13 août 2013

POURQUOI ARCOCHAI-JE ?

POURQUOI ARCOCHAI-JE ? 1.Yo, j'avousse arcoché c'est certainMa pouvousse-je faire autrementJ'on voyousse qu'oun piouVoyousse qu'ombres à bougeouteOun drôle de bal d'ombresPiou me plout la chouseJ'on fousse vite à l'arcoche doncM'étousse assez entraîné pourExercé à arcocher vifA les foudroyour les outresDedans ne fousse plus que mort qui tombeEn tas qu'elles croulèrent les ombres enArmonce de vous savezI fit brute en moi iFit comme si ombresNoir bal d'ailes dans mon espritCoum si elles étoussent déjà làDans ma cervelle glisséesOun... [Lire la suite]

12 août 2013

JE ME DEMANDE DE QUOI

JE ME DEMANDE DE QUOI 1.Tu t'en vas sans moi, mon ombre. Je me demande de quoi on va encore pouvoir m'accuser. 2.Ne laissez pas votre ombre traîner dans la rue. Elle pourrait partir avec un autre. 3.Que fait donc la vie, quand elle ne roule pas des mécaniques en roulant des cigarettes, avec cet air qu'elle a toujours de vouloir vous rouler dans la farine ? 4.Pourquoi le narrateur tutoie-t-il sa vie ?Parce qu'il la connaît comme s'il l'avait faite. 5."Alors résolument j'y mis du chameau"(Henri Michaux, Intervention) Alors... [Lire la suite]
08 août 2013

AH QUE N'A-T-ON DIT SUR AKHENATON

AH QUE N'A T'ON DIT SUR AKHENATONTout ça inspiré par quelques vers de Tristan Corbière. 1.Dans le poème Bohême de chic, le je dis (même si c'est dimanche) sur le ton impératif qui n'admet d'imperméable que s'il pleut :"Ne m'offrez pas un trône !A moi tout seul je fris"(Tristan Corbière, Bohême de chic cité dans Al Médicis et Don Goncourt, "Le Joker et les dix huit petits cochons contre Sisi impératrice, ratrice, ratrice, ratrice, trice, trice, trice" (1), p.432) C'est donc que le narrateur est tout à fait oeuf, ou poisson pané, mais... [Lire la suite]
06 août 2013

NON-SENS ET PHILOSOPHIE POLITIQUE

NON-SENS ET PHILOSOPHIE POLITIQUE En lisant quelques pages de La Dent creuse, de Pétillon et en écoutant philosopher la radio. "Et si j'ai la clef, je pourrai savoir de quelle énigme il s'agit."(Pétillon, "La Dent creuse", Edition de poche J'ai Lu BD, 1988, p.17 [Jack palmer]) 1."Surmené ! Je vais épouser un type surmené !" s'écrie la ravissante de la page 10. Certes, en général, c'est après, par la suite, plus tard quand même, qu'ils sont surmenés, les types qu'on épouse. 2.Evidemment, un passage secret, s'il n'est plus secret,... [Lire la suite]
02 août 2013

ET MÊME SI PERSONNE N'EST SON NOM

ET MÊME SI PERSONNE N'EST SON NOM 1.Entendu sur France Culture, ce matin, que Baudelaire, condamnait "la prédilection des Français pour les métaphores militaires. Toute métaphore ici porte des moustaches." (cf Baudelaire, Journaux intimes). Ainsi peut-être condamnait-il le terme "Avant-garde", comme on peut le penser à la lecture des lignes suivantes : "Littérature militante. - Rester sur la brèche. - Porter haut le drapeau. - Tenir le drapeau haut et ferme. - Se jeter dans la mêlée. - Un des vétérans. - Toutes ces glorieuses... [Lire la suite]
09 juillet 2013

JONGLER D'LA LUNE

JONGLER D'LA LUNE 1."Je sens vibrer en moi toutes les passions"(Baudelaire, La Musique) Je sens chais pas quoi tout l'temps vivre qu'c'est je Sens bien que c'est étrange un peu tout de même vivre Vibrer des cordes à de drôles d'instruments que j'sensEn quoi qu'ils sont faits tous ces instruments que j'sensEn mes oreilles sifflépercutent sifflépercutent En moi ils sillonnent & fuséfizzent & tchouchouckent Toutes les vaches en moi les regardent passerLes vaches floues et leursPassions aussi passions que mes organes. 2."En... [Lire la suite]

05 juillet 2013

NI SI PAS NI PAS TANT NI TANT BIEN

NI SI PAS NI PAS TANT NI TANT BIENBrefs en jetant un oeil par ci, un oeil par là, et un autre aussi dans La nuit remue, de Henri Michaux, La bibliothèque Gallimard n°90. Citations entre guillemets. 1."En sortant, je m'égarai." Du coup, je ne m'y retrouvais plus. J'étais pourtant bien là il y a un instant, non ? 2."Je resterai là jusqu'à ma mort." Et plus, si affinités. 3."Je pensais, n'est-ce pas" Hein que je pensais, je pensais, non ? 4."Oh ! l'eau, toutes ces eaux par le monde entier !" Des fois, je me dis qu'elles... [Lire la suite]
30 juin 2013

DIX PRESQUE RIENS AVEC LE CAFE DU MATIN

DIX PRESQUE RIENS AVEC LE CAFE DU MATINSur des bribes, des miettes, des p'tits bouts de La nuit remue, de Henri Michaux, La Bibliothèque Gallimard n°90. "Collés à sa manière,Marchant grenu,Ecrivant rompu"(Henri Michaux, Marchant grenu) 1."c'est d'être seul" C'est ennuyeux D'être sans personneSeul quoi on n'a plus à tuer que du temps. 2."j'ai parfois rendez-vous" J'ai de ces idées Parfois je me fixe à moi-mêmeUn rendez-vous auquel je ne me rends pas, évidemment. 3."Et puis dans l'espace" Et nous allâmes par monts et par vauxPuis... [Lire la suite]
28 juin 2013

GRAND OEIL AILES DE CORBEAU TROU NOIR

GRAND OEIL AILES DE CORBEAU TROU NOIR 1."Et le soleil, le soir, ruisselant et superbe,Qui, derrière la vitre où se brisait sa gerbe,Semblait, grand oeil ouvert dans le ciel curieux,Contempler nos dîners longs et silencieux"(Baudelaire, Les Fleurs du mal, pièce XCIX) Encore dans le ciboulot... à deux pas c'était... quasi cambrousse... la "blanche maison"... l'immaculée baraque...  avec des chastetés de "Pomone de plâtre" et de "vieille Vénus"... Elles se montraient pas, les statues... se planquaient au bosquet... dans l'ombre... [Lire la suite]
16 juin 2013

MIEUX VAUT N'PENSER A RIEN

MIEUX VAUT N'PENSER A RIEN 1."Mieux vaut n'penser à rienQue n'pas penser du toutRien c'est déjàRien c'est déjà beaucoupOn se souvient de rienEt puisqu'on oublie toutRien c'est bien mieuxRien c'est bien mieux que tout"(Serge Gainsbourg, Ces petits riens) 2.Tulipe noire, la nuit. Sans tige, ni pétales. Et qui emprunte ses parfums. 3.Ironie à la radio à propos de cette citation attribuée à Johnny Hallyday : "Il faut remettre les pendules à leur place." Il a raison cependant, Johnny, il faut bien remettre les pendules à leur place, si... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 04:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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