ? (Cette politique qui fut surtout mise en oeuvre par la gauche ne lui a d'ailleurs guère servi, comme on le voit actuellement où, à vrai dire, eh bien la gauche, la gauche, mon vieux, elle semble ne même plus se rappeler ni de son nom ni d'où elle vient, la gauche).
Ah ! c'est qu'il y en aura des grincements de dents pour cause de mutation, de reclassement et autres tracasseries administratives (peut-être même des licenciements, si ça se trouve !).
C'est le moment, Monsieur le Ministre, de sortir le porte-monnaie, pour les étrennes, pardi ! Et si c'est pas assez, on vous le fera savoir !
Et puis, que va-t-on faire de tous ces étudiants qui, pour l'heure, manifestent contre l'autonomie de leurs chères universités et qui s'y voient déjà peut-être à "corriger les destins" et promouvoir la sacro-sainte culture pour tous et par tous ? Ils vont en faire une bobine quand ils se rendront compte de la baisse du nombre de postes ouverts aux concours ! (1)
Sûr qu'ils vont aller voir dans le privé si par hasard, les patrons, ils embaucheraient pas. C'est à ce moment-là qu'ils changeront peut-être d'avis sur l'autonomie des facs, les grévistes du savoir.
Bon, en espérant que l'on ne refera pas avec le Bac Pro nouvelle mouture les mêmes erreurs qu'avec le bien trop généraliste BEP, c'est donc une bonne nouvelle pour l'enseignement professionnel que ce Bac Pro-là.
Ceci dit, j'espère que l'on maintiendra aussi les CAP avec toutes leurs spécificités (en particulier les CAP coiffure-esthétique, fleuriste et autres spécialités fort utiles à l'agrément de la société, CAP dits de services où, fort heureusement, les professionnels tiennent encore la barre) car de drôles de choses me sont arrivées aux oreilles. Pour l'instant je n'en dirai rien, faute d'informations assez précises.

Note:
(1) A cet égard, c'est-y-vrai, comme me l'a affirmé un collègue, qu'il y a actuellement dans les universités françaises plus d'étudiants inscrits en psychologie qu'il y a de psychologues dans toute la Communauté Européenne ? Si cela est vrai, eh bien, nous pouvons-nous poser la question de la finalité réelle de tant d'inscriptions (ce serait-y pas pour justifier des crédits dans l'enseignement supérieur, par hasard ?) et nous ajouterons, car nous ne sommes pas très bienveillants, qu'il nous semble avoir ouï souvent à la radio, à la télé, et partout où on donne des infos que les Français étaient champions d'Europe en matière de consommation de tranquillisants et autres pilules à ébahir. Je réïtère donc ma question : sont-ils bien utiles, tous ces aspirants-psychologues ?

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 2 décembre 2007

Posté par patricehouzeau à 03:08 - CONTRE LES PEDAGOGISTES - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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