27 mars 2015

CES DIEUX QUI NOUS HABITENT

CES DIEUX QUI NOUS HABITENTEn lisant « Malpertuis » de Jean Ray, édition de poche J'ai Lu n°1677.« Mais dans le rêve il faut admettre les choses les plus étonnantes, n'est-il pas vrai ? »(Jean Ray, « Malpertuis », p.150 [Piekenbot au Père Euchère])1.Ce qu'il faut se dire : ce que nous supportons, nos pommes, peut sembler à d'autres impossible cependant que nous ne supporterions pas ce que tant de gens supportent tous les jours.2.Rien n'est jamais ce qu'il était ; c'est même à ça qu'on le... [Lire la suite]

25 mars 2015

TELLES QU'ELLES NE SONT PAS

TELLES QU'ELLES NE SONT PASEn lisant « Malpertuis » de Jean Ray, édition de poche J'ai Lu n°1677. 1.La lutte que les humains livrent contre les dieux passe par le blasphème, lequel est ignoré de l'Unique et simple amusement pour les autres. 2.J'imagine assez les dieux de l'Olympe se riant de nos blasphèmes comme nous rions des blagues de carambar. 3.N'avez-vous pas compris que les dieux se nourrissent de nos blasphèmes ? 4.Je ne me moque pas de Dieu ; même s'il n'existe pas, je crains sa toute puissance. 5.La... [Lire la suite]
24 mars 2015

J'IMAGINE QU'ETANT UN PEU

J'IMAGINE QU'ETANT UN PEUEn lisant « Malpertuis » de Jean Ray, édition de poche J'ai Lu n°1677.1.Je tousse et je tousse en façon d'un diable qui cracherait des fœtus. 2.p.47. Philarète fétichiste, collectionneur de morts, de « bêtes » qu'il prétend rendre « plus belles que vivantes ».3.Parfois, les yeux laissent passer les points d'interrogation qui tissent nos consciences.4.Parfois, qu'on a d'l'imbroglio plein les nerfs ; ça imbrogliote, imbrogliote, imbrogliote tant qu'ça nous paralyse.5.Malpertuis... [Lire la suite]
23 mars 2015

MAISON DES FOUDRES

MAISON DES FOUDRESEn lisant « Malpertuis » de Jean Ray, édition de poche J'ai Lu n°1677. 1.La pensée, un rappel, que nous sommes encore parmi les êtres et les choses. 2.Et si murmurer, c'était s'adresser au petit dieu de son épaule ? 3.p.86. Mise en abyme : dans un « livre d'images, une gravure représentant le démon peignant des masques. » Du livre au masque, et derrière le masque, le démon au pinceau. 4.« d'étranges choses qui s'adressaient à un chat. »(Jean Ray, « Malpertuis », p.87) ... [Lire la suite]
22 mars 2015

MYSTERE A CHAQUE PAS

MYSTERE A CHAQUE PASEn lisant « Malpertuis » de Jean Ray, édition de poche J'ai Lu n°1677. 1.Les sons qui traversent les pages : p.65, des pas qui s'éteignent.Les images découpées qui hantent les pages : p.64, « les bras nus de ma sœur, levés en un geste final de noyée. » 2.Réécouté ce matin « Riders On The Storm », des Doors, fluidité de l'énigme, prémonition des orages, l'une des plus belles et l'une des plus étranges chansons que je connaisse. 3.Discrétion humoristique du narrateur qui, à... [Lire la suite]
22 mars 2015

UN PLI DANS L'ESPACE

UN PLI DANS L'ESPACEEn lisant « Malpertuis » de Jean Ray, édition de poche J'ai Lu n°1677. 1.« Une seule distraction : les contes de revenants que Bonaparte excelle à raconter à ses compagnons. »(André Castelot, « Bonaparte », Librairie Académique Perrin, 1967, réédition, 1979 p.362) 2.p.69. « quelques propositions de rencontre au jardin ou dans la bibliothèque » : La demeure rêvée telle qu'on la trouve dans les romans de genre, jardin et bibliothèque, des lieux de culture, et doncde... [Lire la suite]

21 mars 2015

LE MASQUE LE COMEDIEN LE REVENANT

LE MASQUE LE COMEDIEN LE REVENANTEn lisant « Malpertuis » de Jean Ray, édition de poche J'ai Lu n°1677. 1.Le récit fantastique, une contamination de la diachronie par une multiplication de synchronies. Ce sont morts qui frappent. 2.Les synchronies fantastiques ; elles ont déjà tissé la toile dans laquelle la diachronie de notre réel se prend à son propre piège. 3.Le réel, une infinie partie de go où la diachronie heureuse et les synchronies dramatiques composent des territoires de plus en plus intriqués. 4.p.52.... [Lire la suite]
21 mars 2015

CE N'EST PAS PARCE QUE CES HISTOIRES SONT FAUSSES

CE N'EST PAS PARCE QUE CES HISTOIRES SONT FAUSSESEn lisant « Malpertuis » de Jean Ray, édition de poche J'ai Lu n°1677. 1.p.61. Lier le mot « angoisse » et le mot « être » est un lieu commun romanesque. Les romans pullulent d'êtres angoissés. Y aurait-il des angoisses qui ne trouvent pas leur roman ? 2.Je pense à l'être angoissé des romans ; le nom de Kafka me vient d'abord à l'esprit, puis la figure du Chevalier au Lion, Yvain, égaré. 3.p.88. Où il est question des « lisières du... [Lire la suite]
20 mars 2015

"PIERRE DANS LES PIERRES"

« PIERRE DANS LES PIERRES »En lisant "Malpertuis", de Jean Ray, édition de poche J'ai Lu n°1677. 1.Les langues porteraient-elles les dieux qui agitent les humains ? 2.Les racines de Malpertuis : une « étendue inhabituelle de souterrains, aujourd'hui inexplorables » (p.44). Ainsi, l'origine de la demeure est-elle enfouie dans la nuit trouée des sols. 3.Le passé, cette toile noire pleine de trous par lesquels on croit voir passer des êtres et leurs yeux. 4.Et il se dit que, quelque jour, il vomira un... [Lire la suite]
20 mars 2015

DES OMBRES FANTASTIQUES A LA QUESTION DE L'AUTHENTICITE D'UN PROVERBE

DES OMBRES FANTASTIQUES A LA QUESTION DE L'AUTHENTICITE D'UN PROVERBEEn lisant « Malpertuis » de Jean Ray, édition de poche J'ai Lu n°1677.1.Des « ombres fantastiques » s'élèvent dans la page 132 ; elles sont ce que nous réveillons. La langue dote les ombres de possibles surnaturels ; comment, dès lors, ne pas en avoir confusément peur ?2.p.45, l'abbé Doucedame remarque que l'on « mangeait mal à la table de Minos ». Manière de dire que si l'on mange mal aux Enfers, la bonne cuisine est donc... [Lire la suite]