06 octobre 2013

UNE VIEILLE REVENDICATION BOUDDHISTE

UNE VIEILLE REVENDICATION BOUDDHISTE 1.Les lyres se corrompent dans l'alcool, s'y désagrègent, en lançant des bribes de folies, furies, flèches plantées dans le coeur de l'archer. 2.J'imagine que Rimbaud aurait pu écrire :Ni Dieu, ni maîtreSous les cieux, je vais paîtreL'universitaire me contredira puisque, justement, Rimbaud, ces vers, il ne les a pas écrits. 3.Ce qui arrive parfois de pire à certains, c'est eux-mêmes. 4.L'épopée napoléonienne : une mise en scène grandiloquente et individualiste de la pulsion de mort, de la... [Lire la suite]

05 octobre 2013

TROP DE CHANCE !

TROP DE CHANCE ! 1.Voyageur ancien, voici que nous voulons retrouver le goût du vent. Ce n'est pas le lointain qui nous aimante, c'est le passé. 2.Qu'a-t-il eu une fois en italiques, le narrateur rimbaldien du Matin ?Le passé rêvé d'une "jeunesse aimable, héroïque, fabuleuse, à écrire sur des feuilles d'or", une jeunesse enluminée, une jeunesse actualisée par la formule "trop de chance !", qui pourrait être aussi bien le titre d'un roman pas plus mauvais qu'un autre. 3.J'aime le sérieux stupide et prétentieux de certains de mes... [Lire la suite]
05 octobre 2013

ON PEUT TOUJOURS SE DEMANDER

ON PEUT TOUJOURS SE DEMANDER 1.On peut toujours se demander si les dieux récompensent la vertu ou condamnent l'humain à multiplier ses fautes, jusqu'à grotesque théâtre. 2.N'étant pas doué pour l'amitié, à force, je risque bien de me brouiller quand même bien un peu avec moi-même. 3.On a sans doute raison d'être, à l'instar de l'Hippolyte du Phèdre de Racine, "fièrement révolté contre l'amour", qui nous donne l'illusion d'être nous-même alors que nous voilà bêtement au service de l'autre. 4.La porte, on la toque. Moi, rarement.Je... [Lire la suite]
05 octobre 2013

RIEN DE MIEUX A FAIRE

RIEN DE MIEUX A FAIRE 1.Ce que son coeur ne peut plus renfermer, et qui cogne, et qui déborde, et qui surgit, surprenant comme un dieu ancien et barbare qui surgirait dans la maison. 2.Ce que nous n'avons pas créé nous indiffère et ne nous intéresse que par son utilité, ou son caractère admirablement distrayant. 3.Pour enterrer, il faut creuser un trou. La terre est un gruyère macabre. 4.Dans les rues, ce que nous déplaçons, ce n'est pas nos yeux lucides, mais le secret de nos ombres. 5.Son beau château, on en rêve, bien sûr,... [Lire la suite]
05 octobre 2013

L'ILLUSION D'UNE NOSTALGIE

L'ILLUSION D'UNE NOSTALGIE 1.Les récits trop sincères, doit-on les faire ? Doit-on rougir, noircir les galeries, où passe, comme s'il était le temps, un spectre voûté, au visage flouté. Ceci dit, moi, il a beau passer, le spectre du temps, je continue à lui faire des doigts d'honneur, et à mentir. 2.Le rivage où patientent les ombres, on ne jette pas sur lui deux fois le même oeil. L'un est vif, l'autre est mort, et nous ne savons pas que nous sommes borgnes. 3.Tout ce qui s'est passé, doit-on le dire au Seigneur ? Doit-on nouer sa... [Lire la suite]
29 septembre 2013

COMME LE DIABLE A L'AIR SATISFAIT

COMME LE DIABLE A L'AIR SATISFAIT 1.Comme le Diable a l'air satisfait. C'est sans doute la promotion universelle des droits dits naturels qui le réjouit. J'entends souvent son rire sourd derrière les belles paroles des humanistes compatissants. 2.Je me demande parfois si l'Education Nationale à la française ne serait pas, des fois, une sorte d'expérience qui viserait à établir à partir de quel moment le troupeau des apprenants se décide à massacrer l'enseignant. 3.Comment faire rentrer le programme du baccalauréat professionnel... [Lire la suite]

29 septembre 2013

ET OU FILE TOUT ?

ET OU FILE TOUT ? 1.Je me demande où file sur son balai la sorcière verte qui dit "alone..." 2.Quelle surprise, ma belle, de se voir si rose, si gâteau, si pâteuse au miroir. 3.Deux crânes sous l'eau. Ils n'effraient pas les poissons, mais intéressent le plongeur. 4.Les photos que l'on prend des fauves nous rappellent que la nature est pleine de crocs. Notre oeil, qui se nourrit d'aberrations, les voit superbes. Les rues aussi sont pleines de crocs. On appelle cela mâchoires et dentitions, lesquelles font l'objet de soins... [Lire la suite]
29 septembre 2013

ET CETTE NOBLESSE D'ACTEUR

ET CETTE NOBLESSE D'ACTEUR 1.Selon Pascal Quignard citant Tchouang-tseu, "à quoi donc l'homme s'imagine qu'il ressemble ?" Je ne sais si les animaux ont cette faculté de s'imaginer autrement qu'ils sont. Les humains ont ce ridicule, et cette noblesse d'acteur. 2.Selon Pascal Quignard, que sont les bêtes "avant même d'êtres désirantes" ? De purs fantasmes. Puis elles dévorent. De même, les autres sont des rêves d'autres, avant qu'ils referment sur vous la puissance de leurs mâchoires, le cercle de leurs mots, la providence de leur... [Lire la suite]
23 septembre 2013

ET POURQUOI DONC QUE JE POURRAIS PAS PRENDRE DES PHOTOS AVEC CETTE BANANE ?

ET POURQUOI DONC QUE JE POURRAIS PAS PRENDRE DES PHOTOS AVEC CETTE BANANE ? 1.Lorsque le dragon a jeté sa flamme, il disparaît. On dit alors qu'il n'existe pas. 2.Certains, ce ne sont pas leurs mains qui jouent, mais les cartes qui remuent leurs mains. Parfois, ils finissent manchots. 3.Ne pas penser, c'est laisser le vent grignoter sa cervelle. 4."Sur la mer, que j'aimais comme si elle"(Rimbaud, Alchimie du Verbe) Sur la houle et ses goules chantantesLa flotte où beugle le troupeau des vents laMer derrière la mer d'autres... [Lire la suite]
22 septembre 2013

PLEIN DE NULLES PARTS

PLEIN DE NULLES PARTS 1. "Mais ?... Il y a quelqu'un dans ce sac !"(in Pétillon, La Dent creuse) C'est comme ça, les sacs, des fois, on croit qu'il n'y a personne dedans, et puis il y a quelqu'un. Et des fois, ce quelqu'un s'appelle Tour - ce qui, j'en conviens, n'est pas courant comme nom - et même qu'il est plusieurs. De là l'expression : avoir plus d'un Tour dans son sac. 2.En écrivant mes drolatismes, j'écoute un album du vieux Gentle Giant, un morceau bien bizarre qui s'appelle Alucard. A un moment, ils ont ralenti la bande on... [Lire la suite]