12 octobre 2016

UN SAC DE BILLES NOS POMMES

UN SAC DE BILLES NOS POMMES1.« Oh ! que tout m'est accidentel !Oh ! j'ai-t-y l'âme perpétuelle !… »(Laforgue, « Complainte des crépuscules célibataires »)Des fois on s'dit ah bin c'est pas de chance ou bien que tout arrive comme tombé du hasard qui plane là-haut (i nous voit pas).Qui plane et qui fait comme il veut et quand je dis faire, faut dire que parfois, le hasard est bien emmerdant.Vous y croyez vous qu'y a des « âmes perpétuelles » qui continuent à traîner les rues comme vous... [Lire la suite]

08 juillet 2016

DANS LAFORGUE Y A CECI CELA QU'ÇA FAIT DES VERS

DANS LAFORGUE Y A CECI CELA QU'ÇA FAIT DES VERS   1. Dans Laforgue y a du « se grignote lui-même » que sans doute qu'on et puis grignoti-grignota lève la queue et puis s'en va.   2. Dans Laforgue y a de « l'automne morose » qu'on s'traîne l'ennui dans les ombres qui s'allongent et vous mangent le moral.   3. Dans Laforgue y a du « Tant la vie à terre elle est bonne » et vaut mieux pas aller trop gratter à la porte d'l'aut'côté qu'y a rien derrière.   4. Dans Laforgue y a du... [Lire la suite]
25 octobre 2015

MARRAINE LA LUNE A M'DONNE JAMAIS D'ETRENNES

MARRAINE LA LUNE A M'DONNE JAMAIS D'ETRENNES   1. « Si j’étais un loup ou un loup garou, je ferais de toi ma lune Pour venir faire des ouuuuuuuuuuhhhh » (Pablo Krantz in https://pablokrantz.bandcamp.com/track/des-chats-des-lapins-et-des-canards-gatos-conejos-y-patos)   2.« Ah ! La Lune m'obsède, la Lune m'obsède…Croyez-vous qu'il y ait un remède ?Morte ? Se peut-il pas qu'elle dormeGrise de cosmiques chloroformes ? »(Jules Laforgue, « Jeux »)3.Y en a donc, j'vous dis ça... [Lire la suite]
12 septembre 2015

PENSES-TU !

PENSES-TU !   1. « Pense-t-elle au Bonheur, Au Bonheur à tout prix Disant : tout plutôt que mon cœur reste ainsi incompris ? » (Laforgue, « Noire bise, averse glapissante... »)   2. Pense-t-elle ? Penses-tu ! Pense-t-il ? Pas plus.   3. Pense-t-elle, cerveau c'te bête dans sa boîte, perspicace vivace et qui vous pond de ces mondes oh de ces mondes !   4. Bonheur, qu'on en veut sa part de yop-la-boum pis qu'on est tout contrit consterné déconfit... [Lire la suite]
08 juin 2014

ET L'ON SE SALUE ET L'ON FEINT

ET L'ON SE SALUE ET L'ON FEINT 1."Et l'on se salue, et l'on feint..."(Jules Laforgue, "Célibat, célibat, tout n'est que célibat") 2.Des fois, le Sphinx, i s'en remémore, des mimeries devant ses crocs... ça danse en éclats... Ruisselet qui mime fleuve ne gonfle que par reflets. 3."Prolixe et monocorde,Le vent dolent des nuits"(Jules Laforgue, "Autre Complainte de l'orgue de barbarie") 4.Des fois, le Sphinx s'évoque le prolixe et le monocorde des réponses vaines; du vent, du vent dolent qui s'en va par sa nuit. 5.Des fois, le... [Lire la suite]
08 juin 2014

EN BAISSANT LES VOLETS

EN BAISSANT LES VOLETS 1.J'eusse aimé être cette "vive lumière aux brillants éclairs" que je trouve au détour d'une phrase du Chevalier de Méré; hélas, souvent, je me sens sombre comme un piano désaccordé dans une maison désertée. 2."Il semble que le long usage de la vie leur ait désappris à vivre parmi les hommes".(Saint-Evremond) Ainsi, vivre c'est aussi désapprendre à vivre. 3."et l'on est souvent satisfait de l'être par soi-même"(La Rochefoucauld) Ce "de l'être par soi-même" me ravit. 4."Blancs enfants de choeur de la... [Lire la suite]

12 février 2014

CES MORTS QUI NOUS SOURIENT

CES MORTS QUI NOUS SOURIENT 1.Tiré de Laforgue: "Lui, toujours"; "éploya vastement ses grandes ailes noires"; "Et le sanglot des âges". 2."Lui, toujours" se dit Mozart en voyant passer dans son ombre le mystérieux messager du commanditaire du "Requiem". 3."Lui, toujours" se dit Lancelot en voyant passer dans les branches le mystérieux quidam, que nul autre que lui, semble-t-il, ne voit, et qui fait silence autour de lui. 4."éploya vastement ses grandes ailes noires": Ah aller "vastement" en "éployant" de grands mouvements noirs... [Lire la suite]
12 février 2014

AZIMUT ZOU !

AZIMUT ZOU ! 1.Tiré de Laforgue: "En silence, tous deux"; "Le Mal et sa victime"; "Le Mal et sa victime / Luttaient, luttaient sous les cieux sourds". 2."Dire qu'il est mort, Fernand...Dire que Fernand est mort" -Pourquoi j'pense à ça, moi ? 3."En silence, tous deux": sinon, i s'engueulent, c'est pas la peine non plus. 4."Le Mal et sa victime":Le Mal (mâle et puissant): AH AH AH !La victime (aigue et plaintive): Aaah... Aaah... 5."Le Mal et sa victimeLuttaient, luttaient sous les cieux sourds"(Jules Laforgue) Sans doute... [Lire la suite]
11 février 2014

COULD WE HAVE KIPPERS FOR BREAKFAST ?

COULD WE HAVE KIPPERS FOR BREAKFAST ? 1.Que Libé finisse en réseau social, voilà fichtre le triomphe du capitalisme sur les idées de Sartre. Et, en plus, je m'en fiche. 2.Tiré de Laforgue: "Puis détendant son corps raidi"; "Sur ce globe innocent"; "Avec un cri de joie". 3."Puis détendant son corps raidi", s'étendant, s'étendant, s'étendant, il lâcha - zouhou - et envoya balader sa pomme dans l'fond du panier bleu. 4.Ah ce que j'aurais voulu, c'est une vie électrique, élastique... Hélas, tic-tic-tic fait le ressort. 5."Sur ce... [Lire la suite]
11 février 2014

SOURIS QUAND MÊME CHAT

SOURIS QUAND MÊME CHAT 1.C'est quand même bête de se dire que vivre, c'est toujours mourir un peu, mais quand on est bel et bien débandé, dévissé, enterré, on n'en a plus l'occasion. 2.Tiré de Laforgue: "Mais soudain vers les cieux"; "Le mal s'accrochait"; "Le Mal qui là dans l'ombre flairait sa proie". 3."Mais soudain vers les cieux": Oh !... Là-haut... Une souris !... 4."Mais soudain vers les cieux jaillit un cri de rage"(Jules Laforgue) C'est qu'un géant s'a flanqué sur les doigts son marteau;ça ne fait pas un nuage. 5.Le... [Lire la suite]