28 juillet 2015

COMME DU PASSÉ QUI NOUS CAUSE

COMME DU PASSÉ QUI NOUS CAUSE1.Belle expression d'Henri Guillemin à propos de « Une saison en enfer » : « une pierre tombée de l'inconnu ».2.« Neptune, par le fleuve aux dieux même terrible,M'a donné sa parole, et va l'exécuter. »(Racine, « Phèdre », IV, 3 [Thésée])3.Le Fleuve noir. Y passent tous les bateaux de l'horloge. Des ombres en sortent qui montent sur les rives, pour nous rattraper.4.Neptune par le grand tric-trac du tempsPar l'horloge par la bouche de la GorgoneLe voilà vomi... [Lire la suite]

28 juillet 2015

TOUT OU PEUT-ÊTRE RIEN SI PEU

TOUT OU PEUT-ÊTRE RIEN SI PEU   1. « Il y vient aussi nos ombres Que la nuit dissipera » (Apollinaire, « Clotilde »)   2. Il y vient lui, ou elle, ou l'éléphant qui Y ramène sa trompe Y Vient ou en repart ? Où ça ? Dans la jungle, Aussi bien qu'ç'est la ville, singes et visages.   3. Nos osses on les secoue du coup nos Ombres courent en tous sens.   4. Que les anges de nos paupières caracolent, puisque nous rêvons chevaux et parade.   5. La nuit, le mage du... [Lire la suite]
27 juillet 2015

QUE J'VOUS Y CAUSE C'EST DU FANTOMATIQUE

QUE J'VOUS Y CAUSE C'EST DU FANTOMATIQUE1.« Il n'y a dans l'opération créatrice qu'un problème qui n'est ni de fond, ni de forme, ni de l'accord entre fond et forme, mais de langage. »(Thierry Maulnier, « Introduction à la poésie française », idées/gallimard n°463, p.13)2.Petit à petit, la jeune fille commence à ouvrir son cœur, et je me demande quel lapin ensanglanté va en sortir.3.« Je vous entends ici mieux que vous ne pensez »(Racine, « Mithridate », II, 4 [Mithridate])- Tant qu'vous y êtes,... [Lire la suite]
17 juillet 2015

EN REALITE QU'ON DIT

EN REALITE QU'ON DIT1.« En réalité, traînent là des souliers de gnomes à bouts retroussés, des échelles qui conduisent à la lune, des mantes de lutins, des masques vivants, tout ce que l'on veut. »(Félix Leclerc, « Théâtre »)2.S'il existe « des échelles qui conduisent à la lune », est-ce que pour elles aussi, passer dessous, ça porte malheur ? C'est vrai qu'un marteau qui tombe de la lune, ça doit vous enfoncer tout entier dans le sol, non ?3.Le problème des « masques vivants », c'est... [Lire la suite]
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16 juillet 2015

DE L'AUTRE CÔTÉ DE LA MAISON

DE L'AUTRE CÔTÉ DE LA MAISON   1. « Et dont, toutes les fois que je l'entends parler, La douceur me chatouille et là-dedans remue Certain je ne sais quoi dont je suis toute émue. » (Molière, « L'Ecole des femmes », II, 5, v.562-64 [Agnès])   2. Et voilà que ça m'a remonté le goulot à songes dit Zut ce Dont je vous parle la grande maison partagée   3. Toutes ces pièces tant et tant qu'on disait dit Zut Les richesses là-dedans et l'invisible propriétaire   4. ... [Lire la suite]
15 juillet 2015

JE SUIS LE VENT CHANSON DECHIREE ET VENTEUSE CABOCHE

JE SUIS LE VENT CHANSON DECHIREE ET VENTEUSE CABOCHE   1. « Les gens racontent le matin, comme leur étant arrivées, des histoires qu'ils ont pensées le soir en s'endormant... » (Simenon, « Le Fou de Bergerac »)   2. Les gens dit-il de l'autre côté les Gens i causent plus ma langue   3. i Racontent un drôle de sabir le mien aussi jadis Le récit de leurs entonnoirs Je suis le vent   4. Un Matin je me lève pis chuis pus Comme qui dirait qu'un squelette déambule   5. ... [Lire la suite]

15 juillet 2015

SON AIR DE JAZZ

SON AIR DE JAZZ   1. « Les anges chantaient son air de jazz » (Félix Leclerc, « MacPherson »)   2. Les ailés les fusants les jouent-les- Anges on les voit pas on les dit   3. Chantaient les anges en chœur Son âme s'envolait petit zoziau avec un Air de jazz pour accompagnement   4. un air De vieille chanson d'autrefois mais avec du Jazz dans le fantôme là-bas sur la route.   5. « (I use the word « just » against the background of the immensity of... [Lire la suite]
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01 juillet 2015

AUJOURD'HUI ZUT LIT UN SONNET DE JULES LAFORGUE

AUJOURD'HUI ZUT LIT UN SONNET DE JULES LAFORGUE   1. Zut mélancolise que tout l'ennuie, dans l'aujourd'hui d'alors et le présent de la page.   2. Zut s'enquiquine ferme, à en baver du néant, oui, mais tout de même, elle a un rideau.   3. Zut zieute le ciel aussi rayé qu'un vieux disque d'été, rayé de gris et de pluie, un vrai zèbre triste.   4. Zut se dit que la brume, c'est rien qu'une ramoneuse qui revient du boulot.   5. Zut se dit que les flaques, si elles avaient des yeux, elles verraient... [Lire la suite]
13 juin 2015

CROIT-ON QUOI ?

CROIT-ON QUOI ? 1.« Croit-on que dans ses flancs un monstre m'ait porté ? » (Racine, « Phèdre », II,2, v.520 [Hippolyte])   Croit-on quoi croit-on que j'soye qu'un vieux croûton ? On ne dit jamais Que ce que notre langue veut bien dire Est-ce Dans la pluie qu'ils naissent les fantômes ? Dans Ses plis qui dansent entre les mains du vent ? Dans ses Flancs de gouttière et de trottoir vide ? Là-bas Un corps passe avec une cervelle dedans Quel est ce Monstre ah ce n'est que... [Lire la suite]
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10 mai 2015

TROIS CONTREVERS DONT UN SUR UN SONGE DE SAUCE

L'ECRITURE C'EST-Y BÊTE   L'écriture c'est-y bête d'y perdre tant d'temps Bête puéril pourtant je ne suce plus mon pouce depuis A trop faire l'ange oui quoi ses ailes y a plus nulle Plume dessus Plume Plume Plume font les jolies Qui font les chœurs elles sont jolies comme des Vous ai-je dit que j'aime regarder des films quand je Grignote ma cervelle et puis La vie passe la vie passe la Vie passe à travers ma carcasse.   CONCENTRATION VERTICALE   « Concentration verticale : elle réunit des... [Lire la suite]