15 août 2013

Y EN A QU'ILS SONT GONGS ALORS

Y EN A QU'ILS SONT GONGS ALORSNotes sur le poème Je suis gong, de Henri Michaux. Dans l'ire de sa sérénade, au narrateur, il n'y a pas de cuisine aménagée. Pourtant, s'il y en avait une, il pourrait y aller se faire cuire un oeuf, puisque, s'il croit que ça nous intéresse de savoir ce qu'il y a dans la mélopée de son courroux, car il y a que chacun sème ce qu'il veut dans son chant, et puis voilà, et chante ce qu'il aime, ou pas, et puis c'est tout. Que peut-on bien mettre là-dedans ? Un serpent, je suppose. C'est toujours très... [Lire la suite]

15 août 2013

CATAFALQUESTIONNAIRE

CATAFALQUESTIONNAIREQuestions sur le poème Catafalques de Henri Michaux (cf "Mes propriétés" in La nuit remue, La Biblibliothèque Gallimard n°90, p.206). 1) En quoi sont-ils faits les "petits animaux" du poème Catafalques ? 2) Que se passe-t-il si jamais, par inadvertance, on leur marche dessus et qu'on leur broie un os situé "presque au tiers de l'échine" ? 3) Quelle est la caractéristique de la phrase qui commence le second paragraphe de ce poème ? 4) L'animal qui occupe le second paragraphe a des sabots, puis en plus, il rue. A... [Lire la suite]
14 août 2013

CHOSES AUTRES ET LOUISE RENNISON

CHOSES, AUTRES, ET LOUISE RENNISON 1.Red Sonja. La case prend la page. On y voit une jeune femme aux cheveux clairs (le dessin est en noir et blanc) chevauchant une licorne. On dirait bien qu'elle entre ainsi dans quelque château d'un moyen-âge de fantaisie. Elle est gantée et semble guerrière, genre amazone superbe. Elle regarde devant elle. En bas de page : "Story : ROY THOMAS - Art : ESTEBAN MAROTO, NEAL ADAMS, and ERNIE CHUA". Un exemple de l'art des Comics américains. Source : Phénix, n°45, juin 1976, p.32. 2.Drôle de bouquin... [Lire la suite]
13 août 2013

DRAGON

DRAGONSous le titre Dragon, Jihache Dulaurens m'a fait parvenir de son ailleurs mélancolique, intense, nerveux, ce poème en prose qui a des airs de conte. Je te vois belle et resplendissante. Triste et joyeuse à la fois. Comme une reine inaccessible dans sa tour de nacre.Entourée d'un mur de feu avec comme gardien les dragons de la folie (1). Je me vois juste armé de mes mots, traçant dans le ciel des nuages en tempête qui étoufferaient de leurs larmes ce mur de feu.Les dragons se jetteraient sur moi pour me déchiqueter.D'un trait je... [Lire la suite]
13 août 2013

SABLES J'Y ZIEUTE

SABLES J'Y ZIEUTEContrevers d'après quatre vers de Tristan Corbière "Sables de vieux os - Le flot râleDes glas : crevant bruit sur bruit...- Palud pâle, où la lune avaleDe gros vers, pour passer la nuit."(Tristan Corbière, Paysage mauvais) Sables j'y zieute des villes déjà De sables étouffées anacondées deVieux humains concassés poussiérésOs coum si foudre Os Le soleil l'a rongé LeFlot peut bien y aller de sa ralanceRâle, râle, puisque tout va à crevasseDes cadavérés marchent dans de vieux papiersGlas, glas, que du glas qu'i... [Lire la suite]
13 août 2013

D'UNE CHOUSE A L'OUTRE

D'UNE CHOUSE A L'OUTRESur deux phrases du poème L'Ether, d'Henri Michaux. D'oune belle l'outre, d'ouneChouse a mervelle l'outre, d'ouneA oune, de l'outre a L'outre, sous solel coum a foudre,L'homme i faille qu'i soye oun piou cassa.Lui faille ça, l'homme, sinon i arnonche ; iDoit être cassa pour casser, car lui,D'être cassa ça lui donne des bras.Cassa, ça arme sa cassandre, et  Tous, même sans clocher ni ciel,Qu'on mourut dieu, tous, qu'onA à veille oune flamme c'est l'âme,Oun fétiche comme en poème d'Henri Michaux, oun Christ... [Lire la suite]

13 août 2013

POURQUOI ARCOCHAI-JE ?

POURQUOI ARCOCHAI-JE ? 1.Yo, j'avousse arcoché c'est certainMa pouvousse-je faire autrementJ'on voyousse qu'oun piouVoyousse qu'ombres à bougeouteOun drôle de bal d'ombresPiou me plout la chouseJ'on fousse vite à l'arcoche doncM'étousse assez entraîné pourExercé à arcocher vifA les foudroyour les outresDedans ne fousse plus que mort qui tombeEn tas qu'elles croulèrent les ombres enArmonce de vous savezI fit brute en moi iFit comme si ombresNoir bal d'ailes dans mon espritCoum si elles étoussent déjà làDans ma cervelle glisséesOun... [Lire la suite]
12 août 2013

JE ME DEMANDE DE QUOI

JE ME DEMANDE DE QUOI 1.Tu t'en vas sans moi, mon ombre. Je me demande de quoi on va encore pouvoir m'accuser. 2.Ne laissez pas votre ombre traîner dans la rue. Elle pourrait partir avec un autre. 3.Que fait donc la vie, quand elle ne roule pas des mécaniques en roulant des cigarettes, avec cet air qu'elle a toujours de vouloir vous rouler dans la farine ? 4.Pourquoi le narrateur tutoie-t-il sa vie ?Parce qu'il la connaît comme s'il l'avait faite. 5."Alors résolument j'y mis du chameau"(Henri Michaux, Intervention) Alors... [Lire la suite]
12 août 2013

RIEN DE PLUS CERTAIN QUE LE PEUT-ÊTRE

RIEN DE PLUS CERTAIN QUE LE PEUT-ÊTRE 1.Il vaut mieux avoir un oeil sur la pluie. Elle tombe, c'est entendu. Mais on ne sait jamais. 2.Parfois les fenêtres se volatilisent, s'envolent, se jettent par la fenêtre. 3.Le XXème siècle fut le siècle de la mode et de l'effeuillage. 4.L'alcool fait grincer l'arlequin et désillusionne l'illusionniste. 5.Quand je vous disais qu'il fallait tenir la pluie à l'oeil : regardez cette femme, elle va disparaître. 6.La modernité tend à farcir le réel de liens, de fils, de cables, de connections.... [Lire la suite]
11 août 2013

DANS LES LIGNES D'UNE MAIN LIBRE I

DANS LES LIGNES D'UNE MAIN LIBRE IEn lisant Les Mains libres, de Paul Eluard et Man Ray, Poésie/Gallimard, 2013.Légendes. 1.La femme rompant l'oeil s'est couchée sur le pont et trempe le fluide pilier de sa chevelure dans la rivière. 2.Quelque part, l'aiguille à tricoter le réel, plantée dans la pelote de terre. 3.Le loup blanc ferme ses yeux. Le voilà - à s'y méprendre - toile blanche. 4.En écartant le réel, on réveille un oeil originaire et très étonné. 5.Lorsque le fantôme lui-même abandonne le château, alors la songeuse... [Lire la suite]