29 septembre 2013

COMME LE DIABLE A L'AIR SATISFAIT

COMME LE DIABLE A L'AIR SATISFAIT 1.Comme le Diable a l'air satisfait. C'est sans doute la promotion universelle des droits dits naturels qui le réjouit. J'entends souvent son rire sourd derrière les belles paroles des humanistes compatissants. 2.Je me demande parfois si l'Education Nationale à la française ne serait pas, des fois, une sorte d'expérience qui viserait à établir à partir de quel moment le troupeau des apprenants se décide à massacrer l'enseignant. 3.Comment faire rentrer le programme du baccalauréat professionnel... [Lire la suite]

29 septembre 2013

ET OU FILE TOUT ?

ET OU FILE TOUT ? 1.Je me demande où file sur son balai la sorcière verte qui dit "alone..." 2.Quelle surprise, ma belle, de se voir si rose, si gâteau, si pâteuse au miroir. 3.Deux crânes sous l'eau. Ils n'effraient pas les poissons, mais intéressent le plongeur. 4.Les photos que l'on prend des fauves nous rappellent que la nature est pleine de crocs. Notre oeil, qui se nourrit d'aberrations, les voit superbes. Les rues aussi sont pleines de crocs. On appelle cela mâchoires et dentitions, lesquelles font l'objet de soins... [Lire la suite]
29 septembre 2013

ET CETTE NOBLESSE D'ACTEUR

ET CETTE NOBLESSE D'ACTEUR 1.Selon Pascal Quignard citant Tchouang-tseu, "à quoi donc l'homme s'imagine qu'il ressemble ?" Je ne sais si les animaux ont cette faculté de s'imaginer autrement qu'ils sont. Les humains ont ce ridicule, et cette noblesse d'acteur. 2.Selon Pascal Quignard, que sont les bêtes "avant même d'êtres désirantes" ? De purs fantasmes. Puis elles dévorent. De même, les autres sont des rêves d'autres, avant qu'ils referment sur vous la puissance de leurs mâchoires, le cercle de leurs mots, la providence de leur... [Lire la suite]
23 septembre 2013

ET POURQUOI DONC QUE JE POURRAIS PAS PRENDRE DES PHOTOS AVEC CETTE BANANE ?

ET POURQUOI DONC QUE JE POURRAIS PAS PRENDRE DES PHOTOS AVEC CETTE BANANE ? 1.Lorsque le dragon a jeté sa flamme, il disparaît. On dit alors qu'il n'existe pas. 2.Certains, ce ne sont pas leurs mains qui jouent, mais les cartes qui remuent leurs mains. Parfois, ils finissent manchots. 3.Ne pas penser, c'est laisser le vent grignoter sa cervelle. 4."Sur la mer, que j'aimais comme si elle"(Rimbaud, Alchimie du Verbe) Sur la houle et ses goules chantantesLa flotte où beugle le troupeau des vents laMer derrière la mer d'autres... [Lire la suite]
22 septembre 2013

PLEIN DE NULLES PARTS

PLEIN DE NULLES PARTS 1. "Mais ?... Il y a quelqu'un dans ce sac !"(in Pétillon, La Dent creuse) C'est comme ça, les sacs, des fois, on croit qu'il n'y a personne dedans, et puis il y a quelqu'un. Et des fois, ce quelqu'un s'appelle Tour - ce qui, j'en conviens, n'est pas courant comme nom - et même qu'il est plusieurs. De là l'expression : avoir plus d'un Tour dans son sac. 2.En écrivant mes drolatismes, j'écoute un album du vieux Gentle Giant, un morceau bien bizarre qui s'appelle Alucard. A un moment, ils ont ralenti la bande on... [Lire la suite]
22 septembre 2013

J'AI BIEN ENVIE DE

J'AI BIEN ENVIE DE 1."Ville monstrueuse, nuit sans fin !"(Rimbaud, Enfance, V) Ville des tentacules s'y déploieraientMonstrueuse avec des yeux monstresNuit d'encre avec des taches de clair dedansSans jambes qui flottent et palpitent laFin des rues on s'y noue, s'y étrangle. Note : La crise économique fait se côtoyer une misère de plus en plus palpable et les prospérités restantes. Dans les établissements, quelque chose de malsain se prépare. Assez doucement encore, la France glisse vers la surveillance généralisée que légitimeront... [Lire la suite]

21 septembre 2013

DESCENDI IN HORTUM MEUM

DESCENDI IN HORTUM MEUM 1."Un monsieur en linge arrangeait sa manche"(Tristan Corbière, Duel aux camélias) Un quidam donc fut décapité unMonsieur, on lui coupa la têteEn un éclair de fer ce fut fait son Linge habille maintenant un cadavre sans têteArrangeait-il bien ses affaires je sais pasSa femme qui est-elle je sais pas laManche passe entre deux. 2."As-tu vu s'étirer l'oeil des Lazzaroni ?"(Tristan Corbière, Litanie du sommeil) As-tu vu asTu dans l'oeil l'as-tu as-tuVu l'as-tu vu leur oeilS'étirer se répandre se gondoler L'oeil... [Lire la suite]
08 septembre 2013

GRAINES D'OMBRE

GRAINES D'OMBREEn lisant les pages 7 à 16 du recueil de nouvelles "Les Ecuries d'Augias", d'Agatha Christie traduit par Monique Thies, Club des Masques n°72. 1) Pourquoi est-ce "toujours comme ça" ? Parce que, sans doute, il ne peut en être autrement. Le ça est essentiellement problématique. 2) Sur quelle propriété du langage Agatha Christie met-elle l'accent dans le second paragraphe de la page 8 ? Les mots, des fois, i masquent, les mots ; ils embrouillent, ils font du réel non plus un problème que l'on éclaircit en en précisant... [Lire la suite]
03 septembre 2013

CE QUE REVELE L'OBSCUR

CE QUE REVELE L'OBSCURNotes sur le poème "Le Crépuscule du soir", de Baudelaire, pièce XCV du recueil Les Fleurs du mal. 1."LE CREPUSCULE DU SOIR Au sujet du titre, quelle remarque pouvez-vous faire ? Le titre "crépuscule du soir" induit qu'il y a un crépuscule du matin. Ce qui ne nous étonne point, qu'il y ait crépuscule au point du jour comme il y a crépuscule au point du soir. Et quand il y a point, il y a tricoti-tricota. 2."Voici le soir charmant, ami du criminel ;Il vient comme un complice, à pas de loup ; le cielSe ferme... [Lire la suite]
01 septembre 2013

A QUOI SELON CIORAN

A QUOI SELON CIORANBrefs en lisant "Le mauvais démiurge" (cf Cioran, Pensées étranglées, Folio Sagesses, 2013). 1.A quoi, selon Cioran, l'homme n'incline-t-il pas ? Je ne sais à quoi il n'est pas enclin, le si multidirectionnel humain, qu'en tout cas, il incline aisément à la choucroute, mais avec une technique inégalée. Y a que les insectes pour être aussi efficaces. 2.A la fin du premier paragraphe du texte Le mauvais démiurge, quelle question concernant le statut ontologique de l'humain Cioran se pose-t-il ? Il se demande si... [Lire la suite]