24 décembre 2013

LA DENT MAUVAISE ET LES MAINS LIBRES

LA DENT MAUVAISE ET LES MAINS LIBRES 1.Tiré de Paul Eluard : "ressembler de moins en moins à ses victimes"; "cultiver ce monde durable"; "garder le mouvement secret" (Paul Eluard / Man Ray, Les Mains libres, Poésie/Gallimard n°445, p.65, 76, 79). 2.Rapport à ce que l'assassin avait l'air de ressembler de moins en moins à ses victimes, Holmes en conclut que le pervers était polymorphe. 3.Soyons honnête, il est probable qu'on cultive un monde de moins en moins durable. Du reste, pourquoi voulez-vous tellement que ça dure ? ... [Lire la suite]

24 décembre 2013

VACHERIES DE NOEL: DEUXIEME FOURNEE

VACHERIES DE NOEL: DEUXIEME FOURNEE 1.Je ne répondrai qu'en présence de l'avocat du diable. 2.Des fois, il vaut mieux s'adresser au diable qu'à des ministres. 3.Fantômas est partout, c'est même à ça qu'on ne le reconnaît pas. 4.Depuis qu'il est de notoriété publique que dans les instances du Front National, il y a quelques homosexuels, je ne peux pas m'empêcher de penser que l'extrême-droite, euh comment dire... enfin, bon, vous m'avez compris. Note : En tout cas, s'il y a un qui s'avise de me pincer les fesses, sans déconner, je... [Lire la suite]
24 décembre 2013

VACHERIES DE NOEL

VACHERIES DE NOEL 1.Tiré de Jules Laforgue: "un Très-Sourd Mystère"; "le Temps, qu'on ne sait où saisir"; "escadrons d'insectes d'acier" (cf "Complainte des Mounis du Mont-Martre") 2.On se meut dans le "Très-Sourd Mystère" avec des yeux aveugles. 3.Le Temps ne se rattrape pas par la manche, même que des fois, à force qu'on court après, il se retourne soudain et vous souffle dessus que vous êtes plus. 4.En "escadrons d'insectes d'acier" qu'il nous grignote, Chronos, qu'on en a plein nos poches, nos poignets, nos têtes. 5.Si les... [Lire la suite]
24 décembre 2013

ENTRE DEUX PHRASES

ENTRE DEUX PHRASES 1.Des fois, j'ai du grelot plein la tête, du bien fort, du bien dissonnant, du bien incapable de me mouvoir correctement dans cette vie. 2.Il raaage, il raaaaaage dedans, il raaage dedans la ville, le vent de décembre, et toute la nuit encore. 3.Aimer quelqu'un, ça doit être une sorte de divertissement existentiel, même qu'un "roi sans divertissement est un homme plein de misères", ou quelque chose dans ce goût-là. 4.Moi, franchement, y a des moments, ça m'aurait arrangé de ne pas être moi. 5.Tiré de Jules... [Lire la suite]
23 décembre 2013

FAUTE D'UN DIEU ON SE FAIT UNE RAISON

FAUTE D'UN DIEU ON SE FAIT UNE RAISON. 1.Tiré de Marc Le Bot: "Aussi, faute d'un dieu"; "autour de lui un désert mental"; "mais devient étrangement présent." (Marc Le Bot, Une blessure au pied d'Oedipe, Plon, coll. "Carnets", 1989, p.177). 2.Faute d'un dieu, on se fait une raison. 3.Dans "Une blessure au pied d'Oedipe", Marc Le Bot remplace l'amour pour un dieu qui n'existe pas par celui "des langues vivantes et mortes", ces sommes de petites divinités syllabiques articulées les une aux autres par les liens puissants de la syntaxe.... [Lire la suite]
22 décembre 2013

COMME UN SOUVENIR

COMME UN SOUVENIR 1.J'aurais aimé écrire des vers d'une élégance d'ocelot,Des vers qui fascinent, des vers aux yeux blanches,Des vers qui vous sembleraient une autre peauDes vers souples et clairs comme un dimanche d'été. 2.Et en êtes-vous si sûr, que Dieu soit Amour ? 3.Dans la douleur, quand l'indécidable se joint à l'indicible, l'être tend au suicide. 4.Tiré de Orlando de Rudder: "des araignées hilares"; une "pucelle étoilée de blessures"; "reconnaître comme un souvenir". (cf Orlando de Rudder, Le Tempestaire, Robert Laffont,... [Lire la suite]

22 décembre 2013

BOUILLOIRE A FOUTOIR CABOCHE

BOUILLOIRE A FOUTOIR CABOCHE 1.Tiré de Jules Laforgue : avoir un "tictac froid" qui "rit  en [sa] poche"; "Oeufs à heures"; "s'éparpiller en cloches" (cf "Complainte des Mounis du Mont-Martre"). 2.Les spectres ont aussi leur temps; il bat son tictac foid et rit, régulière mécanique, dans leur dents. 3.Les horloges sont grosses d'oeufs à heures qui ne cessent d'éclore pour mettre en boucle, en anneaux même, le serpent du temps. 4.Et au-dessus des toits de traits, des campagnes au couteau, le ciel franc et bleu, éparpillé de... [Lire la suite]
21 décembre 2013

QUI ME TROTTINE PAR LA CABOCHE

QUI ME TROTTINE PAR LA CABOCHE 1.Une tête flottant au-dessus d'un cheval sans pattes, voilà tout mon Bonaparte, celui qui me trottine la caboche. 2.Tiré d'une traduction de Sophocle : "intercéder pour des coeurs"; "faire le procès de son père"; voir "s'ouvrir l'oeil sacré du jour" (Sophocle, Antigone, traduction par Robert Pignarre, revue par Charles Guittard). 3.Intercéder pour des coeurs ? - Autant intercéder pour des prunes. 4.La psychanalyse a fait le procès du Père, de la Mère, du Saint-Esprit, du réel et de l'irréel et,... [Lire la suite]
15 décembre 2013

MON JEU N'EST PAS TON JEU

MON JEU N'EST PAS TON JEU 1.Quoi que l'on fasse, l'on mène notre jeu face à, et d'abord face à soi-même. Et face à dieu. Et face à l'autre, cet autre pas moi. 2.Ce n'est que par convention que les règles sont les mêmes. Mon jeu n'est pas ton jeu. D'ailleurs, l'un au moins triche. 3.Sire, la faim vous colle au palais; zavez les dents qui grimpent aux rideaux; la bave vous trempe la barbe. 4.Ne te sens-tu pas déjà étrange depuis qu'à travers toi passent leurs yeux ? 5. Tantôt nos apparences leur sautent aux yeux, tantôt leurs yeux... [Lire la suite]
15 décembre 2013

SEPARATION DU SONNET ET AUTRES EPARS

SEPARATION DU SONNET ET AUTRES EPARS 1. La fenêtre roule ses clopes de givreDont les cendres étincellent sur le sol 2.SolEn jaillit la girafe aux flammes, les flammesAllongeant leur cou vers les ponts lointains. 3.L'oeil à la fenêtre a cessé de fumer;Il ne dissipe pas le visage blanc; 4.Visage blanc,Boule de lune, pâte à pain, four à cielSous lequel se poursuivent les ponts lointains. 5.Quel est ce saxophone qui vient jeterSa blonde aux pavillons oui quel saxophone ? 6.Puisqu'ici nul ne joue et y a pas d'oreillesSaxophone... [Lire la suite]