29 juin 2013

J'ECRIS DE PETITES CHOSES

J'ECRIS DE PETITES CHOSES 1."Les Ombres - retiennent leur souffle -"(Emily Dickinson, traduit par Claire Malroux) Les passantes en silenceOmbres ombres le long des mursRetiennent-elles dansLeur petite tête d'ombre assez d'été, pour, dans unSouffle, nous flamber, saucisses à néant ? 2."une chose autre que la chose"(Clément Rosset, Le réel et son double) Une bricole arrive, une chance, une tuile, d'laChose ; être réel c'est être en affaire avec les chosesAutre chose aussi vuQue toute chose en ramène d'autres deLa tribu des choses... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 16:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

28 juin 2013

GRAND OEIL AILES DE CORBEAU TROU NOIR

GRAND OEIL AILES DE CORBEAU TROU NOIR 1."Et le soleil, le soir, ruisselant et superbe,Qui, derrière la vitre où se brisait sa gerbe,Semblait, grand oeil ouvert dans le ciel curieux,Contempler nos dîners longs et silencieux"(Baudelaire, Les Fleurs du mal, pièce XCIX) Encore dans le ciboulot... à deux pas c'était... quasi cambrousse... la "blanche maison"... l'immaculée baraque...  avec des chastetés de "Pomone de plâtre" et de "vieille Vénus"... Elles se montraient pas, les statues... se planquaient au bosquet... dans l'ombre... [Lire la suite]
27 juin 2013

TOUOUT !

TOUOUT ! 1.Dans l'article "Elégie pour un fleuriste", j'évoque une chanson franglaise du groupe Il Etait Une Fois, une chanson dont le titre est A 6000 (We Don't Speak English). Je devais avoir du brumeux sur la planche à pensées, car ce n'est qu'en me levant ce matin que je pige le jeu de mots "A 6000 / Assimil". Marrant. 2."J'aime le son du Cor, le soir, au fond du bois" est un vers marrant. On le doit à Alfred de Vigny, le genre d'auteur que l'on ne lit plus guère que par hasard ou par obligation, ou par goût des vieilles... [Lire la suite]
27 juin 2013

ELEGIE POUR UN FLEURISTE

ELEGIE POUR UN FLEURISTEFantaisie sur "Gacela de l'amour imprévu", de Federico Garcia Lorca, traduit par Claude Couffon et Bernard Sesé in Garcia Lorca, Poésies III, Poésie/Gallimard n°30. Gacela, c'est un mot espagnol qui en français se traduit par "gazelle". Sinon, j'ai l'impression que ça doit désigner un genre poétique typique dont je ne sais rien parce que et puis voilà. Le "magnolia sombre de ton ventre", voilà une image jolie, qui frappe l'oeil que l'on se trimbale dans la tête et qui coupe dans le réel avec des ciseaux à... [Lire la suite]
25 juin 2013

NOTE SUR FUTURE PROOF

NOTE SUR FUTURE PROOF Le morceau Future Proof du groupe Massive Attack, ces notes, elles sonnent comme un hommage à Pierre Henry (voire à Pink Floyd), trouvez pas ? J'aime bien les collages rythmiques de Massive Attack, c'est sophistiqué, en tout cas assez pour mon petit tas de neurones, et ça sonne élégant - n'oublions pas que je suis rustre - voire mystérieux qu'elle sonne leur musique, surtout du côté des voix, mais comme je pige pas l'anglais - je suis ignorant aussi - une bête réclame pour des céréales sur MTV sonne à mes bêtes... [Lire la suite]
25 juin 2013

QUELLE PIPELETTE !

QUELLE PIPELETTE ! 1."Ta tête a les attitudes De l'énigme et du secret"(Baudelaire, Chanson d'après-midi) Ta face ta frimousse ton engoule-frites taTête mon amie mon âme mon mange-sous A je sais quoi d'énigmatique magnétique etLes électriques battements de tes cils - ô Rimbaud ! - tesAttitudes quoi ta gueule d'atmophère - ô Arletty ! -De l'aimantation qu'ils me flanquentL'énigme c'est ta troncheEt c'est pas croyable queDu farouche moi vilain je ne sais quel est tonSecret qui fait de moi un zozo assoté. Note : Ces deux sept syllabes... [Lire la suite]

23 juin 2013

PAR BERU RIEZ !

PAR BERU RIEZ ! 1."Les lumières sont froides dans le grand désert."(San-Antonio, Béru et ces dames, Fleuve Noir, 1967, p.259) Les rues du Paname Sana, l'hiver... Lumières sur la neige, ça fait mystère... Sont silencieuses féeriquement, les rues... Froides fées gelées... Dans le cristal de givre leur robe à paillettes, émiettée magique baguette... Le bleu nuit les souligne au néon... Grand trésor de Paname tout blanc... Désert qu'on y pressent d'la pantomime invisible, du fantôme glissant. 2."Des gens qui m'aiment, des gens qui... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 05:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
22 juin 2013

TENTER L'INVISIBLE

TENTER L'INVISIBLE 1.Des fois, je me demande, écrire, ce serait pas un peu tenter l'invisible, des fois, jusqu'à ce qu'il vous attrape. 2.La porte entrebâillée... la jeune femme en robe rouge... Si j'osais  se dit-elle.(cf Séraphine, France de Riga, T.2 La Blanchisserie, Glénat 2008, p.44) La maison est grande, dedans la robe rouge.Porte sur quelque conversation secrète...Entrebâillée... je regarde ses longues mains, àLa belle espionne...Jeune à courir vite dans les rues, jeuneFemme... elle est de la blanchisserie...En robe... [Lire la suite]
22 juin 2013

DEUX SOLILOQUES

DEUX SOLILOQUES 1."et cet absorbant théâtre d'ombres qu'elle se joue"(C.K. Williams traduit par Claire Malroux) Et cinoche la tignasseCet alambiqué cet infinimentAbsorbant ses lèvres bleues remuant les répliquesThéâtre... face qui s'efface... son masqueD'ombres elle parle toute seule la clodoQu'elle picole c'est pas douteux elleSe dissout peu à peu dans le décorJoue... son rôle, celui de la soliloque. 2."What next ? Nothing next ?"(C.K. Williams) "Et puis quoi ? Et puis rien ?"(traduction : Claire Malroux) Et What next ? Nothing... [Lire la suite]
22 juin 2013

D'UN COUP ZOU DANS LE TROU

D'UN COUP ZOU DANS LE TROU 1."Pourtant vivre c'est dire non, dire non est une affirmation."(Franz Kafka, traduit par Guy Fillion, Aphorismes, Joseph K. 2011, p.61) Pourtant qu'on a l'air si poli urbain civilVivre c'est bourré d'trivial jusqu'à la gueule etC'est contre le miasme qu'on s'débat, le pas propre, c'estDire qu'on veut du clair du net de l'ordre dans les chosesNon qu'on en veut pas du chiatique, d'la chienlit maisDire qu'on veut claire maison et chambre propreNon plus d'la tête des autres qu'on veutEst-elle fatigante cette... [Lire la suite]