11 novembre 2013

CHORUS

CHORUS Chorus : "En jazz, improvisation sur la durée du thème." (Le Robert, 1997). 1.Le coq dresse sa crête de vieille lézarde tandis que la poule a l'air de vouloir pondre par votre bouche. 2.Le mur rapproche les lèvres de la passante qui, de son index vertical, vous recommande le silence. 3.L'orage ouvre sa mâchoire d'éclairs. 4.L'assassin siffle en secret ses menaçantes serinades. 5.La voyageuse, légère, frisotte. 6.Les poules du couvent couvent, et soupirent. 7.La flûte, parfois, rappelle qu'elle est la fille fêlée du... [Lire la suite]

06 novembre 2013

ARMOIRE

ARMOIRE Comme dans ce roman d'Agatha Christie - roman dont il venait d'achever la lecture, et dont la couverture présentait, sous le nom de l'auteur en capitales d'imprimerie, et sous le titre ("à l'hôtel bertram"), dont l'absence de majuscules témoignait d'une mode qui eut cours dans les années 70, et même, lui semblait-il, jusqu'au début des années 80, mode qui tendait ainsi à ne pas singulariser les noms propres, et à faire des titres et des appellations de simples énoncés, des séquences linguistiques sans autre intérêt que d'être... [Lire la suite]
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08 avril 2012

PHRASES ARRACHEES AUX MEMOIRES DU DOCTEUR WATSON (4)

PHRASES ARRACHEES AUX MEMOIRES DU DOCTEUR WATSON (4) "Au nombre de ces histoires sans conclusion figure celle de M. James Philimore qui, rentrant chez lui pour prendre son parapluie, ne reparut plus jamais." (Conan Doyle, Le Problème du Pont de Thor in Les Archives de Sherlock Holmes, traduit par Evelyn Colomb, Robert Laffont, coll. Bouquins, 1989). 1. Cette affaire de parapluie sollicita longtemps l'intelligence de Sherlock Holmes sans que le problème puisse être résolu de manière satisfaisante pour l'esprit, fût-il obtus comme... [Lire la suite]
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08 avril 2012

PHRASES ARRACHEES AUX MEMOIRES DU DOCTEUR WATSON (3)

PHRASES ARRACHEES AUX MEMOIRES DU DOCTEUR WATSON (3) "Au nombre de ces histoires sans conclusion figure celle de M. James Philimore qui, rentrant chez lui pour prendre son parapluie, ne reparut plus jamais." (Conan Doyle, Le Problème du Pont de Thor in Les Archives de Sherlock Holmes, traduit par Evelyn Colomb, Robert Laffont, coll. Bouquins, 1989). 1. Lowenstein. Voilà le genre de nom qui sentait son grimoire, son laboratoire secret, ses recherches occultes, ses éprouvettes frémissantes, son trafic de cadavres, son chat noir, son... [Lire la suite]
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04 avril 2012

PHRASES ARRACHEES AUX MEMOIRES DU DOCTEUR WATSON (2)

PHRASES ARRACHEES AUX MEMOIRES DU DOCTEUR WATSON (2) Pan pan. Le lascar tira son ad patres parabellum et avec tira bis repetita Pan pan ! Fichtre ! dans la cuisse, la guêpe ! Touché, le toubib pensai-je dans un éclair de lucidité entre deux émissions de télé, cependant que je vis la tronche du gars se décaler soudain avec sa bouche qui se tordit drôle sous son crâne qui venait de rencontrer la réalité du revolver de Holmes, avant d'entraîner toute sa carcasse vers le plancher où il s'écroula la face en sang et c'est bien fait. Pâle... [Lire la suite]
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04 avril 2012

PHRASES ARRACHEES AUX MEMOIRES DU DOCTEUR WATSON (1)

PHRASES ARRACHEES AUX MEMOIRES DU DOCTEUR WATSON (1) Platane. Derrière chez nous y avait une cour. Dedans, un platane tout seul. Jadis, pour faire romantique, on aurait écrit "solitaire". L'automne lui effeuillait ses dernières, au camarade platane. Moi, je m'habillai, - à chaque fois que j'écris "je m'habillai", je me vois en train de nouer ma cravate, ce qui est idiot puisque je n'en porte jamais de cravate -; c'est comme ça, y en a toujours qui s'habillent pendant que d'autres se dépouillent. Bouche méchante. Le gaillard qui... [Lire la suite]
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18 décembre 2008

DES ORNEMENTS

DES ORNEMENTS Voici que, consultant le Couperin de Pierre Citron dans la collection "Solfèges" des Editions du Seuil (1958, p.104, ce qui en rappelle des ponts anciens et des photos en noir et blanc), je lis cette citation faite par Pierre Citron de Wanda Landowska sur l'ornement, cette "nécessité organique d'une phrase qui, pour vivre, a besoin de s'épancher, de se gonfler, de se tendre et de se détendre, de redire en insistant", cet art sur mesure donc de l'ornement, dont Couperin fut un maître, et qui est... [Lire la suite]
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25 juillet 2008

OMBRES SOUS LA LUNE

OMBRES SOUS LA LUNE Mon ombre sous la lune, - tiens ! prends-en une, de cigarette, colle-la dans la fente de ta gamelle, cette lucky, cette craven, cette camel tandis que bat son plein la fête des vivants, des amoureux dans les restaurants, et que le vin coule, des frites et des moules qu'on a pris avec du vin blanc ; pas de vent ; il fait chaud ; sous le ciel sombre et bleu ; il fait chaud on est-y pas bien ? on est-y pas heureux ? tandis que le temps passe, qu'on a encore des cheveux à mettre au vent, des cheveux dans le bleu... [Lire la suite]
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15 juillet 2008

EN LISANT ADELE

EN LISANT ADELE Ouvrant l'album des "Aventures Extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec" de Tardi, dont la paronomase du titre l'amuse (Adèle et la Bête / La Belle et la Bête), voilà qu'il y a ce bleu de Prusse sur Paris et sur les carcasses antédiluviennes parmi lesquelles ce gros oeuf qui, d'ici quelques cases, jettera dans la nuit un étrange volatile, "une sorte de gros oiseau rouge avec un bec plein de dents ! J'vous l'dis, chef, j'ai pas picolé" (Adèle et la Bête, page 6 de l'édition Casterman) clame le piéton de... [Lire la suite]
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07 décembre 2007

A CROQUER

A CROQUER Et son oeil attiré par quelques traits colorés, - quelques traits et voilà le croquis fait! -, lui fit tourner les pages du manuel de français qu'il feuilletait en écoutant distraitement la télévision pour retrouver ce bref instant de dessin contrastant avec la patience le long travail de confection et tant de mains et d'habileté pour sortir des ateliers ces vêtements qui se déposeront sans faire un pli sur les longilignes corps des mannequins lors des prestigieux défilés où ces girafes de luxe avec leurs jambes... [Lire la suite]
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