21 février 2017

QUAND JE ME LEVE J'AI FAIM CACHEZ VOS BOEUFS DIT L'OGRE

QUAND JE ME LEVE J'AI FAIM CACHEZ VOS BOEUFS DIT L'OGRE   1. QUAND JE ME LEVE J'AI FAIM   « quand le matin aurait secoué ses bouquets de givre sur mes vitres gelées » (Aloysius Bertrand, « Ma chaumière »)   Quand je me lève j'ai faim car Le matin j'ai faim chaque Matin j'ai faim que le matin il Aurait beau dire (mais le matin c'est rare qu'il cause) mais quand j'ai Secoué le colosse faut qu'je mange un truc avec un os dedans ah il a Ses crocs l'ogre de mon stomac qu'il croquerait bien ... [Lire la suite]

05 février 2017

LA CHASSE AU CANARD SUIVI DE TROIS TRUCHELLES

LA CHASSE AU CANARD SUIVI DE TROIS TRUCHELLESLe mot « truchelles » est un mot fort utile que je viens d'inventer pour l'occasion. Il se met toujours au pluriel, sauf quand il se met au singulier, et c'est alors qu'il change de genre : un trucheau (masc. sing.), des truchelles (fém. pl.).1.LA CHASSE AU CANARDLa chasse au canard c'est chouette mais quand laNuit est vraiment toute noire on ne peut pas chasser le canardEt ça m'ennuie vraiment de ne pas pouvoir chasser le canardCe qu'il y a alors c'est que ma tête est pleine... [Lire la suite]
20 mars 2016

OÙ QU'ON RÊVAIT PAS QU'ON ÉTAIT

OÙ QU'ON RÊVAIT PAS QU'ON ÉTAIT   1.« Fier toujours d'avoir eu, dans le temps, sa légende... » (Tristan Corbière, « Le poète contumace »)   Fier non chu pas fier c'est bien pour ça qu'on m'appelle crapaud quoique… quoique… quoique...   Toujours est-il que quoi ? Qu'il est l'heure ? Et alors ? Ah oui... faut vivre, se régler sur le temps, l'horloge, les autres, les fantômes.   D'avoir raison tu parles comme ça m'intéresse... pas Eu la finesse d'avoir les diplômes pour...... [Lire la suite]
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06 février 2016

LUI LÀ MOI

LUI LÀ MOI 1.« Dès que je rentrais, il fallait que je la visse et que je la maniasse. »(Maupassant, « La Chevelure ») Dès que, j'suis plein de dèsQue de départs avortés de dès queJe sans faute et puis nada de dès que jeRentrais chez moi oui AlorsIl fallait mon âme l'invisible en moiFallait que je l'examinasse de conscienceQue j'en détaillasse les mensonges queJe lui questionnasse la péripétie que je dans tous les sensLa retournasse et c'te vivace feignasse grognasse luiVisse toutes les promesses non tenues Et il... [Lire la suite]
02 février 2016

J'ENTENDS QUOI DONC QU'J'ENTENDS

J'ENTENDS QUOI DONC QU'J'ENTENDS 1.« L'amour avidement croit tout ce qui le flatte. »(Racine, « Mithridate », III,4 v.1027 [Mithridate]) L'amour dans quel sujet j'm'embarqueAvidement qu'c'est l'amour qu'onCroit qu'c'est arrivé (des fois i paraît qu'si)Tout-ci tout-ça l'autre qu'on zieute bouche béeCe qu'on en est sot alors c'est àQui qu'est l'plus sot puisLe temps passe qui en général ne nousFlatte guère. 2.« Devant lui une espèce de grand type en imperméable longe la grille. »(Robe-Grillet, « Les... [Lire la suite]
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11 octobre 2015

ENTRE TANT DE TENDANT VERS

ENTRE TANT DE TENDANT VERS1.« Je choisissais un mot puis le reliais à un autre par la préposition à. »(Raymond Roussel cité par André Breton in « L'amour fou », folio n°723, p.116)Je, ce choix entre tant de tendant vers,choisissais puisqu'à chaque instant n'est-ce pas nousun chemin qui devient le seul lemot qui fait ma phrasepuis la phrase qui tresse ma parole puisle corpus de tout ce qu'on attend qu'on dise jereliais ainsi chaque jourà cet axe invisible qui faitun autre parmi les autres unautre parmi tant de... [Lire la suite]

10 octobre 2015

A VOUS HIBOUX J'AVOUE

A VOUS HIBOUX J'AVOUE 1.« mais c'était une tâche impossible, ses bras s'avérant trop courts. »(Exbrayat, « Et qu'ça saute »)Mais évidemment, ArmandC'était d'attraper le jambon ou la lune en papier ou la fille des airs Une j't'en ficheraieTâche dans la mare à Impossible qu'il pataugea lorsSes – i pouvait pas le gars – sesBras trop courts ses brasS'avérant de plus en plusTrop de plus en plus trop de plus en plus trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop tropCourts.2.Des fois qu'on attraperait le jambon, la... [Lire la suite]
02 août 2015

UN PROJET DE PERFORMANCE ARTISTIQUE ET AUTRES BELLES ET SOTTES CHOSES

UN PROJET DE PERFORMANCE ARTISTIQUE ET AUTRES BELLES ET SOTTES CHOSES1.Projet de performance artistique : dans une qu'elle était verte ma vallée, à vingt heures vingt précises, et cela vingt jours durant, rassembler vingt habitants d'une ville, ou d'un village, dont le nom commence par un « v » (ou n'importe quelle autre des vingt-cinq lettres restantes), et leur demander d'avaler chacun une portion de vache-qui-rit, (ce qui fera donc vingt portions de ladite vache). Pour donner une dimension politique à l’œuvre, les... [Lire la suite]
28 juillet 2015

COMME DU PASSÉ QUI NOUS CAUSE

COMME DU PASSÉ QUI NOUS CAUSE1.Belle expression d'Henri Guillemin à propos de « Une saison en enfer » : « une pierre tombée de l'inconnu ».2.« Neptune, par le fleuve aux dieux même terrible,M'a donné sa parole, et va l'exécuter. »(Racine, « Phèdre », IV, 3 [Thésée])3.Le Fleuve noir. Y passent tous les bateaux de l'horloge. Des ombres en sortent qui montent sur les rives, pour nous rattraper.4.Neptune par le grand tric-trac du tempsPar l'horloge par la bouche de la GorgoneLe voilà vomi... [Lire la suite]
28 juillet 2015

TOUT OU PEUT-ÊTRE RIEN SI PEU

TOUT OU PEUT-ÊTRE RIEN SI PEU   1. « Il y vient aussi nos ombres Que la nuit dissipera » (Apollinaire, « Clotilde »)   2. Il y vient lui, ou elle, ou l'éléphant qui Y ramène sa trompe Y Vient ou en repart ? Où ça ? Dans la jungle, Aussi bien qu'ç'est la ville, singes et visages.   3. Nos osses on les secoue du coup nos Ombres courent en tous sens.   4. Que les anges de nos paupières caracolent, puisque nous rêvons chevaux et parade.   5. La nuit, le mage du... [Lire la suite]