15 juin 2014

CAR MOI JE NE SUIS PAS

CAR MOI JE NE SUIS PAS 1."Je me souviens qu'un jour, elle avait monté un conte fantastique concernant les Indes."(Agatha Christie, "La Fête du potiron") 2."Je me souviens" que je me souviens, mais de qui ? 3.Même "qu'un jour, elle avait monté" ses grands chevaux, lesquels avaient fait déborder la goutte d'eau du pot-aux-roses! Elle avait exagéré. 4."un conte fantastique": pas moi, en tout cas. 5.Un jour j'écrirai mes mémoires. Cela s'intitulera: "Je ne suis pas une légende", et personne ne les lira. 6."concernant les Indes", à... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 01:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,

13 juillet 2013

CHUINTE-CONSCIENCE

CHUINTE-CONSCIENCE 1.L'araignée se divise en huit pattes pour mieux régner sur sa toile. 2."Cette angoisse comme un élastique qui se retend et vous saute soudain à la gorge"(Antonin Artaud, L'Art et la Mort, in "L'Ombilic des Limbes", Poésie/Gallimard, p.133) Cette boule noire qui rebondit d'partoutAngoisse gueule de chienne qui lâche plusComme un chwark Un chuinte-conscience unElastique qui se retend dans l'espaceQui se retend dans le cercle dans l'espaceSe retend dans le centre dans le cercle dans l'espaceRetend tant tant tant,... [Lire la suite]
13 juillet 2013

TANDIS QUE JE BARAGOUINE

TANDIS QUE JE BARAGOUINE 1."Nous ne sommes pas habitués à des assassinats dans ces murs !"(Agatha Christie traduit par Juliette Pary, Le Secret de Chimneys) Nous non nousNe pratiquons pas l'homicideSommes pas des adeptes du bouillon d'onze heuresHabitués non vaiment pasA enterrer dans le parc aux arbres centenairesDes gens qu'on aurait occis lesAssassinats c'est pas notre styleDans ces murs des assassinats nonCes murs n'ont pas de morts sur la conscience cesMurs peuvent dormir sur toutes leurs oreilles. 2."puis j'ai compris que ma... [Lire la suite]
09 juillet 2013

JONGLER D'LA LUNE

JONGLER D'LA LUNE 1."Je sens vibrer en moi toutes les passions"(Baudelaire, La Musique) Je sens chais pas quoi tout l'temps vivre qu'c'est je Sens bien que c'est étrange un peu tout de même vivre Vibrer des cordes à de drôles d'instruments que j'sensEn quoi qu'ils sont faits tous ces instruments que j'sensEn mes oreilles sifflépercutent sifflépercutent En moi ils sillonnent & fuséfizzent & tchouchouckent Toutes les vaches en moi les regardent passerLes vaches floues et leursPassions aussi passions que mes organes. 2."En... [Lire la suite]
05 juillet 2013

GONG ! GONG !

GONG ! GONG ! 1."Et, la nuit, il fallait entendre les coups de pattes des chameaux quand ils essayaient de franchir les écluses, gong ! gong ! sur le métal et les madriers !"(Henri Michaux, Intervention) Et la nuit, de ses noyaux fleurissent des fantasmesIl fallait toujours que j'écoute me fallaitEntendre les coups de pattes des bêtesDes chameaux car comme le narrateur à MichauxChameaux je lâchais parfois dans le décorQuand ils essayaient les chameauxDe franchir s'obstinant aux obstaclesLes écluses par exemple Gong ! que ça... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 21:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
05 juillet 2013

FANFARE D'LA VOIX ETRANGE

FANFARE D'LA VOIX ETRANGEPour piano vif, tambour persistant, et violon dodo. 1."Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx,L'Angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore,Maint rêve vespéral brûlé par le PhénixQue ne recueille pas de cinéraire amphore."(Mallarmé, Sonnet en yx) Ses purs ongles très longs - c'est une griffueSes purs ongles très longs - aux lèvres rouge sangSes purs ongles très longs - et à l'oeil noirDédiant très haut - c'est une sorcière à un rituelTrés haut qu'elle lève ses longs bras et d'ses onglesLeur onyx nix nix... [Lire la suite]

04 juillet 2013

ET DU LOUP Y EN A PLUS

ET DU LOUP Y EN A PLUS "Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dresséesPar leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,Sa retraite coupée et tous ses chemins pris.Alors, il a saisi, dans sa gueule brûlante,Du chien le plus hardi la gorge pantelanteEt n'a pas desserré ses mâchoires de fer"(Alfred de Vigny, La mort du Loup) Le Loup comme d'hab' se pointe au bar de la plageVient et s'assied et commande un croque-monsieurLes deux jambes croisées et l'allure nobleDressées ses oreilles... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 07:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
04 juillet 2013

JE N'IRAI PAS A SANTIAGO

JE N'IRAI PAS A SANTIAGO 1."Assassiné par le ciel,entre les formes qui vont vers le serpentet les formes qui cherchent le cristal,je laisserai pousser mes cheveux."(Federico Garcia Lorca, traduit par Pierre Darmangeat, Retour de promenade in "Poète à New-York") Assassiné après tout ça pourrait arriverAssassiné par un perdu de passage ouAssassiné par une égarée si ça se trouve ouPar le ciel assassiné genre foudroyéEntre les formes des arbresQui vont vers - déjà je les entends sifflerQui vont vers le serpent, ondulent comme duSerpent... [Lire la suite]
03 juillet 2013

RIEN DE CE QUI EST HUMAIN ETC ETC

RIEN DE CE QUI EST HUMAIN ETC ETCCitations et bribes de Baudelaire, sur lesquelles je sessionne complaisamment. 1."Leurs yeux, d'où" Leurs yeux, leurs grandsYeux, des corps y défilentD'où tombent parfois des têtes tranchées. Note : Drôle de chose que les yeux. Ils divisent le réel en autant de regards. Ils prouvent qu'il y a des autres, qu'ils sont là les autres, les corps des autres, les corps qui défilent et puis qui tombent, et alors les yeux, les yeux qui s'ouvrent dans la terre, gobent leurs têtes coupées, à ces corps qui... [Lire la suite]
03 juillet 2013

DU RENARD ET DE SES RAISINS

DU RENARD ET ET DE SES RAISINS "Certain renard gascon, d'autres disent normand,Mourant presque de faim, vit au haut d'une treille        Des raisins mûrs apparemment        Et couverts d'une peau vermeille.Le galant en eût fait volontiers son repas ;        Mais, comme il n'y pouvait atteindre :"Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour les goujats."         Fit-il pas mieux que de se plaindre... [Lire la suite]