01 février 2017

J'ECRIS PARCE QUE JE PREFERERAIS NE PAS

J'ECRIS PARCE QUE JE PREFERERAIS NE PAS   1. J'écris parce que je préférerais ne pas.   2. Avec ma parka à capuche et mon chien malade, je me fais l'effet du moine gelé de la vieille légende que je n'ai pas encore écrite.   3. J'écris parce que les mots me manquent.   4. J'écris parce que c'est la seule chose que.   5. J'écris parce que j'aime.   6. Des fois je panique dedans ma tête que le singe de la jungle de ma tête il ne sait plus où est passé l'homme dans toute cette agitation là. ... [Lire la suite]

16 janvier 2017

JE LES VOIS MOI ET JE ME DEMANDE

JE LES VOIS MOI ET JE ME DEMANDE1.Au hasard des pages, je tombe sur cette définitive : « Il est dangereux de jouer avec l'acide cyanhydrique… et tout le monde le sait ! ».cf « Meurtre au champagne » d'Agatha Christie, adapté par Michel Le Houbie, p.109, Club des Masques n°20.2.Il est assez tentant de faire suivre l'adjectif « mystérieux » par cet autre adjectif : « sacré ». Surtout au féminin. Strange n'est-ce ?3.« Suspendue au-dessus de toiDans un hélicoptèreUn... [Lire la suite]
20 juin 2016

DANS LA CHAMBRE GOTHIQUE

DANS LA CHAMBRE GOTHIQUE   Notes drolatiques sur « La Chambre gothique », d'Aloysius Bertrand.   « Nox et solitudo plenae sunt diabolo. »   Les Pères de l'Église.   « La nuit, ma chambre est pleine de diables. »   - « Oh ! la terre, - murmurai-je à la nuit, - est un calice embaumé dont le pistil et les étamines sont la lune et les étoiles !    Et les yeux lourds de sommeil, je fermai la fenêtre qu'incrusta la croix du calvaire, noire dans la... [Lire la suite]
20 mars 2015

DES OMBRES FANTASTIQUES A LA QUESTION DE L'AUTHENTICITE D'UN PROVERBE

DES OMBRES FANTASTIQUES A LA QUESTION DE L'AUTHENTICITE D'UN PROVERBEEn lisant « Malpertuis » de Jean Ray, édition de poche J'ai Lu n°1677.1.Des « ombres fantastiques » s'élèvent dans la page 132 ; elles sont ce que nous réveillons. La langue dote les ombres de possibles surnaturels ; comment, dès lors, ne pas en avoir confusément peur ?2.p.45, l'abbé Doucedame remarque que l'on « mangeait mal à la table de Minos ». Manière de dire que si l'on mange mal aux Enfers, la bonne cuisine est donc... [Lire la suite]
15 juin 2012

FOU RIRE ET MASQUE BLANC

FOU RIRE ET MASQUE BLANC Notes sur le poème La viole de Gamba (Aloysius Bertrand, Gaspard de la Nuit, Livre I, "L'Ecole flamande", pièce VII, Livre de Poche n°16103, édition établie et annotée par Jean-Luc Steinmetz). 1. Le titre du poème est "La viole de Gamba" : Instrument à cordes qui nécessitait l'appui des genoux pour que l'on en jouât. Habituellement appelé "viole de gambe" (viole de jambe), l'instrument était tenu verticalement et l'archet en frottait les cordes, glissant toutes sortes de mélodies, des plus mélancoliques aux... [Lire la suite]
12 juin 2012

LE CHAT DANS LA LANTERNE

LE CHAT DANS LA LANTERNE Notes sur le poème Le Falot (Pièce III du Livre II, "Le vieux Paris", du Gaspard de la Nuit d'Aloysius Bertrand) L'édition utilisée est celle du Livre de Poche n°16103, établie et annotée par Jean-Luc Steinmetz. 1. "Le masque : - Il fait noir ; prête-moi ta lanterne. Mercurio : - Bah ! Les chats ont pour lanterne leurs deux yeux. ... [Lire la suite]
10 juin 2012

AU-DELA DES LAMES

AU-DELA DES LAMES "Toi qui reposes paisiblement au lit de la tente, souviens-toi toujours qu'il ne s'en est fallu peut-être aujourd'hui que d'un pouce de lame pour percer ton coeur." (Aloysius Bertrand, La nuit d'après une bataille, V, Pièces détachées de Gaspard de la Nuit, cf édition établie par Jean-Luc Steinmetz, Livre de Poche n°16103) Le réel est plein de lames. Elles sont là pour éviter que vous vous y tranchiez les veines, la gorge, le flanc. C'est ainsi que vous mettez chaque jour en pratique cet impératif de votre enfance... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 01:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
10 juin 2012

C'EST QU'IL S'AGIT DE S'OCCUPER LE FANTOCHE

C'EST QU'IL S'AGIT DE S'OCCUPER LE FANTOCHE En feuilletant le Gaspard de la Nuit d'Aloysius Bertrand 1. "Je riais d'entendre un esprit que trempait l'averse" (Aloysius Bertrand, Le falot) Un esprit que trempait l'averse est-il un esprit mouillé ? Un esprit humide peut-être ? Quant à l'averse, est-ce si sûr qu'elle puisse tremper l'esprit ? Ne fait-elle pas autre chose que de le traverser ? A moins que cette averse soit-elle même un fantôme... 2. Hier, mon médecin m'a dit que l'alcool ancrait les état dépressifs dans le cerveau. En... [Lire la suite]