12 janvier 2017

ENTENDU A LA RADIO A PROPOS D'ANIMAUX

ENTENDU A LA RADIO A PROPOS D'ANIMAUX   Notes prises à l'écoute d'un entretien radiophonique entre Elisabeth de Fontenay et Frédéric Worms au cours de l'émission « Les discussions du soir », France Culture, le 31 octobre 2016. Les commentaires, ce qui est en dehors des guillemets, sont de mon fait et ne reflètent pas forcément la pensée ni d'Elisabeth de Fontenay ni de Frédéric Worms.   1. « Mais évidemment, cela n'avait pas de sens, à l'époque» : il n'y a pas de sens de l'Histoire, il y a... [Lire la suite]

02 janvier 2017

OUI MAIS J'AI BEAU ME RAISONNER

OUI MAIS J'AI BEAU ME RAISONNEROn suit l'enfant fantômedans le tunnelle gnome lève sa hache.1.J'dis ça j'dis rien mais à force d'aller chatouiller l'cosmos ça va finir qu'l'infini va finir par nous flanquer son néant là où j'pense.2.« Je rencontrai le bois du siège ! Il n'y avait plus personne. Le fauteuil était vide ! »(Maupassant, « Lui ? »)Quand on rencontre le bois du siège et qu'il n'y a plus personne, forcément la conversation tourne court.Parfois les choses ont l'air comme vides ; et... [Lire la suite]
07 octobre 2016

COMME SI ET MÊME COMME ÇA

COMME SI ET MÊME COMME ÇA   1. « à la volonté le miroir où elle prend connaissance d'elle-même » (Schopenhauer traduit par Roos et Burdeau, « Le Monde comme volonté et comme représentation »)   « à la volonté le miroir où elle prend connaissance d'elle-même » qu'on s'mire au monde, tragique charlot précipité dans l'événement.   2. « car il lui dérobe son moi » (Schopenhauer)   Qu'on se voit le moi tout dérobé, pris aux autres, que les humains i règlent ça (qu'ils... [Lire la suite]
07 octobre 2016

ÇA ET AUTRES

ÇA ET AUTRES   1. C'est toujours après coup que nous comprenons ce que nous aurions dû faire. Nous vivons avec le fantôme de notre liberté.   2. Avec le temps que plus ça passe, les personnages historiques finissent tous par prendre une gueule de légende.   Une gueule de légende à figurer dans quelque bariolade, à finir fellinisé grotesque, cauchemardé du chef d’œuvre, rêvé filmique.   3. La nuit arrive – ouf ! que les autres croient que vous dormez et vous vous dormez, en attendant le lendemain que... [Lire la suite]
03 septembre 2016

PARAPHRASE D'UNE FATALITÉ A CIORAN

PARAPHRASE D'UNE FATALITÉ A CIORAN   1. Lors il avait « tant choyé l'idée de fatalité » [Cioran], il avait à la gamelle de son esprit tant nourri d'instants fatals,   2. Donc, ayant « tant choyé l'idée de fatalité » [Cioran] au prix de tous les masques joyeux et des politesses que l'on met à paraître heureux,   3. Ainsi « l'idée de fatalité » s'était si bien nourrie de « si grands sacrifices » [Cioran] qu'elle en avait englouti toutes les marionnettes.   4. Ainsi... [Lire la suite]
29 mai 2016

QUATRE TYPES DE FANTÔMES

QUATRE TYPES DE FANTÔMESNotes sur deux paragraphes du « Novum Organum » de Francis Bacon  traduit par Buchon.« Non seulement les fantômes ou notions fausses, qui ont déjà pris pied dans l'entendement humain et y ont jeté de si profondes racines, obséderont tellement les esprits que la vérité aura peine à s'y faire jour ; mais le passage une fois ouvert, ils accourront de nouveau dans la restauration des sciences et feront encore obstacle, si les hommes ne sont bien avertis de s'en défier et de prendre contre... [Lire la suite]

28 mai 2016

DES FOIS QU'ON FAIT L'AUTRE

DES FOIS QU'ON FAIT L'AUTRE   1. « Selon le système de l'exaspération, rien n'est meilleur que de se gratter. » (Alain, « Propos sur le bonheur », XX, « Humeur »)   exaspération : on s'aggrave de l'extrême, on s'intense fort le sentiment, s'agace s'horripile s'irrite qu'on trépigne et bisque bisque rage.   Dès qu'il se boissonne un peu abondamment, il s'exaspérationne facilement, c'est une malédictionne.   « le système de l'exaspération » : certains... [Lire la suite]
21 avril 2016

ART DE L'ANTIDOTE

ART DE L'ANTIDOTE   1. « Ils dansent en sorte que la danse de leur danse tourne sur elle-même »(Jacques Darras, « Les Gilles de Binche »)   Ainsi tournent et dansent les gouvernements, croyant avancer, progresser pour finalement retomber dans les mêmes cycles, cercles, milieux.   2. Sans doute, l'horizon de toute phrase est-il politique, économique, ontologique.   3. La passion politique a moins affaire avec le singulier qu'avec l'être ensemble qui n'est jamais si beau que lorsque... [Lire la suite]
11 avril 2016

JEU D'BILLES ET BILLES DE CLOWN

JEU D'BILLES ET BILLES DE CLOWN1.« des apartés avec mon squelette » écrit Cioran ; discuter l'bout d'gras ? qu'la chair est triste hélas ? tous les livres lus ? Vieille branche Vieillerie à fantasque à conte Vieil os va Sceptique lucide comme une géométrie ou comme une mélancolie.2.« La dent de ton Erard, râtelier osanore,Et scie et broie à cru, sous son tic-tac nerveux »(Tristan Corbière, « A une demoiselle »)« Tic-tac nerveux » horloge piano débitant petites demoiselles... [Lire la suite]
28 mars 2016

DES FOIS QU'ON S'FASCINERAIT

DES FOIS QU'ON S'FASCINERAIT   1. « A moi. L'histoire d'une de mes folies. » (Rimbaud, « Une saison en enfer », « Délires II »)   Moi : bah. L'histoire : fictions, cours, discours, basse et haute cour. Folies : courent le monde, plus ou moins douces, échevelées.   2. « Ô saisons, ô châteaux ! Quelle âme est sans défauts ? » (Rimbaud)   Saisons : la mémoire les mêle. Châteaux : on y disperse ses chevaliers. Âme : et... [Lire la suite]