13 août 2013

DRAGON

DRAGONSous le titre Dragon, Jihache Dulaurens m'a fait parvenir de son ailleurs mélancolique, intense, nerveux, ce poème en prose qui a des airs de conte. Je te vois belle et resplendissante. Triste et joyeuse à la fois. Comme une reine inaccessible dans sa tour de nacre.Entourée d'un mur de feu avec comme gardien les dragons de la folie (1). Je me vois juste armé de mes mots, traçant dans le ciel des nuages en tempête qui étoufferaient de leurs larmes ce mur de feu.Les dragons se jetteraient sur moi pour me déchiqueter.D'un trait je... [Lire la suite]

27 décembre 2012

ET A MAUBEUGE AUSSI

ET A MAUBEUGE AUSSI "Mon bel amour mon cher amour ma déchirureJe te porte dans moi comme un oiseau blesséEt ceux-là sans savoir nous regardent passerRépétant après moi les mots que j'ai tressésEt qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent Il n'y a pas d'amour heureux" (Louis Aragon, Il n'y a pas d'amour heureux) Je t'aime. Beaucoup utilisent ce verbe sans s'interroger sur son sens. Examinons l'affaire : "Je" : pronom qui définit le locuteur. Si je dis « Je », je parle de moi, je ne parle pas d'un autre... Quoique si je... [Lire la suite]
05 décembre 2012

ALINEAS

Y a des fois, Dulaurens Jihache est touchant. Ainsi ce texte qu'il m'a fait parvenir très récemment et qui dit beaucoup de ce qui n'est pas lui, et qui pourtant, et qui cependant, et qui comprenne qui pourra : ALINEASIl n'aura pas de chez soi, il n'aura que des chez eux. Il sera tour à tour chez elle, puis quelques jours chez lui. Et quand je dis «lui », c'est d'un autre dont je parle. Un autre, qu'il peut désigner par le pronom lui. Ce pronom se travestit simplement : un adjectif possessif et un nom : son père. Car il passera... [Lire la suite]
29 novembre 2012

SORTANT DU TROQUET

Dulaurens Jihache aime voyager (contrairement à votre serviteur qui ne reste jamais très loin de son frigo). Du coup, il a parfois l'occasion de vérifier qu'Aznavour est partout,  qu'on est aussi seul dans un troupeau d'oies du Périgord qu'au milieu de moutons tout partout en Grande-Bretagne, ou qu'à reluquer la morue au soleil. Et vu qu'on a aussi soif ailleurs qu'ici, on finit fatalement par sortir d'un café où l'on a commandé une bière dans une langue étrangère. SORTANT DU TROQUET « Je ne suis pas un être romantique mais un... [Lire la suite]
25 novembre 2012

RAOUL CRACHAT SE REVEILLA EN SUEUR

Le personnage de Raoul Crachat est récurrent dans les fantaisies de Dulaurens Jihache. Il glisse d'une phrase l'autre son ombre bruyante et passe aisément du coq clair de l'aube à l'âne grave du soir. RAOUL CRACHAT SE REVEILLA EN SUEUR Raoul Crachat se réveilla en sueur. Il venait de faire un rêve étrange.Non de non se dit-il !!! Heureusement que le Ministère a mis à ma disposition cette machine de sommeil condensé, sinon je n'ose imaginer !!! Que de temps perdu... Et comme il pensait, il passa sa main sur son front encore couvert... [Lire la suite]
24 novembre 2012

PEIGNE PERDU

Quelques autres brefs de l'étonnant Dulaurens Jihache : Le premier rappelle que muss es sein, es muss sein comme disait Beethoven avant d'être sourd pis mort. Le second se passe dans la tête du narrateur qui, semble-t-il, a un peu secoué le cocotier hiérarchique et gratouillé la dose de sado-masochisme qu'il faut pour exercer le pouvoir (je me demande si Foucault en a causé quelque part, et si Deleuze, lors d'un de ses cours, a improvisé sur ce thème là du SM directorial...). Le troisième est bêtement masculin : c'est à cause des... [Lire la suite]
24 novembre 2012

DULAURENS JIHACHE JAZZ

DULAURENS JIHACHE JAZZ Dulaurens est des gens que je fréquente, car tout spectre que je suis, il m'arrive de fréquenter quelques vivants. C'est plutôt distrayant. Dulaurens (dont je révélerais plus tard l'identité s'il me le permet) communique avec moi par l'intermédiaire de messages qu'il m'envoie par courriel. Bien que l'oeil qu'il porte sur ce que l'on appelle communément réel ne soit pas le mien (quelques années nous séparent, surtout depuis que je suis spectre), il y a dans cet oeil un drôle d'épatant éclat dont j'ai eu assez... [Lire la suite]