22 mai 2017

COMMENT ÇA JUPITÉRIEN ?

COMMENT ÇA JUPITÉRIEN ?   1. « Que savaient-ils, ces messieurs, de la terrible aventure ? - Presque rien, l'essentiel demeurant son secret. » (Georges Bernanos, « Sous le soleil de Satan »)   Y en a des qui l'ont vécue dans leur chair, la « terrible aventure » et l'indicible de l'horreur qui porte des fois des noms d'homme.   Des fois des noms d'homme, l'horreur, et gradée, et pleine de diplômes et médaillée comme un dictateur à qui on vend des armes.   Dans les... [Lire la suite]

07 mai 2017

AH LES MONSTRES LES BEAUX MONSTRES

AH LES MONSTRES LES BEAUX MONSTRES   « And still those voices are calling from far away Wake you up in the middle of the night » (The Eagles, « Hotel California ») 1. Ah dimanche matin ! De 9 heures à midi, le "Classic Rock" de la radio Classic 21 et leurs beaux monstres électriques qui remontent du passé.   2. Ai pensé cette nuit à l'atmosphère des petits matins quand l'été vient et que la ville réveille corps et âmes.   3. Le théâtre de Molière… des couleurs s'agitent sur scène… et... [Lire la suite]
26 mars 2017

ONDULATIONS D'L'ÂME RETOMBÉE

ONDULATIONS D'L'ÂME RETOMBÉE   1. « En la forest d'ennuyeuse Tristesse » (Charles d'Orléans, « Escholier de mérencolie »)   Quand on est en « forest d'ennuyeuse Tristesse », on est triste et tout ennuyé qu'les arbres tout moches sombres pis c'est long.   Pis c'est long qu'on dirait que les arbres c'est des horloges on passe on passe mais ça passe pas le temps c'est long.   « forest d'ennuyeuse Tristesse » dit Charles d'Orléans de mélancolie qui semble sombre et... [Lire la suite]
07 janvier 2017

ALBATROSSERIES

ALBATROSSERIES(Rosses sur un poème de Baudelaire)L'ALBATROSSouvent, pour s'amuser, les hommes d'équipagePrennent des albatros, vastes oiseaux des mers,Qui suivent, indolents compagnons de voyage,Le navire glissant sur les gouffres amers.A peine les ont-ils déposés sur les planches,Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,Laissent piteusement leurs grandes ailes blanchesComme des avirons traîner à côté d'eux.Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !L'un agace son... [Lire la suite]
08 février 2016

PARFOIS PIERRE

PARFOIS PIERRE 1.« Ils me disent, tes yeux, clairs comme le cristal »(Baudelaire, « Sonnet d'automne ») Yeux : « clairs comme le cristal » chez Baudelaire ; à y lire des fois un avenir dans ces globes, pis du trouble, voire du pas très drôle. 2.« Je suis le sinistre miroirOù la mégère se regarde. »(Baudelaire, « L'Héautontimorouménos ») Miroir : ce qu'on est des fois qu'on n'y retrouve ni son latin ni son chien. 3.« Les maisons, dont la brume allongeait la... [Lire la suite]
15 janvier 2016

NOCTURNES ET MOROSES

NOCTURNES ET MOROSES   1. J'suis tellement acharné seul que quand on découvrira mon corps, mon chien, mes chats auront probablement commencé à le eh oui…   2. Je devrais me méfier : j'entends de plus en plus souvent les coups sourds du tonnerre sans orage. Qui donc m'appelle ?   3. On vieillit ; le temps se fait court, comme si sous les jambes, qu'on a de moins en moins, elle s'accélérait, la course au trou.   4. La nuit, elle porte une chemise noire et un bijou en forme de lune.   ... [Lire la suite]

09 janvier 2016

PETITES CONSOLATIONS DE FANTAISIE

PETITES CONSOLATIONS DE FANTAISIE1.« Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;Adieu, vive clarté de nos étés trop courts ! »(Baudelaire, « Chant d'automne », I)2.« Notre âme, piteux monument »(Baudelaire, « L'irréparable »)3.« - Et la lampe s'étant résignée à mourir,Comme le foyer seul illuminait la chambre,Chaque fois qu'il poussait un flamboyant soupir,Il inondait de sang cette peau couleur d'ambre ! »(Baudelaire, « Les bijoux »)4.« Ma pauvre... [Lire la suite]
25 janvier 2015

MES YEUX MES YEUX CROYEZ-MOI

MES YEUX MES YEUX CROYEZ-MOI 1.« Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d'automne »(Baudelaire, « Parfum exotique ») Quand je m'ennuie des fois je jetteLes je par mon âme numéroDeux - qui n'existe pas plus que mon âme numéro un – MesYeux, mes yeux, croyez-moi ! - car j'y crois, moi, en ces cerclesFermés, ces masques cachés dans les masques, et qui s'exprimentEn une langue que vous ne comprenez pas, et qui enUn tour vous je passe dans leSoir je ramasse mes je défenestrés auChaud que je les remets dans... [Lire la suite]
22 janvier 2015

LA RUE ASSOURDISSANTE

LA RUE ASSOURDISSANTE 1.« La rue assourdissante autour de moi hurlait »(Baudelaire, « A une passante ») 2.L'homme seul et le tintouin : le u d'la « rue » et les « our » et les « our » et puis le u de « hurlait ». 3.Ça chiasme donc ce Baudelaire « rue assourdissante autour hurlait » ça roule ça houle et ça hurlure. 4.Les hurles de la rue, des passants aux cris muets. 5.Des insultes même si ça se trouve dans les gens c'est tout blasphèmes anathèmes cris et... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 12:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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14 décembre 2014

ET LE TEMPS C'EST MA LANGUE

ET LE TEMPS C'EST MA LANGUE   1."La vie m'aime et je l'aime autantL'univers m'appartientLa vie c'est ma vieEt le temps c'est mon temps."(Jean-Pierre Ferland, "Mon ami J.C.")   2."dans l'observatoire de leurs pensées"(Baudelaire, "Les Paradis artificiels")   3.C'est nous "dans l'observatoire de leurs pensées", calculés comme des astres à bras, à jambes, zieutés, scrutés, évalués.   4.Les gens passent avec leur double télescope, çui-là d'leurs mirettes et çui-là d'leurs pensées; ils coïncident parfois... [Lire la suite]