22 septembre 2013

J'AI BIEN ENVIE DE

J'AI BIEN ENVIE DE 1."Ville monstrueuse, nuit sans fin !"(Rimbaud, Enfance, V) Ville des tentacules s'y déploieraientMonstrueuse avec des yeux monstresNuit d'encre avec des taches de clair dedansSans jambes qui flottent et palpitent laFin des rues on s'y noue, s'y étrangle. Note : La crise économique fait se côtoyer une misère de plus en plus palpable et les prospérités restantes. Dans les établissements, quelque chose de malsain se prépare. Assez doucement encore, la France glisse vers la surveillance généralisée que légitimeront... [Lire la suite]

21 septembre 2013

DESCENDI IN HORTUM MEUM

DESCENDI IN HORTUM MEUM 1."Un monsieur en linge arrangeait sa manche"(Tristan Corbière, Duel aux camélias) Un quidam donc fut décapité unMonsieur, on lui coupa la têteEn un éclair de fer ce fut fait son Linge habille maintenant un cadavre sans têteArrangeait-il bien ses affaires je sais pasSa femme qui est-elle je sais pas laManche passe entre deux. 2."As-tu vu s'étirer l'oeil des Lazzaroni ?"(Tristan Corbière, Litanie du sommeil) As-tu vu asTu dans l'oeil l'as-tu as-tuVu l'as-tu vu leur oeilS'étirer se répandre se gondoler L'oeil... [Lire la suite]
28 août 2013

LA TASSE CASSEE

LA TASSE CASSEE La fille auxTaches de rousseur aux longs liSses cheveux sonCafé elle le boira pas, car paSsée outre la table, la tasse, cassée qu'elle est. Le visage seMire minaude dans le nOir du coup devant les déBris il ne voit pas qu'il s'est brisé. La pluie se jette dans le jeu elleFourre ses doigts déliés dans l'encaDrement elle fait craquer le tableau De tout son horizon Son paysage laisse passer des êtRes dont les re Gards inquiètent. Le minois de la mignonne il s'estVidé et la chair deSa carcasse est tombée la neiGe est... [Lire la suite]
17 août 2013

DU TEKMERION

DU TEKMERION "Le tekmérion est l'indice sûr, le signe nécessaire ou encore "le signe indestructible", celui qui est ce qu'il est et qui ne peut pas être autrement."(Roland Barthes, L'aventure sémiologique, Seuil, 1985, p.134) Le truc c'est qu'il nous faut duTekmérion quiEst la providence du réel le sans failleL'indice le bon sang mais c'est bienSûr que je vous dise je zieuteLe masque et je saisis qu'il y a visageSigne le masque signeNécessaire A-t-on déjà vu un masqueOu un linceul se promener sans visage ni corpsEncore que le... [Lire la suite]
17 août 2013

J'ETAIS SEUL CAR IL ETAIT DEJA TARD

J'ETAIS SEUL CAR IL ETAIT DEJA TARD "J'étais seul car il était déjà tard"(Robert Van Gulik traduit par Dechanet, Guerbet, Simons, L'Enigme du clou chinois, 10/18 n°1723, incipit) J'étais et je suis bien content de pouvoir l'écrireSeul c'est-à-dire avec moi et je grognais tranquilleCar j'aime à grogner peinard sur le temps qui fileIl fait rien qu'à filer le temps dans la fondue des joursEtait déjà tard et des visages avaient Déjà glissé dans la trappe Etait déjàTard et je regardais voleter des poèmes chinois. Patrice... [Lire la suite]
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13 août 2013

SABLES J'Y ZIEUTE

SABLES J'Y ZIEUTEContrevers d'après quatre vers de Tristan Corbière "Sables de vieux os - Le flot râleDes glas : crevant bruit sur bruit...- Palud pâle, où la lune avaleDe gros vers, pour passer la nuit."(Tristan Corbière, Paysage mauvais) Sables j'y zieute des villes déjà De sables étouffées anacondées deVieux humains concassés poussiérésOs coum si foudre Os Le soleil l'a rongé LeFlot peut bien y aller de sa ralanceRâle, râle, puisque tout va à crevasseDes cadavérés marchent dans de vieux papiersGlas, glas, que du glas qu'i... [Lire la suite]

13 août 2013

D'UNE CHOUSE A L'OUTRE

D'UNE CHOUSE A L'OUTRESur deux phrases du poème L'Ether, d'Henri Michaux. D'oune belle l'outre, d'ouneChouse a mervelle l'outre, d'ouneA oune, de l'outre a L'outre, sous solel coum a foudre,L'homme i faille qu'i soye oun piou cassa.Lui faille ça, l'homme, sinon i arnonche ; iDoit être cassa pour casser, car lui,D'être cassa ça lui donne des bras.Cassa, ça arme sa cassandre, et  Tous, même sans clocher ni ciel,Qu'on mourut dieu, tous, qu'onA à veille oune flamme c'est l'âme,Oun fétiche comme en poème d'Henri Michaux, oun Christ... [Lire la suite]
08 août 2013

MELANGES A MADEMOISELLE M

MELANGES A MADEMOISELLE M 1.L'étonnante, et que je ne connais point Mademoiselle M, m'a récemment communiqué ces lignes que je vous livre, car j'en aime la rythmique allitérante. "son geôlier épris d'ivraie et d'orgeaime en songe et jamais ne dit vraimensonger le souffle sur sa gorgequi longe l'ivresse de ses plaies et ronge l'ivraie, lange une roncece lâche l'ensonge, l'a dénudévibrer de bonheur pour une oncede mensonge, c'est toujours vibrer" (Mademoiselle M) Note : Certes, cette poésie fait sens. On peut y deviner un constat... [Lire la suite]
05 août 2013

J'AIME A SPLEENER MUSICAL

J'AIME A SPLEENER MUSICALContrevers inégaux 1.Il y a dans une rue que je connais pas ilY a dans une ville où je ne m'arrête pas il yA dans un temps qui n'est pas le mien il y aUne fille dont je ne connais pas le nom uneFille qui passe dans une flaque de lumièreQue le temps efface et puis qui revientJe n'étais pas dans cette flaque JeNe vois cette flaque que parce que j'y pense je neConnais pas cette ville je ne connaisPas ce pays je ne connais pas cette langueEt le temps emporte ses morceaux de réelUn fleuve passe un autre le... [Lire la suite]
22 juillet 2013

JE VEUX JOUER DU POEME COMME ON JOUE DU JAZZ

JE VEUX JOUER DU POEME COMME ON JOUE DU JAZZEn écoutant Sweet Dreams par Terez Montcalm, Close Your Eyes par Anne Ducros, I Walk The Line par Norah Jones & Joel Harrison, Dear Prudence par Tok Tok Tok (si si) et le très beau My Favorite Things de Youn Sun Nah. 1."Quel oeil ne serait pas trompé comme le mien ?"(Racine, Phèdre, IV, 2, vers 1036 [Thésée]) Quel éberluant que le réel qu'on est toutOeil abusé des fois de c'qu'on nous montre   Ne pas se fier à tout ce qu'on nous téloche s'y fier ceSerait se fier au sourire du... [Lire la suite]