14 janvier 2016

VOLER LE FRISSON

VOLER LE FRISSON 1. « Chaque chose est ici vraie en partie, fausse en partie. La vérité. essentielle n'est pas ainsi : elle est toute pure et toute vraie. » (Pascal)   2. Les choses... p't'ête bin vraies, p't'ête bin fausses. Et puis la vérité, la vérité, on dit ça qu'il y aurait d'la vérité, on dit ça...   3. Quelque chose de « purement vrai » ? Bah, le vrai est dans l’œil, cette objectivité du langage.   4. Rien de plus neutre que les mots. La langue, cette fée du palais,... [Lire la suite]

14 janvier 2016

PETITES LAISSES DU DIABLE LA NUIT

PETITES LAISSES DU DIABLE LA NUITDes fois, y en a qu'tout leur petit monde s'est cassé et qu'leur grelot, dans leur tête, i fait un bruit de plus en plus sinistre.1.Imaginons que la nuit est une danse laNuit une valse noire comme le diable ! La nuit le diable danse il est noir LeVampire de la pluie épuise la vitre etLes mortes chuchotent dans les songes.2.La nuit le diable danse Qu'il est farce!Vous jetez vos yeux dans les monts bleusEt des chats bottés vous les chapardent.3.La nuit le diable danse il en est si bleuCriminel qu'il... [Lire la suite]
12 janvier 2016

CINQ BREFS QUENALCIENS

CINQ BREFS QUENALCIENS   « nos jours seront broyés par le moulin du temps que tourne un dieu de tous le plus énigmatique » (Raymond Queneau, « La meule »)   1. J'aime bien l'adverbe « patatrement » employé par Queneau pour dire qu'elle « choit » des fois, la fourmi, de là oùsqu'elle grimpe.   2. Dans Queneau, l'image du « moulin du temps », qu'on finit tous en la « farine de l'air ». A qui j'la pique, cette farine-là ? Chais plus.   3. ... [Lire la suite]
11 janvier 2016

DES FOIS QU'ON S'SENT COMME

DES FOIS QU'ON S'SENT COMME   1. La pluie danse dans la rue C'est une danseuse du vent La pluie danse dans la rue Et tu t'imagines un piano.   Et tu t'imagines un piano. La pluie danse dans la rue Il y a quelqu'un qui passe En pressant le pas puisque   La pluie danse dans la rue Comme dans un film en noir Et blanc la pluie joue les   Starlettes mais la comédie Ne plaît pas au public les Rues sont vides toi aussi.   2. Des fois qu'on s'sent... [Lire la suite]
10 janvier 2016

D'AILLEURS CELUI-LÀ AVAIT UNE AUTRE VOIX

D'AILLEURS CELUI-LÀ AVAIT UNE AUTRE VOIX   1. « Il remonte… il remonte… voilà son pas encore sur le toit… Il s'approche de la lucarne… Va-t-il regarder ?… » (Maurice Leblanc, « Le Triangle d'or »)   2. Des fois Zut s'imagine, c'est dire à quel point elle n'est pas si sûre que ça d'exister.   3. Parfois je me demande si les personnages de roman ont conscience de leur être. Et si les univers parallèles peuplaient nos bibliothèques ?   4. Des fois je m'imagine que remontent... [Lire la suite]
10 janvier 2016

A SE RONGER LE CHIEN

A SE RONGER LE CHIEN1.« Je n'en finirais pas de me revoir dans ce passé. Mais toujours seul ; sans famille ; même quelle langue parlais-je ? »(Rimbaud, « Mauvais sang »)2.Et si le passé était cemiroir où lire tous nosfaits et gestes écouternos voix débiter toutessottises qui la tissentl'Histoire et nous fontzieuter touci-touça comau cinoche l'étoffe deshéros les dynasties lesprinces les consorts etles coups du sort aussitous les ressorts qu'onnous explique qu'on lesmet à jour qu'on dit onjoue les... [Lire la suite]

10 janvier 2016

DANS L'OMBRE NOIRE DE LA MARQUISE TARABISCOTÉE suivi de RIEN

DANS L'OMBRE NOIRE DE LA MARQUISE TARABISCOTÉE suivi de RIEN   1. « dans l'ombre noire de la marquise tarabiscotée » (Claude Simon, « Histoire » [détail])   « dans l'ombre noire de la marquise tarabiscotée », laquelle sortit à cinq heures, comme chacun sait.   2. Le citron en argot c'est le cerveau en avoir dans le citron signifie qu'on est loin d'être sot mais dans le citron chacun le sait ça qu'des pépins il y a c'est pour ça & puis le citron acide qu'c'est le... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 04:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
09 janvier 2016

PETITES CONSOLATIONS DE FANTAISIE

PETITES CONSOLATIONS DE FANTAISIE1.« Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;Adieu, vive clarté de nos étés trop courts ! »(Baudelaire, « Chant d'automne », I)2.« Notre âme, piteux monument »(Baudelaire, « L'irréparable »)3.« - Et la lampe s'étant résignée à mourir,Comme le foyer seul illuminait la chambre,Chaque fois qu'il poussait un flamboyant soupir,Il inondait de sang cette peau couleur d'ambre ! »(Baudelaire, « Les bijoux »)4.« Ma pauvre... [Lire la suite]
08 janvier 2016

NON MAIS L'ORAGE LES FAIT PARLER

NON MAIS L'ORAGE LES FAIT PARLER1.Ayant compris que le mythe de « l'honnête homme » est aussi illusoire que celui du « bon sauvage », la civilisation se lance à la poursuite de « l'homme moral », qu'elle confond avec le « politiquement correct ».2.Parfois, j'entends un imbécile parler d'autres imbéciles et ils appellent cela l'Histoire.3.Il a remis sa langue dans la poche, la tête sur ses épaules et le plomb dans sa cervelle, puis il est parti travailler.4.Je me demande si les mots « que... [Lire la suite]
06 janvier 2016

DE BELLES LÀ-DEDANS !

DE BELLES LÀ-DEDANS !   « Il doit s'en passer de belles là-dedans ! Une nuit, une de ces malheureuses s'échappa en chemise... » (Agatha Christie traduit par Louis Postif, « Pourquoi pas Evans ? » [« la servante qui apporta des pots de bière et donna son propre point de vue »])   « la fille à lèvre d'orange, les genoux croisés dans le clair déluge qui sourd des prés » (Arthur Rimbaud, « Enfance »)   1. Maintenant m'sieurs-dames je crois avoir dit... [Lire la suite]