21 mars 2012

EN RELUQUANT LE VAMPIRE

EN RELUQUANT LE VAMPIRE  Je tombe sur ce film Vampyr de Dreyer(1932) Un cauchemar en gris on dirait     Comme si la brume des fantastiques de     Tout s'était emparée s'était incarnée     Avait pris forme de démon la dévorant     L'âme lui flanquant à la place jaloux     Regard et convoitise et désir malsain     On voit ça on reluque ça on s'fascine     Dans l'acte des visages dans les yeux     Dans les corps... [Lire la suite]
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29 décembre 2008

REVELATEUR

REVELATEUR « Le poète est ce révélateur. » (Henri Bergson, La pensée et le mouvant) Révéler est ainsi une fonctionDe poète Que révèle-t-il sinonLeur propre langue à ces êtresAgités et bavards La poésie lePlus nuancé le plus brutal desArts sans doute puisque pleineDe tous les sentiments qu’elleEst la langue pleine de toutesLes choses de nous avec toutesLes douleurs de nous la langue Patrice HouzeauHondeghem, le 29 décembre 2008 
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29 décembre 2008

CITRON

CITRON L’antiseptique citronElle en mange un demiA la cuillère afin deSoigner sa gorge elleDit refroidie par cetHiver sa voix entaméePar les épines de cetHiver elle accompagneCe citron de miel carLe miel ça apaise ditElle est-ce si sûr çaQui se suppose l'amerCitron puis qui couleLe miel dans la gorge Patrice HouzeauHondeghem, le 29 décembre 2008
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28 décembre 2008

SANG POISSONS SANG

SANG POISSON SANG (Pour rythmique lourdeacide électrique orgueet guitare insinuante) Sang poisson sangLe corps fut trouvéSang poisson sangSang j’ai vu sangSur le sable gris àL’aube ce qui remuaSang poisson sangSang j’ai vu sangA l’heure poissonL’aube ce qui remuaBeaucoup de bouchesA l’heure de midi àL’heure poisson àL’aube l’été sangSang poisson sangSang j’ai vu sangOù le soleil gong àMidi vibrant lent àL’heure de midi quiRemua les bouches àL’heure poisson àL’aube sable grisCorps trouvé sangSang poisson sangSang j’ai... [Lire la suite]
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05 novembre 2008

LES MOUILLETTES DU DESTIN

LES MOUILLETTES DU DESTIN Par la fenêtre je les vois quiLes perspectives des toits quiS’entrecroisent Le ciel est duBleu que l’on raffine que l’onRoule entre ses doigts je voisQu’il remue son accordéon lentEtincelant et sa valse jadis àDistiller de la nostalgie DoncJe m’attends à ce que sorte deCes tentures quelque main trèsHabile à déployer les cartes àFaire apparaître soudains jeuxD’optique coquetiers aux lunesCuites à point à la lave jauneOù plein d’un souvenir de painPerdu dans un temps d’il n’y aPlus lave jaune où les... [Lire la suite]
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19 octobre 2008

A LA LUNE (C'est justifié!)

A LA LUNE (C'est justifié!) Je dis des choses à la luneQui est la marraine communeDe ceux quand tombe le soirQui les mettent leurs noirsRegards loin de ces humainsMobiles bavards et si vainsC'est que la sourde oreilleD'une bouille sans cervelleLa lune Y a rien à en tirerQue songe creux ou coupletsA comptines ou ces caillouxPour physiciens Moi dessousLa lune m'en fous c'est pasLa lune qui fait mes repas. Patrice HouzeauHondeghem, le 19 octobre 2008
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08 octobre 2008

LA VOILA, LA GRANDE MORTE

LA VOILA, LA GRANDE MORTE « La voilà, la grande morte, couchée dans la claire et pâle lueur là-bas dans un pré bourbeux tout contre un bosquet de roseaux. » (Katarina Frostenson traduit par Christofer Bjurström, Position in Canal, Maison de la Poésie Nord/Pas-de-Calais, édition bilingue, 1998, p.39) La voilà, la grande morte,C’est que ça cause aussi àN’en plus finir des brefs,Du chien d’arrêt des mortsLa voilà, la grande morte,La prévue pour le pré toutBoueux bourbeux à y resterPlanté mélancolique... [Lire la suite]
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03 octobre 2008

DANS LES RIDEAUX LES VISAGES

DANS LES RIDEAUX LES VISAGES Dans les rideaux les visagesMouvants comme le vent commeLe sable aux lignes qui fontCes imperceptiblement gestesSans main on dirait FantômasAux corridors suburbains s’yDissimulent miroirs pendulesTigres amazones dans un ventArrêté puzzle des fictions àHanter l’ombre dans le sableDes rideaux les visages d’unRécit sans cesse repris sansCesse laissé épisodes à sagaSpectrale une autre demeure. Patrice HouzeauHondeghem, le 3 octobre 2008
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08 septembre 2008

DE LA POETIQUE DEGUISEE

DE LA POETIQUE DEGUISEE « Ne se pourrait-il pas qu’elle fût, comme chez Joyce ou T.S. Eliot, une poétique déguisée ? » (Lucien Dällenbach, Claude Simon, Les Contemporains, Seuil, 1988, p.138) « De là à inférer que le roman tend à réaliser sa thématique au niveau proprement esthétique et à se présenter comme un cosmos où la mise en œuvre de l’analogie, tout admirable qu’elle est, ne constitue qu’une pièce parmi d’autres, fût-elle la pièce maîtresse, il n’y a qu’un pas qu’une relecture du livre dans cette optique nous invite... [Lire la suite]
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11 août 2008

GOTHIQUERIE

GOTHIQUERIE « Tous étaient là, autour de la table inondée de lumière.  Mais Jane me tirait une langue d’un pied et pendait à côté du lustre. Elfrida, tassée dans un fauteuil de velours, ricanait à ma vue et plongeait ses deux mains dans son ventre débridé d’où s’échappait une fumante tripaille.   Au milieu de la table, baignant dans une sauce sanglante, la tête de Barnaby hurlait et me lançait d’effroyables injures. »(Jean Ray, M. Gallagher went home in Les derniers contes de Canterbury, Le Masque fantastique, p.66) ... [Lire la suite]
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