01 juin 2013

VERS LA RIDE ET LES GRIMACES

VERS LA RIDE ET LES GRIMACES 1."Elle me trouvait trop drôle !... J'en aurais pleuré !..."(Céline, Le Pont de Londres) Elle me fascina ravioliMe tarabusta du couteau de ses lèvresTrouvait pas assez de désosser les corbeauxTrop qu'elle brillait la miretteDrôle de fille la jeteuse de puitsJ'en fus fasciné j'enAurais bouffé du feuPleuré des trèfles des as des piques. 2."Et les ouvrent grands comme des soucoupes"(Serge Gainsbourg, Les millionnaires) Et, l'oreille aiguisée,Les murs, ils les éventrent, et ces ventres, ils lesOuvrent,... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 03:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,

31 mai 2013

JUSQU'AUX CENDRES

JUSQU'AUX CENDRESBrefs, avec des citations et des bouts de, ici en italiques, tirées de Clément Rosset, Le réel et son double, édition de poche, folio essais n°220. 1.... ce que je suis... forcément, j'aurais pas aimé l'être... 2.Notre vie consciente... émiettée... dispersée dans la nébuleuse des points de suspension... 3.... ne jamais pouvoir se répéter... monde des uniques... ce qui est : une somme d'unicités... d'imprévisibles. 4.L'Histoire tente de donner de la visibilité à ce qui était radicalement imprévisible, et qui le... [Lire la suite]
31 mai 2013

EN TOUT CAS J'ESSAIE

EN TOUT CAS J'ESSAIEBrefs et citations de et d'après Jules Laforgue (elles sont en italiques). 1....se ruer dans l'inconnu... chien sur la piste... fantôme qui ne reconnaît pas son lieu... 2.Le vent qui n'a pas décoléré... du coup, il souffle à nous décoller de nos ombres. 3.Vous verrez mes voiliers... une fois dépliés... mes voiliers... zieuterez... du papier, dépliés i seront, mes voiliers... cocottes... cinglantes à flaques... ah les démarrées ! Vous verrez mes jongleurs aussi... les mains qu'ils ont... pleines d'invisible... ... [Lire la suite]
29 mai 2013

FORCEMENT L'ENIGME

FORCEMENT L'ENIGME 1."Je pratique... disons... "l'ironie facile"... si difficile... mm... à comprendre..."(Makyo, Vicomte, Balade au bout du monde, Glénat, p.27 [Le Narquois]) Je dis de la vipère, Pratique l'incisive, Disons la vacherie, je fais deL'ironie - ô la sainte garce !Facile souvent qui fait feu de la moindre brindille,Si injuste et si précise, si gifle, siDifficile à saisir, si porte-à-faux, Mm... n'est-ce-pas ? Oui, je sais,A piger cette moquerie de tout, àComprendre, pas évident... ça dégoûterait plutôt. 2."Elle sortait... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 04:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
26 mai 2013

TROP CHOSE

TROP CHOSE 1."Trop chose. Comment donc ! mais ma seule présence"(Jules Laforgue, Complainte des consolations) Trop... comment dire ?... TropChose, voilà ce que j'suis. D'ailleurs,Comment faire autrement ?Donc on est c'qu'on est, et pis c'est tout...Mais imprévisible tout de même, non ?Ma pomme, on la calcule pas comme ça, non ?Seule une magicienne... - ça n'existe pas ! laPrésence en tout cas d'mon ombre... m'avez compris... 2.Ses charmes et ses chants en tout cas s'étaient tus. Ses charmes à l'aut' ravisseuse à dents, sesCharmes,... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 11:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
26 mai 2013

LANGUE DES LIGNES

LANGUE DES LIGNES 1."Quand de tous ses yeuxle bois surveillaitl'obscur observait"(Arlette Chaumorcel, Noir et Blanc sur le Village, Editions de l'Epinette, 2012, p.54) Quand vous passez par les là-basDe soleil coupé d'ombre,Tous les invisibles, presque tous, se taisent ;Ses créatures, il les tient, le là-bas... SesYeux, cette longue traîne de regards, guettentLe promeneur - c'est que leBois aime la discrétion. Souvenez-vous comme ilSurveillait vos faits et gestes,L'obscur, comme il vous Observait, l'obscur, comme il s'obstinait. ... [Lire la suite]

25 mai 2013

ABOLISSANT L'BIBELOT

ABOLISSANT L'BIBELOT 1."lamentable âme en peine, par les couloirs hantés"(Jean Ray, Malpertuis, J'ai Lui "Science-fiction" n°1677, p.71) Lamentable à pousser un cri sur un pont,Âme de travers dans un corps tordu, En mélancolie son âme, pleine de Peine, elle traîne - tiens ! elle déclame du Laforgue -Par les longs corridors, passe ululante, même que Les flambeaux en tremblent dans les Couloirs qui n'en finissent pas de tisser,Hantés qu'ils sont, la toile de Maître. 2."l'appel d'une cloche mystérieuse perdue dans d'insondables... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 20:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,
25 mai 2013

GENRE J'SUIS PLUS LA

GENRE J'SUIS PLUS LA 1."Ton coeur s'enflamme pour ce qui glace d'effroi."(Sophocle, Antigone, traduit par Robert Pignarre, GF Flammarion n°1023, p.45) Ton palpitant i fait rien qu'à tonCoeur s'épater du terrible, ton coeur, S'enflamme aux catastrophes, s'enflammePour les dégringolades, pourCe qui est bien malheureux, pour ceQui vire vinaigre, vilain vertige, venin, pour ce quiGlace les sangs et les visages, glaceD'effroi et fait fuir, à toutes jambes, cheveux dressés. Note : C'est Ismène qui dit cela ("Ton coeur s'enflamme pour ce... [Lire la suite]
24 mai 2013

CHATS PUIS VOLTIGE DU PALPITANT (travail en classe)

CHATS PUIS VOLTIGE DU PALPITANT (travail en classe) La fin de l'année approchant, et la classe partant sous peu en stage, j'ai consacré l'une de mes dernières heures de cours au petit jeu du contrevers.Pour le premier texte, c'est un vers du poème Les Chats, de Baudelaire, qui servit de thème : "Les chats puissants et doux, orgueil de la maison" Je leur ai donc donné quelques principes de base du contrevers (principe de l'acrostiche, nécessité du rythme, d'une musique, d'un ton, vivacité de la surprise...), et nous travaillâmes... [Lire la suite]
24 mai 2013

ET MOI COGNE-DANS-L'VIDE

ET MOI COGNE-DANS-L'VIDE 1."Il se frappe le crâne, toc ! toc ! toc !... ça sonne creux d'os..."(Céline, Le pont de Londres, folio n°230, p.175) Il est tout embêtéSe remue la neuronale nébuleuse, seFrappe le point d'interrogation, Le ciboulot lui bout, leCrâne le tempête, Toc ! Y a quelqu'un ?Toc ! Y a personne alors ?Toc ! Excusez-moi, je croyais qu'il y avait quelqu'un... ça répond pas là-dedans,Sonne vide, un long ah dans la tête...Creux, melon cosmos évidé... creuxD'os, le néant souffle dedans, ça fait pffffff. Note : le "Y a... [Lire la suite]