BLOG LITTERAIRE

Notes et commentaires de quelques pages célèbres (ou non!), coups de plume et fantaisies diverses...

09 avril 2008

CHATS

CHATS

« Des grands sphinx allongés au fond des solitudes »
(Baudelaire, Les Chats)

Des seigneurs sans partage de
Grands seigneurs griffus aussi
Sphinx que la plus sphinge des rêvées
Allongés dans des royaumes familiers
Au clair de la lune nous les dessinons au
Fond de leurs yeux quel est ce monde ?
Des nerfs des chimies improbables et ces
Solitudes de l’homme parmi les hommes.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 9 avril 2008

Posté par patricehouzeau à 13:17 - CONTREVERS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'EAU, LE VENT

L’EAU, LE VENT

« L’eau, le vent lissent la terre à leur guise. »
(André Doms, illuminée, in André Doms entre épopée et lyrisme de Georges Thinès et Pierre Romnée, L’Age d’Homme, p.134)

L’eau nous la longeons
Le vent et ses lointains le
Vent et ses châteaux effondrés
Lissent le peuple des pierres
La gorge des forêts la
Terre où nous cueillons nos légendes
A se souvenir que nous ne sommes
Leur ombre à ces dieux que, à notre
Guise et selon les circonstances, nous agitons.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 9 avril 2008

Posté par patricehouzeau à 13:10 - CONTREVERS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 mars 2008

CRU

CRU

« Il faisait cru : la pluie, la drache imbibait ciel et terre. » (Orlando de Rudder, Le Traité des traités, p.161)

Il quel est cet impersonnel du ciel ?
Faisait cru dit le texte c’est que le
Cru est coutume du pays c’est le vent
La secoueuse d’arbres qui mène ici la
Pluie qui souvent suit le voyageur et
La pluie on veut la fuir c’te bringue
Drache qui crache comme qui chique et
Imbibait dit le texte tout ce qui est
Ciel cette longue bande dessus le sol
Et tout ce qui se presse passe sur la
Terre et zieute ce qui tombe du ciel.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 15 mars 2008

Posté par patricehouzeau à 14:16 - CONTREVERS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 mars 2008

AUSSI SIMPLE

AUSSI SIMPLE

« C’est aussi simple qu’une phrase musicale. »

(Arthur Rimbaud, Guerre)

C’est que du jazz je sais mais
Aussi c’est que j’aime ça truc
Simple comme trois accords sûr
Qu’improviser c'est en choisir

Une de phrase la développer sa
Phrase l'amplifier sur sa scie
Musicale et alors ça gêne qui?

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 2 mars 2008

Posté par patricehouzeau à 12:05 - CONTREVERS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

LE TRAVAIL DE L'HISTORIEN

LE TRAVAIL DE L’HISTORIEN

« Souvenons-nous : il fait blanc. Ciel et terre ? tout pareil ! » (Orlando de Rudder, Le Traité des traités)

Souvenons-nous les choses ne sont jamais c’est que
Nous ne les voyons jamais comme elles sont en fait
Il est donc que l’Histoire est une fiction vrai on
Fait beaucoup de comédies des théâtres que dans ce
Blanc sans cesse cette neige on échafaude quand le
Ciel passe notre promesse et continue de tournoyer
Et le vent arrache les visages comme des masques à
Terre qu’on retrouve qu’on ne reconnaît pas donc à
Tout prendre on essaie d’y mettre du sens au grand
Pareil des horreurs dans l’ordre la nuit la mettre

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 2 mars 2008

Posté par patricehouzeau à 07:24 - CONTREVERS - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 mars 2008

QUELQUE CHOSE Là

QUELQUE CHOSE Là

“Something of glass about her, of dead water,
Chills and holds us”
(Louis MacNeice, Circe)

Ce quelque chose du miroir en elle, de l’eau morte,
Nous glace et nous tient
(Traduction : Clotilde Castagné-Véziès)

