10 juin 2012

C'EST QU'IL S'AGIT DE S'OCCUPER LE FANTOCHE

C'EST QU'IL S'AGIT DE S'OCCUPER LE FANTOCHE En feuilletant le Gaspard de la Nuit d'Aloysius Bertrand 1. "Je riais d'entendre un esprit que trempait l'averse" (Aloysius Bertrand, Le falot) Un esprit que trempait l'averse est-il un esprit mouillé ? Un esprit humide peut-être ? Quant à l'averse, est-ce si sûr qu'elle puisse tremper l'esprit ? Ne fait-elle pas autre chose que de le traverser ? A moins que cette averse soit-elle même un fantôme... 2. Hier, mon médecin m'a dit que l'alcool ancrait les état dépressifs dans le cerveau. En... [Lire la suite]

09 juin 2012

DATA FATA SECUTUS

DATA FATA SECUTUS En feuilletant Victor Hugo 1. "Où sont-ils? Mère, frère, à son tour chacun sombre. Je saigne et vous saignez. Mêmes douleurs ! même ombre !             O jours trop tôt décrus ! Ils vont se marier ; faites venir un prêtre ; Qu'il revienne ! ils sont morts. Et, le temps d'apparaître,             Les voilà disparus." (Victor Hugo, Les Contemplations, A Mademoiselle Louis B.) Faire en sorte de... [Lire la suite]
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09 juin 2012

COUPER DANS L'INFINI

COUPER DANS L'INFINI 1. Cette pique de Miss Marple, qui est peut-être bien aussi une ironie de la part d'Agatha Christie à l'adresse de cette espèce de gens qu'on appelle écrivains : " - Il m'a raconté, en effet, bon nombre d'histoires, mais ce doit être une manie commune à tous les hommes qui vieillissent." (Agatha Christie, traduit par Claire Durivaux, Le Major parlait trop, Librairie des Champs Elysées, coll. Club des Masques n°108, p.153). Raconter bon nombre d'histoires est-elle une manie d'homme vieillissant ? Devient-on plus... [Lire la suite]
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03 juin 2012

ASSIETTE CASSEE

ASSIETTE CASSEE 1. Les royautés électriques exigent de leurs sujets matière à hurler dans le vent, contre et avec les loups. 2. Dans le palais, le monstre a longtemps vomi tout en s'adressant à ses visiteurs avec aisance, et même une certaine élégance, quand il arrivait à ne pas trop montrer la boucherie de ses crocs. 3. "En mon sang ne traîne plus aucun dieu..." (Cioran, Ecartèlement, Gallimard, 1979, p.111) Cioran, quand il était au meilleur de lui-même, avait la clarté et l'élégance des grands classiques : la langue de Racine... [Lire la suite]
03 juin 2012

LA GORGONE ET LE SPHINX

LA GORGONE ET LE SPHINX 1. J'ai connu un professeur qui me donnait parfois l'impression d'être hanté par une sentinelle songeuse. On avait le sentiment que jamais son esprit n'était tout à fait en repos, et qu'il devait se lever la nuit pour vérifier telle ou telle référence. J'appris plus tard que je me faisais des illusions : il dormait comme un loir et ne vérifiait ses références que s'il y était contraint par la publication d'articles qu'il n'écrivait pas. 2. La gorgone et le sphinx, la fascination et l'énigme, sont partout... [Lire la suite]
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23 mai 2012

A LA VOLEE II

A LA VOLEE II 1. "Là-bas, sous les dattiers des panthères connus" (Leconte de Lisle, Les Eléphants) Oui, en effet, c'est bien connu, les panthères sont de grandes expertes en dattes. D'ailleurs, maman Panthère aime à préparer des dattes fourrées à la viande pour ses petits. 2. "Pas un oiseau ne passe en fouettant de son aile" (Leconte de Lisle, Les Eléphants) a) Un claquement dans l'air ! C'est un zoziau qui passe ; enfants, cachez vos rouges bilboquets (c'est idiot ! Pourquoi pas sabliers, cendriers, échiquiers, fromages frais ?). ... [Lire la suite]
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20 mai 2012

CIRCONFLEXES

CIRCONFLEXES 1. Têtes où circulent les orages et les songes, têtes ramifiées de nerfs, ce sont les calculs de la chair qui les tourmentent de visages foudroyés. 2. Parmi la mauvaise herbe, le lézard à chapeau sait les noeuds de la lenteur et les farces au nez des saints. 3. Querellant le vent, la machine à battre ne manque pas et lui multiplie la tête parmi les gifles et les branches secouées. 4. Mon temps est écrit. Celui qui a à l'esprit les chemins que parcourent les langues s'ouvre une boîte dont il ne comprend pas le contenu.... [Lire la suite]
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29 avril 2012

EN ECOUTANT LE PASSEPIED

EN ECOUTANT LE PASSEPIED Ecrit en écoutant le Passepied de la Suite bergamasque de Claude Debussy. Comme cela sied bien à Colette, ce piano qui sautille et mélancolise un brin, et s'enjoue. 1. "Par les baies ouvertes la pluie entra comme ils s'apaisaient, tiède et cinglante, embaumée d'ozone." (Colette, La Chatte, Le Livre de Poche n°96, p.85) Une demoiselle trempée quand même que c'est l'été (dans cette phrase en tout cas) ; par les baies ouvertes (puisque c'est l'été), elle vous rentre dans la maison, la pluie ; elle est jolie,... [Lire la suite]
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