12 octobre 2016

UN SAC DE BILLES NOS POMMES

UN SAC DE BILLES NOS POMMES1.« Oh ! que tout m'est accidentel !Oh ! j'ai-t-y l'âme perpétuelle !… »(Laforgue, « Complainte des crépuscules célibataires »)Des fois on s'dit ah bin c'est pas de chance ou bien que tout arrive comme tombé du hasard qui plane là-haut (i nous voit pas).Qui plane et qui fait comme il veut et quand je dis faire, faut dire que parfois, le hasard est bien emmerdant.Vous y croyez vous qu'y a des « âmes perpétuelles » qui continuent à traîner les rues comme vous... [Lire la suite]

27 août 2016

LA REVOLUTION ? UN MENSONGE QUI A REUSSI

LA REVOLUTION ? UN MENSONGE QUI A REUSSI   1. L'événement finit toujours par se passer de l'humain. Il devient alors fatalité.   2. « Ce que le public veut, c'est être surpris par ce qu'il attend. » (attribué à Frank Capra par Franck Dubosc sur France Inter)   « Le public aime à être surpris mais seulement par ce qu'il attend. » (attribué à Tristan Bernard)   On trouve aussi  et toujours attribué à Tristan Bernard: « Au théâtre les gens veulent être surpris, mais... [Lire la suite]
08 juillet 2016

DANS LAFORGUE Y A CECI CELA QU'ÇA FAIT DES VERS

DANS LAFORGUE Y A CECI CELA QU'ÇA FAIT DES VERS   1. Dans Laforgue y a du « se grignote lui-même » que sans doute qu'on et puis grignoti-grignota lève la queue et puis s'en va.   2. Dans Laforgue y a de « l'automne morose » qu'on s'traîne l'ennui dans les ombres qui s'allongent et vous mangent le moral.   3. Dans Laforgue y a du « Tant la vie à terre elle est bonne » et vaut mieux pas aller trop gratter à la porte d'l'aut'côté qu'y a rien derrière.   4. Dans Laforgue y a du... [Lire la suite]
04 juillet 2016

EN ATTENDANT LE VIOLON REVENANT

EN ATTENDANT LE VIOLON REVENANT1.Je disais : cette nuit encore le violon revenant, le « Mystère de la chambre jaune », la voix, la phrase…2.« Je reste au seuil d'un monde qu'on démontreAttentif à la manière dont l'être se révèle »(Alin Anseeuw, « Sonnets » in « Anthologie « Le Jardin ouvrier 1995-2003 », Ivar Ch'Vavar & camarades, Flammarion, 2008, p.66)Y en a i s'croient « au seuil d'un monde » qu'c'est syllabes et orties pis qu'ils épient « l'être qui se... [Lire la suite]
25 octobre 2015

MARRAINE LA LUNE A M'DONNE JAMAIS D'ETRENNES

MARRAINE LA LUNE A M'DONNE JAMAIS D'ETRENNES   1. « Si j’étais un loup ou un loup garou, je ferais de toi ma lune Pour venir faire des ouuuuuuuuuuhhhh » (Pablo Krantz in https://pablokrantz.bandcamp.com/track/des-chats-des-lapins-et-des-canards-gatos-conejos-y-patos)   2.« Ah ! La Lune m'obsède, la Lune m'obsède…Croyez-vous qu'il y ait un remède ?Morte ? Se peut-il pas qu'elle dormeGrise de cosmiques chloroformes ? »(Jules Laforgue, « Jeux »)3.Y en a donc, j'vous dis ça... [Lire la suite]
12 septembre 2015

PENSES-TU !

PENSES-TU !   1. « Pense-t-elle au Bonheur, Au Bonheur à tout prix Disant : tout plutôt que mon cœur reste ainsi incompris ? » (Laforgue, « Noire bise, averse glapissante... »)   2. Pense-t-elle ? Penses-tu ! Pense-t-il ? Pas plus.   3. Pense-t-elle, cerveau c'te bête dans sa boîte, perspicace vivace et qui vous pond de ces mondes oh de ces mondes !   4. Bonheur, qu'on en veut sa part de yop-la-boum pis qu'on est tout contrit consterné déconfit... [Lire la suite]

29 juin 2014

ET LA DOUCEUR DU SOIR ET LES CRIS SURHUMAINS

ET LA DOUCEUR DU SOIR ET LES CRIS SURHUMAINS 1."Hélène vient songer dans la douceur du soir"(Jules Laforgue, "Sur l'Hélène de Gustave Moreau") 2.Pourquoi Hélène vient-elle "songer dans la douceur du soir" ? Cause ceusses du matin, qu'est-ce qu'i sont bruyants, brutaux, braques abrutis. 3.Aussi parce qu'elle s'appelle Hélène et que c'est plus gracieux que "Maurice vient songer dans la douceur du soir". 4."Se fuir le long des cris surhumains de la mer !"(Jules Laforgue, "Dimanches") 5.Et pourquoi donc "se fuir le long des cris... [Lire la suite]
28 juin 2014

TANT QU'C'EST A VERSE

TANT QU'C'EST A VERSE 1."I'm a stupid boy" doit être la première phrase que j'ai apprise en anglais. 2.Sa mère lui disait : "Tu as faim ? Bois de l'eau, ça te remplira le ventre." Depuis, il n'arrête plus de boire. 3.Tout son art consiste à ne plus être aimé des êtres qu'il aime, lesquels ne l'aiment pas non plus. 4.Les seules ombres douées pour la parole sont celles que nous projetons. Nos cavernes débitent de la féerie en palais. 5.Qu'on s'façonne ci ou ça, nous nous vainquons et tentons de compenser nos pertes. 6.Je me... [Lire la suite]
21 juin 2014

J'AI DETESTE ETRE BUVARD

J'AI DETESTE ETRE BUVARD 1.Y a du bizarre plein les fleurs, des clous rouillés dans la forêt; ce fut du christ tout ça jadis. 2.On s'arlequine de tout, de rien, syllabes et visages, sur la terre qui est ronde; nous y poursuivons notre ombre. 3.Y a des faits l'un pour l'autre, y a des défaits l'un pour l'autre, l'un pour l'autre, pis du criage dans le vent, et du fondant dans l'être, qu'on tombe pâte à matière. 4.Déjà le vent d'automne, ma complainte, ma complainte, ma compagne; déjà le vent d'automne, je bats la campagne. 5."Le... [Lire la suite]
08 juin 2014

ET L'ON SE SALUE ET L'ON FEINT

ET L'ON SE SALUE ET L'ON FEINT 1."Et l'on se salue, et l'on feint..."(Jules Laforgue, "Célibat, célibat, tout n'est que célibat") 2.Des fois, le Sphinx, i s'en remémore, des mimeries devant ses crocs... ça danse en éclats... Ruisselet qui mime fleuve ne gonfle que par reflets. 3."Prolixe et monocorde,Le vent dolent des nuits"(Jules Laforgue, "Autre Complainte de l'orgue de barbarie") 4.Des fois, le Sphinx s'évoque le prolixe et le monocorde des réponses vaines; du vent, du vent dolent qui s'en va par sa nuit. 5.Des fois, le... [Lire la suite]