Ce quelque chose c’est-y ça qui nous panique
Quelque face de méduse invisible une hantise
Chose que nous agitons quand nous la remuons
Du fond de notre gorge la murène qui dans le
Miroir cette murène de la langue soudain qui
En nous jaillit surgit se révèle cette fable
Elle nous légende elle féroce ses dents elle
De cette face que l’on ne voit pas celle que
L’eau arrêtée des jeux de miroirs nous lance
Morte à la tête quatre vérités à nous autres
Nous pauvres mortels ô gigoteuse humanité de
Glace le ciel de glace qu’il est dieu pareil
Et les anges gelés que sont les anges glacés
Nous nos cœurs tendres glacés ça c’est qu’ça
Tient à l’âme ce c’est-y ça quelque chose là

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 1er mars 2008

Posté par patricehouzeau à 23:53 - CONTREVERS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 février 2008

ALTERNATIVE

ALTERNATIVE

« Ou bien nous demeurons encore trop vivants pour être morts, ou bien nous sommes trop morts pour être encore en vie. » (Michel de Ghelderode, La  Balade du Grand Macabre, folio théâtre p.145)

Ou car c’est ce ou qui nous définit donc ou
Bien mot qui souligne l’usuelle alternative
Nous fûmes ou bien nous sommes bref ou nous
Demeurons dans le monde des phénomènes nous
Encore trop vifs dans l’énigme lumineuse où
Trop d’objets nous rappellent nos façons de
Vivants l’habitude que nous avions de crier
Pour que l’on nous écoute faire souffrir et
Etre sourd et aveugle aux chagrins du monde
Morts crois-tu morts avec tout notre esprit
Ou alors l’os déjà l’os il parle en nous et
Bien que nous soyons tout agités de partout
Nous ne remuons que des langues mortes nous
Sommes ce que nous ne sommes que sable nous
Trop fascinés par notre être dans le miroir
Morts hypnotisés par la jeunesse sable nous
Pour exister nous sommes capables de tout à
Etre nos propres hantises agiter les arbres
Encore prendre la parole en public spectres
En transit accrochés aux branches la grande
Vie de tout souffle sur nous nous disperse.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 26 février 2008

Posté par patricehouzeau à 01:17 - CONTREVERS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 février 2008

RÊVEUR

RÊVEUR

Rêveur que je suis rien d’autre
Invétéré de l’armée de moi-même
Cœur qui n’en fait qu’à sa tête
De mes rêves j’en ai les éclats
Verre qui me passe sur le cœur.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 24 février 2008

Posté par patricehouzeau à 20:22 - CONTREVERS - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 février 2008

TEMPS III

TEMPS III

« Tu es retourné à la pêche aux murailles, à la canicule sans été. » (René Char, J’habite une douleur)

Tu tu te dis tu à toi-même ça se fait en poésie tu
Es toujours assez désappointé que distrait à peine
Retourné le temps en a profité pour fuguer même si
A l’œil tu la tenais l’horloge il a pris la clé et
La poudre d’escampette t’a laissé et est allé à la
Pêche aux morts aux filles au trésor aux autrefois
Aux féeries toi tu restes il y a tant à faire tant
Murailles à garder + épées à dérouiller + philtres
A filtrer tu es bien mauvais enchanteur tu ne sais
La bride lui tenir au cheval fou du temps qui file
Canicule même la canicule cette fée folle se moque
Sans cesse de tes enchantements qui avant même cet
Eté se sont estompés comme de la buée d’une vitre.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 23 février 2008

Posté par patricehouzeau à 04:24 - CONTREVERS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

C'EST DES BEAUX YEUX

C’EST DES BEAUX YEUX

« C’est des beaux yeux derrière des voiles » (Verlaine, Art poétique)

C’est ce regard voilé auquel je pense
Des yeux qui restent si loin de moi ô 
Beaux yeux loups dans la neige ô yeux
Yeux du temps mort figés sur papier ô
Derrière vos minuscules soleils noirs
Des miroirs se sont brisés la mer ces
Voiles vers vous la mer les a avalées

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 23 février 2008

Posté par patricehouzeau à 03:35 - CONTREVERS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Page précédente  1  2  3  4  5  6   Page suivante »