03 septembre 2013

CE QUE REVELE L'OBSCUR

CE QUE REVELE L'OBSCURNotes sur le poème "Le Crépuscule du soir", de Baudelaire, pièce XCV du recueil Les Fleurs du mal. 1."LE CREPUSCULE DU SOIR Au sujet du titre, quelle remarque pouvez-vous faire ? Le titre "crépuscule du soir" induit qu'il y a un crépuscule du matin. Ce qui ne nous étonne point, qu'il y ait crépuscule au point du jour comme il y a crépuscule au point du soir. Et quand il y a point, il y a tricoti-tricota. 2."Voici le soir charmant, ami du criminel ;Il vient comme un complice, à pas de loup ; le cielSe ferme... [Lire la suite]

20 août 2013

CAP Français SE CONSTRUIRE IMAGINER SON AVENIR

CAP FrançaisSE CONSTRUIREC) Imaginer son avenir (avoir un projet de vie)Source : CAP Français programme 2010, Foucher, p.22-23. I) Analyse Doc 1 : "Un premier exemple de projet" a) Quelle est la nature de ce document ?b) Quel est son objectif ? Doc 2 : "Un second exemple..." a) Qui s'exprime ? Quel âge à cette personne ? Quel est son métier ?b) Que veut-elle ? Que refuse-t-elle ? Doc 3 : "Et dans un autre domaine" a) Quelle est la nature de ce document ?b) De quoi y est-il question ?c) En quoi ces deux vignettes... [Lire la suite]
16 août 2013

NOTES SUR PAYSAGE D'AUTOMNE D'APOLLINAIRE

NOTES SUR AUTOMNE MALADE D'APOLLINAIRESource : Apollinaire, Alcools, Poésie/Gallimard. 1."Automne malade et adoréTu mourras quand l'ouragan soufflera dans les roseraiesQuand il aura neigéDans les vergers"(Automne malade, vers 1-4)1a) Dès le premier vers, comment est considéré l'automne ? L'automne, on dirait une personne. Quelqu'un dont on voudrait prendre soin. Parce que "malade", parce qu'"adoré". Drôle d'investissement affectif que de s'éprendre de l'automne. Comme si on pouvait aimer le temps, cet assassin qui passe. Note : je... [Lire la suite]
22 mars 2013

COMME TOUT A RIEN

COMME TOUT A RIEN "Je sais l'art d'évoquer les minutes heureuses"(Baudelaire, Le Balcon) 1."Je sais". Narrateur savant. Tout narrateur est savant, au moins de ce qu'il a à raconter, même si ce sont mensonges et sottises. Du reste, l'humain a la science du mensonge, cette manière de faire diverger le langage du référent, de donner au référent une existence fictive. 2."l'art". L'art et la manière (de). "Je sais l'art" et cochon. Passons. Avoir l'air d'avoir l'art, d'être capable de travailler l'esthétique du réel. Comme cézigue... [Lire la suite]
16 mars 2013

NOTES SUR LE SONNET LA CLOCHE FÊLEE DE BAUDELAIRE

NOTES SUR LE SONNET LA CLOCHE FÊLEE DE BAUDELAIRE "Bruits étranges, gémissements, éclats de rire, cris lointains auxquels d'autres cris semblent répondre."(Hector Berlioz, Symphonie fantastique, "Programme de l'oeuvre", 1832) Le sonnet La Cloche fêlée est une illustration de l'art baudelairien des sons. Les allitérations, les assonances, les échos internes permettent au poète de légitimer une comparaison entre ce qu'il appelle son "âme" et l'agonie d'un soldat blessé. Le texte commence d'abord par l'évocation d'un tableau... [Lire la suite]
14 mars 2013

REMORDS POSTHUME : SONNET GOTHICO-MADRIGAL

REMORDS POSTHUME : SONNET GOTHICO-MADRIGALAnalyse du poème "Remords posthume", de Charles Baudelaire, pièce XXXIII du recueil "Les Fleurs du mal". Le titre repose sur un  oxymore puisque, lorsque l'on est mort, on ne peut éprouver de remords. Il s'agit d'un sonnet aux rimes embrassées dans les quatrains, puis aux rimes croisées et suivies dans les tercets. Une seule phrase répartie en deux premières subordonnées de temps commençant par la conjonction "lorsque" (premier quatrain), puis une troisième subordonnée temporelle... [Lire la suite]

12 mars 2013

DANSENT DANS

DANSENT DANS 1."Aux branches claires des tilleulsMeurt un maladif hallali.Mais des chansons spirituellesVoltigent parmi les groseilles."(Rimbaud, Bannières de mai) Echos d'une chasse. C'est drôle parce que "La Chasse spirituelle" est le titre d'un "manuscrit retrouvé" de Rimbaud dont il est généralement admis qu'il s'agit d'un faux. Est-ce que le, la, les faussaires se seraient inspirés de ces quatre premiers vers des Bannières ? En tout cas, ça fait son, ça, cette modulation du son "eu" (yod + "eul" // "meur") et puis les cris des... [Lire la suite]
10 mars 2013

DANS LES DENTS

DANS LES DENTS 1."Il craignait les blafards dimanches de décembre"(Rimbaud, Les Poètes de sept ans) La modulation des voyelles ("craignait", "blafards") ouvre la bouche jusqu'au "dimanches" en une sorte de bâillement, qui se finit avec la modulation de la nasale "an" ("dimanches", "décembre"), puis se ferme sur la séquence [b] + [r]. 2."Où les crieurs, en trois roulements de tambour,Font autour des édits rire et gronder les foules."(Rimbaud, Les Poètes de sept ans) Ces deux vers mêlent aux huées (l'assonance "ou") et aux "cris" et... [Lire la suite]
09 mars 2013

CE SOURIRE QU'IL A LE LOUP AVANT DE VOUS EGORGER

CE SOURIRE QU'IL A LE LOUP AVANT DE VOUS EGORGER 1."Qui remuerait les tourbillons de feu furieux,Que nous et ceux que nous nous imaginons frères ?"(Rimbaud, Qu'est-ce pour nous, mon coeur...) "remuer des tourbillons de feu furieux" : l'image est expressive. On s'imagine bien l'Arthur halluciné pâle enroulant autour d'un bâton quelque feu tourbillonnant. Voilà qui fait torche. Il ne serait pas tout seul, puisqu'ils sont "nous", qu'il dit, le bouteur, "nous" et même "ceux que nous nous", à agiter ainsi la sifflante d'un "feu furieux"... [Lire la suite]
23 juin 2012

SPECTRAL DEJA

SPECTRAL DEJA "Ici, au milieu de vous, comme une apparition divine, Au-devant de laquelle je m'élance pour en être frôlé" (Valéry Larbaud, Les Poésies d'A.O. Barnabooth, "l'innommable"). Il y a dans le poème L'innommable de Valéry Larbaud un drôle d'aller et retour dans le temps. Les six premiers vers emploient le futur de l'indicatif pour évoquer ce qui restera du poète et de ce qu'il a voulu de vie dans ses poèmes ("Restera-t-il dans ces poèmes quelques images / De tant de pays, de tant de regards..."). Les six suivants sont au... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 05:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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