27 octobre 2013

ROULETABILLE ME VIT

ROULETABILLE ME VIT "Rouletabille me vit et me dit :"Qu'est-ce que vous faites ? Avant d'imaginer qu'il ait pu sortir par les fenêtres, il faudrait savoir s'il n'est pas sorti par la porte."(Gaston Leroux, Le Parfum de la Dame en noir, Le Livre de Poche Policier n°587, p.276) Où l'on voit que Rouletabille a un problème de charrue avant les boeufs. Voilà le résultat quand on travaille avec un âne. Rouletabille je devais être en rêveMe vit Rouletabille Oh le vif de ses yeux ! Il meVit Rouletabille me dévisagea Et s'adressa à moi et... [Lire la suite]

18 août 2013

LA TÊTE DANS LE SAC

LA TÊTE DANS LE SAC 1.Sur les trottoirs trempés passaient des pieds mouillés. 2.Elle portait un sac et dedans une têteQue je pense tranchée car comment aurait-ellePu y mettre dans ce sac un corps tout entier ? 3.Et le coulombrier brilla de son cou long. Note : Le coulombrier est un drôle d'oiseau. On dirait un fer à repasser. Mais avec une chemise. Vous me direz que j'aurais pu faire briller quelqu'un d'autre : un palefrenier, un collectionneur, un expert-comptable. Certes, mais je ne vois aucune raison pour qu'un palefrenier, un... [Lire la suite]
02 août 2013

ET MÊME SI PERSONNE N'EST SON NOM

ET MÊME SI PERSONNE N'EST SON NOM 1.Entendu sur France Culture, ce matin, que Baudelaire, condamnait "la prédilection des Français pour les métaphores militaires. Toute métaphore ici porte des moustaches." (cf Baudelaire, Journaux intimes). Ainsi peut-être condamnait-il le terme "Avant-garde", comme on peut le penser à la lecture des lignes suivantes : "Littérature militante. - Rester sur la brèche. - Porter haut le drapeau. - Tenir le drapeau haut et ferme. - Se jeter dans la mêlée. - Un des vétérans. - Toutes ces glorieuses... [Lire la suite]
28 juillet 2013

DU PAPILLON DANS LA CERVELLE

DU PAPILLON DANS LA CERVELLE 1.Un chien circulaire est un être parfaitement cynique. Du reste, je pense assez que le cynisme consiste à faire comme le requin, des ronds dans l'eau. 2.Des fois, les pianos font comme des flaques, qu'on en a les oreilles qui traînent dedans, que ça fait des éclaboussures de lumière. 3.Y en a, ils ont des offres sombres, comme s'ils faisaient commerce d'ombres, comme s'ils spéculaient sur les spectres. 4.Le pronominal s'ermiter est précieux. Il faut savoir s'ermiter surtout lorsque l'on est chez... [Lire la suite]
26 juillet 2013

SUR LE PAPIER

SUR LE PAPIER 1.Sur le papier, elle complote, la fiction, contre le réel. Méticuleusement, minutieusement, politiquement. Et on voudrait qu'on y croie. Et on nous assure que tout ça est réel. On nous incite même à tourner la page, à aller jusqu'au bout de l'Histoire, où, dit-on, les méchants seront punis et les gentils récompensés. Mais ne voyez-vous pas que l'auteur se moque de nous, nous roule dans l'encre, nous poulpe à la rouille, nous achève pour nous ranger dans la bibliothèque infinie de ses oeuvres complètes. 2.A parole... [Lire la suite]
05 juillet 2013

NI SI PAS NI PAS TANT NI TANT BIEN

NI SI PAS NI PAS TANT NI TANT BIENBrefs en jetant un oeil par ci, un oeil par là, et un autre aussi dans La nuit remue, de Henri Michaux, La bibliothèque Gallimard n°90. Citations entre guillemets. 1."En sortant, je m'égarai." Du coup, je ne m'y retrouvais plus. J'étais pourtant bien là il y a un instant, non ? 2."Je resterai là jusqu'à ma mort." Et plus, si affinités. 3."Je pensais, n'est-ce pas" Hein que je pensais, je pensais, non ? 4."Oh ! l'eau, toutes ces eaux par le monde entier !" Des fois, je me dis qu'elles... [Lire la suite]

29 juin 2013

TROIS DECALAGES

TROIS DECALAGES 1."Elle cesse de jacter, soudain inquiète en me voyant le regard à cent mille années-lumières d'ici."(San-Antonio / Frédéric Dard, Plein les moustaches, Fleuve noir n°123, p.168) Elle si déblatéreuse sansCesse causeuse diseuse raconteuseDe tout un tas deJacter cesseSoudain lèvres ouvertes ô quenottesInquiète se trouble la belleEn zieutant que jeMe divague l'âme comme si Voyant des anges faire du vélo au plafondLe mec voyez il a leRegard qui part en barqueA l'horizon qu'il file son regard àCent mille Mille mille même... [Lire la suite]
29 juin 2013

QU'NOUS SOMMES QU'A TOMBER

QU'NOUS SOMMES QU'A TOMBER 1."Inépuisable puits de sottise et de fautes !"(Baudelaire, Danse macabre) Inépuisable l'humain le diable en voit pas l'boutPuits dans lequel il se mire en tirant la langueDe son image le diable en rit encore sac àSottise aussi qui parlons tantEt ne pensons pas ce que nous disonsDe nous donc le diable désespère tant deFautes et si peu de logique. 2."Et tes yeux attirants comme ceux d'un portrait"(Baudelaire, L'Amour du mensonge) Et tu étais alors dans un grand lourd portraitTes mirettes vastes comme le... [Lire la suite]
28 juin 2013

GRAND OEIL AILES DE CORBEAU TROU NOIR

GRAND OEIL AILES DE CORBEAU TROU NOIR 1."Et le soleil, le soir, ruisselant et superbe,Qui, derrière la vitre où se brisait sa gerbe,Semblait, grand oeil ouvert dans le ciel curieux,Contempler nos dîners longs et silencieux"(Baudelaire, Les Fleurs du mal, pièce XCIX) Encore dans le ciboulot... à deux pas c'était... quasi cambrousse... la "blanche maison"... l'immaculée baraque...  avec des chastetés de "Pomone de plâtre" et de "vieille Vénus"... Elles se montraient pas, les statues... se planquaient au bosquet... dans l'ombre... [Lire la suite]
27 juin 2013

TOUOUT !

TOUOUT ! 1.Dans l'article "Elégie pour un fleuriste", j'évoque une chanson franglaise du groupe Il Etait Une Fois, une chanson dont le titre est A 6000 (We Don't Speak English). Je devais avoir du brumeux sur la planche à pensées, car ce n'est qu'en me levant ce matin que je pige le jeu de mots "A 6000 / Assimil". Marrant. 2."J'aime le son du Cor, le soir, au fond du bois" est un vers marrant. On le doit à Alfred de Vigny, le genre d'auteur que l'on ne lit plus guère que par hasard ou par obligation, ou par goût des vieilles... [Lire la suite]