21 mars 2008

IL PLEUT DES CRIS

IL PLEUT DES CRIS     « Drôle de cabane que ce cube de torchis crevé par la gelée ! Le toit de chaume s’effondre et les dernières pluies ont poussé contre la porte branlante un énorme tas de boue. » (Bernanos, Monsieur Ouine, Presses Pocket p.155)     Il y a donc de la boue dans cette histoire. De la terre et de l’eau mêlées. Du désastre aussi, du « toit de chaume » qui « s’effondre », une « porte branlante », - vrai ! « Drôle de cabane » en effet, inhabitable, inhospitalière,... [Lire la suite]
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09 mars 2008

UN GRAND SEULEMENT

UN GRAND SEULEMENT Il savait seulement que là-haut, derrière les tilleuls et les ifs, avait été sa dernière chance. Elle n’était plus. Le cercle enchanté, rétréci chaque jour, ne se laisserait plus rompre. (Georges Bernanos, Monsieur Ouine, Presses Pocket, p.174) Il imagine, il voit presque, il croit voir de ses yeux, comme d’un autre monde, d’une autre planète, ces lacs funèbres, ces lacs de boue. ( Monsieur Ouine p. 175) Elle lève les épaules avec pitié. « Si vous étiez un homme et non... [Lire la suite]
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09 mars 2008

LISIERE

LISIERE "Miss est rose de surprise, d'émotion, d'une sorte de saisissement délicieux. Elle enveloppe sa maîtresse d'un regard doré."(...)"Et voilà qu'elles lui tournent le dos ensemble, s'éloignent, serrées l'une contre l'autre pour s'écarter le moins possible de l'étroite lisière d'ombre."(Georges Bernanos, Monsieur Ouine, Presses Pocket, p.41) Miss est rose de surpriseContente qu'elle est MissQue sa maîtresse Sur elleMiss porte un regard doréQue sa maîtresse ait prisSa défense semble-t-il leGarçon ayant dit... [Lire la suite]
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06 mars 2008

RIDE

RIDE « Mais Madame secoue la tête, d’un air de consentir à tout – oui, qu’importe ! – pourvu que la nuit vienne bien vite. La nuit ! Et elle essaie vainement de réprimer un frisson de plaisir qui passe sur son joli visage ainsi qu’une ride sur l’eau. » (Georges Bernanos, Monsieur Ouine, Presses Pocket, p.40) La nuit est une longue tentatriceDonc celle que le passage appelleMadame comme dans ce Mémoire qu’aComposé Rimbaud « Madame se tientTrop debout dans la prairie » quiEst le vers 17 du poème Mémoire a Essayé... [Lire la suite]
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04 mars 2008

SOMMEIL

SOMMEIL « Voilà que le sommeil l’a pris en traître, d’un coup sur la nuque, en assassin, avant même qu’il ait fermé les yeux. L’étroite fenêtre s’ébranle lentement, vacille, puis s’allonge démesurément, comme aspirée par en haut. La salle entière la suit, les quatre murs s’emplissent de vent, battent tout à coup comme des voiles… » (Georges Bernanos, Monsieur Ouine, presses pocket, p.39-40) Voilà qu’il tombe de sommeil l’enfantEt que se joue alors l’anamorphose duSonge l’étrange comédie des choses etCette révélation... [Lire la suite]
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24 janvier 2008

OMBRE. "AVEC DEGOÛT".

1. Ombre. "L'ombre a l'air d'être venue là exprès, pour tenir ces paroles trop précieuses au creux de ses ouates grises." (Georges Bernanos, Monsieur Ouine, Presses Pocket, p.62) La parole conservée, préservée par l'ombre dotée ainsi d'une puissance que l'atmosphère de la scène rend palpable.Il y a donc dans "l'ombre" des paroles si précieuses que la lumière pourrait les dissiper.Prose rythmée: la phrase commence par se découper en deux décasyllabes : "L'ombre a l'air d'être venue là exprès, ... [Lire la suite]
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18 janvier 2008

"VERTIGINEUSE AMIE"

"VERTIGINEUSE AMIE" "La belle route ! La chère route ! Vertigineuse amie, promesse immense !"  (Georges Bernanos, Monsieur Ouine, Presses Pocket, p.105) Les exclamatives, et leur rythme régulier, expriment le lyrisme de Philippe qui, tout songeur, déduit de son ennui qu'il n'a "jamais aimé que les routes".Ce qui nous vaut cette déclaration : "Qui n'a pas vu la route à l'aube, entre ses deux rangées d'arbres, toute fraîche, toute vivante, ne sait pas ce que c'est que l'espérance."... [Lire la suite]
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06 mars 2007

AU DESERT

L'ETRANGE ETRANGETE DU ROMAN : MONSIEUR OUINE (3)Notes sur Monsieur Ouine de Georges Bernanos (Presses Pocket) AU DESERT (p.43-47) La page 43 raconte l'agonie du père de "maman" vue par le regard de la petite fille de huit qu'elle était alors ("Michelle avait alors huit ans"). Agonie terrifiante d'autant plus que la petite Michelle fait alors l'expérience de l'étrangeté dans ce qui semble pourtant le plus familier : "Toute la nuit, sa mère exténuée trotte de la chambre à la cuisine, le parquet grince,... [Lire la suite]
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02 mars 2007

"DOUCEUR, DOUCEUR, DOUCEUR"

L'ETRANGE ETRANGETE DU ROMAN : MONSIEUR OUINE  2 "Douceur, douceur, douceur" (Notes sur Monsieur Ouine de Georges Bernanos, Presses Pocket, p.41-43) "Maman" a eu l'occasion de se confier à un curé : "L'ancien curé de Fenouille qui s'étonnait courtoisement de la trouver toujours si résignée, si docile aux volontés d'une Providence qu'elle feint pourtant d'ignorer-...". (p41-42).Son secret tiendrait en un mot : la "douceur" (huit occurrences du mot dans la page 42). Ainsi, dès la... [Lire la suite]
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26 février 2007

NOTES SUR MONSIEUR OUINE 1

L'ETRANGE ETRANGETE DU ROMAN : "MONSIEUR OUINE" DE GEORGES BERNANOS(Pages 39-40-41, édition Presses Pocket, 1985)Dans les premières lignes de Monsieur Ouine de Bernanos, il est question d'un regard de l'un dans les yeux de l'autre, et il est question aussi de l'effacement du regard : Comme ses yeux sont pâles ! On dirait qu'ils s'effacent peu à peu, se retirent... les voilà maintenant plus pâles encore, d'un gris bleuté, à peine vivants, avec une paillette d'or qui danse. (Presses Pocket p.39) L'exclamative "comme... [Lire la suite]
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