02 octobre 2016

NOTES SUR LE SONNET DES VOYELLES A L'AUTRE ARTHUR LÀ

NOTES SUR LE SONNET DES VOYELLES A L'AUTRE ARTHUR LÀ   ARTHUR RIMBAUD : VOYELLES   « A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles, Je dirai quelque jour vos naissances latentes : A, noir corset velu des mouches éclatantes Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,   Golfes d'ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes, Lance des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombelles ; I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles Dans la colère ou les ivresses... [Lire la suite]

08 septembre 2016

LA POESIE C'EST D'LA PROSOPOPEE

LA POESIE C'EST D'LA PROSOPOPEE1.« La tempête a béni mes éveils maritimes »(Rimbaud, « Le bateau ivre »)La tempête c't'une évêque elle bénit dans son grand habit bleu et d'écume pis dans la cathédrale du ciel tourmenté.2.« Banc vert où chante au paradis d'orage,Sur la guitare la blanche Irlandaise. »(Rimbaud, « Plates-bandes d'amarantes... »)Me demande si le mot paradis ici c'est pas du théâtre, là où on verrait  un plafond peint d'une pâle rousse à guitare et banc vert.Rimbaud au théâtre, au... [Lire la suite]
08 juillet 2016

NOTES BREVES SUR L'ETERNITE A RIMBAUD

NOTES BREVES SUR L'ETERNITE A RIMBAUD   « L'ÉTERNITE   Elle est retrouvée. Quoi ? - l’Éternité. C'est la mer allée Avec le soleil.   Âme sentinelle, Murmurons l'aveu De la nuit si nulle Et du jour en feu.   Des humains suffrages, Des communs élans, Là tu te dégages Et voles selon.   Puisque de vous seules, Braises de satin, Le Devoir s'exhale Sans qu'on dise : enfin.   Là pas d'espérance, Nul orietur. Science avec patience, Le supplice est sûr.   Elle est... [Lire la suite]
05 juin 2016

NE SAIS OU VAIS MAIS TOUT DE MEME

NE SAIS OU VAIS MAIS TOUT DE MEMENotes sur « Sensation », d'Arthur RimbaudPréambuleMonsieur le Doien de la Faculté,vous nous avez donné à comanter « Sensation », de Arthur Rimbaud, que je dis déjà que je l'ai pas trouvé sensationnant ce poeme que la seule chose qui fait genre sensation c'est que d'habitude vous nous donné au moins quarante-cinq lignes de Balzac (quand ce n'est pas cinquante) sans parlé de votre collègue là qui nous en donne treize a la douzaine de pages de lingouistique a Chomsky que je sais... [Lire la suite]
28 mars 2016

CE MONSIEUR NE SAIT CE QU'IL FAIT

CE MONSIEUR NE SAIT CE QU'IL FAIT1.« N'est-ce pas parce que nous cultivons la brume ! »(Rimbaud, « Une saison en enfer », « L'impossible »)« cultiver la brume », pour y faire pousser des spectres, je suppose.2.« Par quel crime, par quelle erreur, ai-je mérité ma faiblesse actuelle ? »(Rimbaud, « Une saison en enfer », « Matin »)C'qu'on en mérite des fois des gifles de l'invisible ! Heureusement, y a qu'lui qui nous voit, avec, bien sûr, le singe sur notre... [Lire la suite]
28 février 2016

PIS RÊVASSEUR

PIS RÊVASSEUR   1.Route : reprise qu'un jour y en a plus, ni route, ni nous. 2.Livre : celui du « devoir » (Rimbaud) vu, lu, su, jeté, retrouvé dit-on, bien plus tard, après le passage de la comète. 3.Lui là, l'homme aux vers nouveaux… les sifflait-elle, son araignée, ces chansons au fil du chemin bizarres assez pour fasciner  ? 4.Lueurs : paupières, brillances, cristal jeté, ville, couleurs en miettes, place du théâtre, illuminations. 5.Rêve : mauvais qu'on en a le goût des fois, jument... [Lire la suite]

10 janvier 2016

A SE RONGER LE CHIEN

A SE RONGER LE CHIEN1.« Je n'en finirais pas de me revoir dans ce passé. Mais toujours seul ; sans famille ; même quelle langue parlais-je ? »(Rimbaud, « Mauvais sang »)2.Et si le passé était cemiroir où lire tous nosfaits et gestes écouternos voix débiter toutessottises qui la tissentl'Histoire et nous fontzieuter touci-touça comau cinoche l'étoffe deshéros les dynasties lesprinces les consorts etles coups du sort aussitous les ressorts qu'onnous explique qu'on lesmet à jour qu'on dit onjoue les... [Lire la suite]
20 décembre 2015

MARINE CRUELLE

MARINE CRUELLE   1. Barbare, antique comme, langue du dehors, tordant les bouches grotesques des cauchemars, masques et rituels, dévotions au cœur de la mêlée.   2. « Barbare », titre d'une prose de Rimbaud. Les « Illuminations » ? Des proses barbares, des messages de Horla.   3. Qu'on en a, du rire dans nos rides. Le rire, une manière de tirer l'être par la langue.   4. Ô Apocalypse ! La mer déchirée se délivrant les entrailles de ses poissons monstres, de ses sirènes... [Lire la suite]
06 août 2015

OUF VOUS REVOILÀ MON PRINCE MON RIRE !

OUF VOUS REVOILÀ MON PRINCE MON RIRE !1.La musique parfois sonne comme une menace ; flûte lançant l'aigreur de ses cris, sabots de chevaux.2.Les vieux sangliers ont la chair trop dure, et les énigmes ne se laissent pas si facilement saisir.3.Le vieux roi vêtu de blanc a fait un rêve ; et les voix cachées dans le vent ont couru son esprit.4.De l'infini des querelles jaillissent toujours des voix empoisonnées et des pluies de flèches.5.La musique sonne parfois comme une bataille ; toute une armée jaillissant des... [Lire la suite]
19 juin 2015

HONTE ET PARAPHRASE

HONTE ET PARAPHRASE1.« HONTETant que la lame n'auraPas coupé cette cervelle,Ce paquet blanc vert et grasÀ vapeur jamais nouvelle,(Ah ! Lui, devrait couper sonNez, sa lèvre, ses oreilles,Son ventre ! et faire abandonDe ses jambes ! ô merveille !)Mais, non, vrai, je crois que tantQue pour sa tête la lameQue les cailloux pour son flancQue pour ses boyaux la flammeN'auront pas agi, l'enfantGêneur, la si sotte bête,Ne doit cesser un instantDe ruser et d'être traîtreComme un chat des Monts-Rocheux ;D'empuantir... [Lire la suite]