18 novembre 2012

L'ILLUSION ME CARABISTOUILLE

L'ILLUSION ME CARABISTOUILLEEn feuilletant Henri Thomas, Poésies (Poésie/Gallimard) 1."Dans mon souvenir je vois" (Henri Thomas, p.145) : ce qui suppose de la mirette rétrovisante. 2."la tête devient une cave étroite" (Henri Thomas, p.153) : c'est qu'on s'cave la tête, on y fourre du refoulé, du remuant noir. 3.Manière d'habiter sa peau, l'emploi du lexique du bâtiment : la tuyauterie par exemple ; il y a  donc aussi chez Henri Thomas la tête cave : on attendrait plutôt "grenier", et même grenier à araignées, et voilà qu'c'est... [Lire la suite]
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12 août 2012

FANTAISIES AU COUTEAU

FANTAISIES AU COUTEAU 1.Je suppose que l'on pourrait "avoir quelqu'un dans son couteau" comme on a quelqu'un dans le nez. L'expression serait tout de même plus agressive. D'ailleurs, certains esprits faibles, à force d'éprouver l'impression "d'avoir quelqu'un dans la peau" (ce qui ne se peut pas) finissent par l'avoir dans leur couteau. On appelle cela drame passionnel et ça prouve bien, ce genre de sanglant tragique, que les gens sont bien fous. 2."Parler de couteau" pourrait signifier parler d'une voix coupante, tranchante ; on... [Lire la suite]
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15 août 2008

DE L'ANGLAIS, DE SA MONDIALISATION, ET DE SA PETITE CHANSON

DE L’ANGLAIS, DE SA MONDIALISATION, ET DE SA PETITE CHANSON. La langue étrangère : Elle s’oppose à la langue maternelle ; elle est ainsi la langue extérieure, la langue du dehors. La maîtrise d’une langue étrangère suppose donc un attrait pour l’en-dehors de l’habituel. C’est cet attrait pour ce qui diffère de la langue habituelle, la langue des habitudes, qui servirait au pédagogue à entraîner le jeune élève dans l’aventure toujours compliquée (en tout cas en France) de l’apprentissage d’une langue étrangère. Je me... [Lire la suite]
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06 février 2008

MAÎTRISE

MAÎTRISE "Lorsque Komako, d'un geste, fit vibrer son instrument pour en vérifier l'accord, la corde aiguë claqua immédiatement. Rien qu'à la voir changer la corde et en régler le ton, Shimamura put apprécier sa sûreté de main et reconnaître la musicienne." (Yasunari Kawabata, Pays de neige, traduit du japonais par Bunkichi Fujimori, texte français de Armel Guerne, Le Livre de Poche biblio n° 3015, p.85). C'est la "sûreté de la main" qui permet ici de "reconnaître la musicienne".Cette reconnaissance... [Lire la suite]
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06 février 2008

SOLITUDE DES MONTAGNES

SOLITUDE DES MONTAGNES Les montagnes sont solitaires.Elles sont pourtant plurielles et forment même des chaînes.Cependant, les montagnes, - ces soeurs entre elles -, gardent leur quant-à-soi, leur respectabilité, et cet air de fierté qu'on leur attribue, qui n'est pas de l'orgueil, mais simplement de la hauteur.Les montagnes, ces solitaires, font toutes face au vent qui les érode, qui paufine leurs versants, leurs pentes, leurs failles.Ce sont de très vieux visages que les montagnes.Des visages fermés, des masques clos, d'où ne... [Lire la suite]
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28 février 2007

DU PLAISIR

DU PLAISIR Le plaisir est, je pense, ce dialogue entre la conscience et le corps qui tire son sujet de l'extérieur (l'origine du plaisir, sa source) dans le même temps qu'il s'accomplit dans le contentement.Ainsi, l'on est à fois dans ce contentement (l'on est content de quelque chose) et cette contention (on se contente de) qui légitime ce que nous appelons nos "petits plaisirs" : on se contente d'un plat simple s'il est savoureux.Les "imbéciles heureux" sont ces personnes qui trouvent leur bonheur dans le... [Lire la suite]
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09 février 2007

SESSION DU JEUDI 8 FEVRIER 2007

SESSION DU JEUDI 9 FEVRIER 2007 Fantastique.Le récit fantastique est basé sur ce postulat : Les ténèbres sont pleines d'espions et d'agents occultes qui agissent comme s'ils voulaient éteindre la lumière des visages, à en mettre à bas la raison pour la remplacer par les caprices du Prince des Ténèbres. De l'ordre à venir.Le temps oeuvre à l'ordre des choses.Il n'est pas douteux que, nourris par le théâtre du désordre intérieur et la déréglementation mondiale, les partis de l'ordre le plus serré, ainsi que les factions de... [Lire la suite]
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27 décembre 2006

DU TUEUR EN SERIE PRIX NOBEL

DU TUEUR EN SERIE PRIX NOBEL En commentaire à l'article "Propositions singulières", L.S. fait justement remarquer que l'on peut voir une analogie entre le chat de Schrödinger, à la fois mort et vivant dans sa boîte opaque, et la probabilité d'un Américain qui serait à la fois tueur en série et prix Nobel. Si l'hypothèse des univers parallèles, - ou celle des "histoires alternatives" - se trouve quelque jour validée, cette probabilité ne sera plus infime, - comme nous le pressentons intuitivement -, mais... [Lire la suite]
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26 décembre 2006

PROPOSITIONS SINGULIERES

PROPOSITIONS SINGULIERES L'ensemble des propositions qui suivent est susceptible d'être modifié. "SingularitéPoint dans l'espace-temps où la courbure de l'espace-temps (ou quelque autre quantité physique) devient infinie." (Stephen Hawking, Leonard Mlodinow, Une belle histoire du temps, Flammarion, 2005, p.177, traduit par Béatrice Commengé). Que quelque chose puisse devenir infini semble paradoxal. Ou l'on est infini, - et donc sans commencement, ni fin, ni centre, ni périmètre, à la manière d'un Dieu omniprésent -... [Lire la suite]
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04 décembre 2006

Notes Mélanges Bricoles

NOTES MELANGES BRICOLES Lucidité de Louis MacNeice - Quatrain à tête d'âne - "Pourquoi moi-même enfin" - Fatum - "que le phénix renaîtrait de ses cendres". Lucidité de Louis MacNeice "So they were married - to be the more together -And found they were never again so much together,          Divided by the morning tea,          By the evening paper,          By children and tradesmen's bills."(Louis MacNeice,... [Lire la suite]
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