10 novembre 2014

JE N'OSE INTERROGER MES PIEDS

JE N'OSE INTERROGER MES PIEDS 1."(quel spectacle s'offrirait à eux s'ils pouvaient regarder au fond d'eux-mêmes !)"(Nietzsche, Le Gai Savoir, 284) que sans doute leurs yeux leur en tomberaient dans leur dedans. 2.Trouvé dans une traduction du fragment 284 du "Gai Savoir" de Nietzsche l'expression "aveuglement utile". Verrions-nous toute la vérité, que nous la trouverions bien trop obscène pour notre humanisme si réfléchi. 3.La vérité est prise de convulsions cependant que des balles en rafales lui trouent le corps. 4.Hélas, la... [Lire la suite]

08 novembre 2014

QUAND JE M'ENNUIE JE FAIS DU BRUIT

QUAND JE M'ENNUIE JE FAIS DU BRUIT 1.L'expression "s'inscrire en faux" révèle assez la nature profonde de nos vérités. 2.Une multitude de masques ne font pas un moi. Ce ne sont que les pièces d'un puzzle sans sujet. 3.L'Histoire, ce puits d'où il ne sort que des vertiges, est avant tout l'histoire d'un puzzle qui n'en finit pas. 4."Jamais il n'a été moi."(Simenon à propos de Maigret, entretien avec Bernard Pivot, novembre 1981) 5.Le christ et le diable se sont disputés l'humain avec un tel acharnement que le coup de la croix, ça,... [Lire la suite]
08 novembre 2014

COMME ÇA TOURNE HEIN COMME ÇA TOURNE

COMME ÇA TOURNE HEIN COMME ÇA TOURNE 1.Pour l'auteur, le monde i sonne tout faux, désaccordé l'piano du monde, patraque le crapaud, niqué le bastringue. 2.C't'une chanson ? A qui qu'elle s'adresse ? Aux zoreilles, aux méninges, aux pieds si c'est pour danser. 3.Répétitions ? Jeux de mots ? C'est qu'il en fourmille du faux, d'la fosse à mensonges, d'la faucille, du cil pas vrai et du fossile. 4."Ça va finir, ça va finirQu'on sera tous des faussaires"(Francis Cabrel, "Les faussaires") 5.A force de répéter que "ça va finir, ça va... [Lire la suite]
05 novembre 2014

ET PIS DES PIZZICATI

ET PIS DES PIZZICATI "Aussi bien au pizzicato qu'à l'archet"(FRS in Jazz Magazine n°667, p.28, à propos de Paul Chambers) 1.Des fois, on se laisse prendre dans la toile d'un visage, qu'on en est tout fasciné du venin. 2."Hallow-e'en" : graphie trouvée dans la 1ère planche de "Songe d'un matin d'hiver" (in Hugo Pratt, "Les Celtiques"), ce qui me donne illico l'envie d'inventer le verbe hallow-e'ener et tous ses temps de hantise. 3.Interrogation d'une élève : "Monsieur, je suppose qu'il faut synonymer tout ça..." 4.Des fois, on a... [Lire la suite]
28 octobre 2014

D'UN PASSAGER DE PAPIER

D'UN PASSAGER DE PAPIER 1.Un temps viendra de soleil plein la rue et d'ombres affamées dégringolant des arbres, se ruant sur les passants, les chiffonnant, les avalant, les gobant. 2.Je suis un peu étonné que l'on laisse prendre des photos à l'intérieur du Louvre. On s'étonnera après que les Japonais en pondent un itou, de Louvre, avec une Mona Lisa aux yeux bridés. 3.Faut-il croire à la démocratisation de la culture ? Bah, la culture des musées et la culture populaire ont chacune leurs qualités que le temps finit toujours pas... [Lire la suite]
28 octobre 2014

SEE-SAW QU'ELLE ME RÉPONDIT

SEE-SAW QU'ELLE ME RÉPONDIT 1."Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ."(Victor Hugo, "Mors") 2."Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ."Je lui dis bonjour; elle me répondit "See-saw".Du lointain nous vinrent des échos de fanfare. 3."Et le char vaporeux de la reine des ombres"(Lamartine, "L'isolement") 4.Et la pluie laissa ses miroirs dans la rue vide"Et le char vaporeux de la reine des ombres"S'avança tiré par les chevaux de la brume. 5."L'ascenseur portait un roilourd fragile autonomeil coupa son grand... [Lire la suite]

27 octobre 2014

POUR LES ZOREILLES

POUR LES ZOREILLES 1.S'il y a quelqu'un qui me cherche, ça ne peut-être que moi. 2.ÇççççççççççççççççççççççççAh tiens un collier d'oreilles ! 3.ÇçççççççççççççççççççççççççççççççççççççççççççOù sont-ce, vus de loin, les gros yeux globuleux des Residents ? 4.Çççççççççççççççççççççççççççççççççççççç'est pas ça !Vous êtes bêtes ! C'est un mille-pattes qui danse le cancan ! 5.Ççççççççççççççççççççççççççççççççççççça s'écouteÇçççççççççççççççççççççççççççççççççççça s'écouteAutobahahahahahahahahahahahahahahahahnhnhnhnDe Kraftwerk-werk-werk-werk... [Lire la suite]
27 octobre 2014

PEUPLÉ D'OMBRES INCOMPRÉHENSIBLES

PEUPLÉ D'OMBRES INCOMPRÉHENSIBLES 1.La frappe glacée d'une cloche lente... De bizarres lamentations... Timbales tombales, c'est toujours "The Festival of Death" des Residents. 2.Nous vivons prisonniers dans le ventre d'un chienTout le monde le sait mais personne ne dit rien"(Philippe Katerine, "Les grands restaurants", album "8ème ciel") 3.Dans une autre dimension, peut-être que Le Chat de Geluck dessine les aventures de L'Humain. 4.Il y a des gens, on dirait des ombres; elles se glissent partout. 5.Entendu à la radio, dans une... [Lire la suite]
26 octobre 2014

TROIS MINIATURES IDIOTES

    TROIS MINIATURES IDIOTES (En dehors des indications qui figurent déjà dans chacune de ces trois pièces, m'est avis que ce serait marrant d'accompagner ces trois fantaisies d'une musique plus ou moins répétitive faite de percussions, de sons saugrenus plus ou moins déformés, de bruits de jungle pour la pièce 1 (façon frémissements et rythmes tropicaux plus ou moins décalés), de murmures et d'ici ou là éclats de voix et de sons de haches coupant pour la pièce 2, et enfin, pour la pièce 3, de gratouillis de guitare... [Lire la suite]
26 octobre 2014

LE LONG D'ARBRES DE PLUS EN PLUS LOINTAINS

LE LONG D'ARBRES DE PLUS EN PLUS LOINTAINS 1.Dans "Ma vie", de Henri Michaux, y en a un, i s'artrouve comme qui dirait sans lui sa vie... C'est qu'ça file... C'est qu'ça file... 2.En trois secondes... Nous voilà trait de plume... Clic de souris... Deleted. 3.Quand on a ses forces, faut s'efforcer de les garder; ne les jeter toutes dans la bataille qu'en cas de fuite de son ombre. 4.Chaque seconde, cette étincelle de passé qui file dans la nuit, le long d'arbres de plus en plus lointains. 5.Quand le miroir se met à grouiller, y a... [Lire la suite]