17 novembre 2006

APPROCHE D'ELECTRE 8

APPROCHE D'ELECTRE 8 Ironie. ORESTEJe pense que je m'éveille. LE MENDIANTVotre mère vient, mes enfants. ORESTEOù est mon épée ?(Jean Giraudoux, Electre, Acte II, Scène 3) Le tragique, c'est aussi de l'ironie, de l'ironie poussée à son paroxysme.La question d'Oreste ("Où est mon épée ?") qui lui vient immédiatement aux lèvres alors qu'on lui signale l'arrivée imminente de sa mère, pourrait n'être qu'un trait d'humour noir.Il n'en est rien : Oreste cherche réellement son épée ; Oreste va réellement tuer sa... [Lire la suite]
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04 novembre 2006

APPROCHE D'ELECTRE 7

APPROCHE D'ELECTRE 7 Notes sur Electre de Jean Giraudoux (1937) Prosopopée. Parfois, on rit. Sans raison. Sur un rien. Un détail. On rit là où on ne devrait pas rire. Lors d'un concert de musique sérieuse. Lors d'une réunion de travail. Au cimetière. A l'église.Ma mère m'a raconté avoir été prise de fou rire lors d'un enterrement. Passant à l'offrande dans une de ces petites églises de village où l'on enterre beaucoup plus de vieillards que de jeunes gens, elle s'est soudain rendue compte que la personne devant elle portait... [Lire la suite]
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13 septembre 2006

APPROCHE D'ELECTRE 6

APPROCHE D'ELECTRE 6 Notes sur Electre de Jean Giraudoux (1937) "Tout le mal du monde". "La pourriture née du soleil, je l'accepte." (Acte II, scène 4) Alexandrin encore, si l'on veut bien excepter le "e" final du participe "née". Bien poétique qu'elle est, Electre. Bien poétique avec cette opposition entre "pourriture" et "soleil", entre cette vérité d'en bas, dans laquelle nous nous débattons, cette vérité de la "pourriture", de la vie organique, de la... [Lire la suite]
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12 septembre 2006

APPROCHE D'ELECTRE 5

APPROCHE D'ELECTRE 5 Notes sur Electre de Jean Giraudoux (1937) "Orgueil". Une tragédie. Les personnages y sont emportés par un destin qu'ils cherchent sans cesse à contrôler, - c'est humain -, mais qui, en fait, se joue d'eux, marionnettes, guignols dans la grande amuserie des dieux.Le dieu d'Electre, ou son destin si vous voulez, est à la mesure de son orgueil : démesuré. Les Euménides (1) de la dernière scène résument ainsi la situation d'Electre à la fin de la pièce : "Voilà où t'a mené l'orgueil,... [Lire la suite]
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08 septembre 2006

APPROCHE D'ELECTRE 4

APPROCHE D'ELECTRE 4 Notes sur la pièce Electre de Jean Giraudoux (1937) Alexandrin. A la scène 8 de l'Acte I, cette phrase que dit Electre : "Je les hais d'une haine qui n'est pas à moi." Alexandrin. Le rythme ternaire ("Je les hais / d'une hai - / -ne qui n'est / pas à moi") rappelle à quel point le personnage d'Electre est indissociable du ton de la tragédie.Electre s'exprime comme si c'étaient les dieux qui parlaient par sa bouche. En ce sens, Electre est en effet, comme le souligne Egisthe,... [Lire la suite]
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07 septembre 2006

APPROCHE D'ELECTRE 3

APPROCHE D'ELECTRE 3 Notes sur Electre de Jean Giraudoux (1937) "Vie blanche". Dans le monologue du Mendiant qui constitue la scène 13 et la fin de l'Acte I, Oreste bambin est évoqué, Oreste avant de chuter, de tomber du bras de Clytemnestre : "Et l'enfant voit le chat blanc, c'est magnifique, un chat blanc, c'est de la vie blanche, c'est du poil blanc : ses yeux le tirent et il bascule..." Eh oui, un chat blanc car un chat noir n'aurait pu faire l'affaire ; un chat noir, ça porte malheur, paraît-il,... [Lire la suite]
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06 septembre 2006

APPROCHE D'ELECTRE 2

APPROCHE D'ELECTRE 2 Notes sur Electre de Jean Giraudoux (1937) "Somnambule". A la scène 4 de l'Acte I, Egisthe déclare à Electre qu'il faut qu'elle "guérisse", qu'elle "guérisse" de ce deuil qu'elle porte continuellement et qui fit d'elle un titre de tragédie assez éloquent : Le deuil sied à Electre d'Eugene O'Neill (1931).Electre pleure son père.Electre inquiète son monde : "tu n'es plus qu'une somnambule en plein jour" lui dit Egisthe.Electre ne veut pas guérir de cette maladie à... [Lire la suite]
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05 septembre 2006

APPROCHE D'ELECTRE 1

APPROCHE D'ELECTRE 1 Les citations faites ici de la pièce Electre de Jean Giraudoux sont tirées de l'édition des Petits Classiques Larousse (1998). "Oreilles". Evoquant les oreilles d'Electre, voici ce qu'en dit Egisthe : "(...) on ne peut non plus laisser la tête d'Electre sans oreilles ! On verrait trop qu'elle n'entend que nous !" (Acte II, Scène 7) Egisthe invente le discours des dieux auxquels renvoie le pronom personnel "nous".Ces dieux, ce sont les dieux de la mythologie grecque qui... [Lire la suite]
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28 avril 2006

"Evidemment, l'endroit est étrange."

"Evidemment, l'endroit est étrange."Note sur Intermezzo de Jean Giraudoux (Acte I, scène première) Cela commence par l'étrangeté. Où l'on voit aussi que Le Maire est un homme d'évidence : LE MAIRE, entrant seul et criant.Oh ! Oh !... Evidemment, l'endroit est étrange. Personne ne répond, pas même l'écho... Oh ! Oh ! Commencer une pièce en soulignant l'étrangeté du lieu, c'est souligner en même temps que la scène, au delà du lieu fonctionnel, est un lieu d'être, un horizon de répliques, de gestes, de figures et de... [Lire la suite]
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