13 mars 2015

LA LANGUE DE VOTRE LANGUE

LA LANGUE DE VOTRE LANGUE 1.Qu'est-ce qui n'est pas d'emblée ? Dieu n'est pas d'emblée. L'être est-il d'emblée ? L'étant est-il d'emblée ? Fantômas est-il d'emblée ? L'intelligence est-elle d'emblée ? L'emblée est-elle d'emblée ? Voilà qui me fait penser, ou à peu près penser, ou parapenser… A quoi ? Aux « données immédiates de la conscience », élément de langage philosophico-qu'est-ce-que-j'cause-bien que je me demande ce que ça signifie au juste. 2.J'aime bien chez Michaux cette... [Lire la suite]

24 octobre 2014

FOURNIR MAINTE

FOURNIR MAINTE 1."Tu marches saluant les croix"(Apollinaire, "Elegie du voyageur aux pieds blessés") 2.Tu arpentes le monde en faisant des signes de croix cause que partout des morts attendent. 3.Des fois, pas d'autre route que la route à regrets; c'est que le coche, le louper une fois suffit pour y penser toujours. 4.Dans le poème "Un chiffon", de Henri Michaux, de qui parle le narrateur ? De lui-même ? De son chef de service ? De son bauf' ou de son boeuf ? 5.A force de s'effondrer dans nos tréfonds, qu'il y a plus qu'nos... [Lire la suite]
01 décembre 2013

PAS UN MOT DANS NI MÊME

PAS UN MOT DANS NI MÊME14 brefs en lisant Henri Michaux 1.Dans "La nuit remue" de Michaux, ça frissonne grandement, heureusement, avec une intensité de "Parfois, tout d'un coup." 2.Dans "La nuit remue", le narrateur déconseille l'auto-pliage ("une folie"). C'est qu'une fois plié, la moindre boîte aux lettres pourrait vous avaler. 3.Pas une plante, mais une bête, une bête faite de toutes sortes de plantes, une bête d'eau qui dort, et qui fait le siège de ma maison. 4.De "Mes Propriétés", je vois monter tant, tant de mystères que je... [Lire la suite]
29 août 2013

LES DEBUTS DE L'INSOLENCE

LES DEBUTS DE L'INSOLENCEQuestions et réponses sur le poème "Mon Dieu", de Henri Michaux (cf Henri Michaux, La nuit remue, La bibliothèque Gallimard n°90, p.240) GRAND A : QUESTIONS. 1) Qu'il y eut-il un jour ?2) Que lui-a-t-on fait ?3) Qu'est-il devenu ?4) Que lui a-t-on fait encore ?5) Qu'est-il alors devenu ?6) Et pourquoi le narrateur veut-il qu'on le "comprenne bien" ?7) Quel est l'intérêt de l'anaphore "et" ?8) Quel type de phrase domine la seconde strophe ?9) A quoi, dans cette seconde strophe, Dieu est-il comparé ?10) Dans... [Lire la suite]
26 août 2013

AUSSI FOURMI

AUSSI FOURMI En cogitant sur le poème "Terre !", de Henri Michaux. 1.C'est plein de "i" partout. Il y en a tant et si que ça fourmille dans la farine, que ça siffle dans les sophistiquées, que ça frimousse, frétille, et rissole dans les frites, que ça rythme jadis aussi parmi nous pas que péris, pas que périscopes, péripéties, prétéritions. 2.L'ici et le maintenant viennent d'ailleurs, du naguère et du là, et à peine sont-ils qu'ils sont ailleurs, dans l'encore et le tantôt. Le temps va si vite qu'on ne le voit pas passer ; c'est... [Lire la suite]
26 août 2013

QUESTIONS SUR EMPORTEZ-MOI NOUS AUTRES TERRE

QUESTIONS SUR EMPORTEZ-MOI NOUS AUTRES TERREPetites invites à lire et relire Henri Michaux. Les trois questionnaires qui suivent peuvent servir de base à d'autres questionnaires, plus précis, plus scolaires. Ils ne sont donc pas inutiles. Néanmoins, la formulation de certaines questions peut certainement être améliorée. Evidemment. Bien sûr. J'en suis conscient. I) Questions sur le poème "Emportez-moi", de Henri Michaux (in La nuit remue, La bibliothèque Gallimard n°90, p.224). 1) Dès le premier vers, que demande le narrateur ? 2)... [Lire la suite]

26 août 2013

HISTOIRE DE FAIRE CROIRE

HISTOIRE DE FAIRE CROIREEn cogitant sur le poème "Nous autres", de Henri Michaux. 1.La personne utilisée est fréquente. Elle fait foule. C'est par elle qu'il s'exprime, le narrateur. C'est plein de bouches, tout ça partout, de bouches, bouches, bouches, auxquelles l'encre donne langue. 2.Il constate que ce n'est pas facile tous les jours. Ontologiquement pas facile. Que l'être, c'est essentiellement de l'échec. Du pas réalisé. De l'inabouti. De l'impasse. De l'autre. 3.Au départ, c'est plein de pas possibles. Puis, on finit par en... [Lire la suite]
21 août 2013

CONTRE ! EST UN NARRATEUR PAS GENTIL

CONTRE ! EST UN NARRATEUR PAS GENTILNotes sur le poème "Contre !" de Henri Michaux (in Henri Michaux, La nuit remue, La bibliothèque Gallimard n°90, p.112-113). 1) Dans le poème "Contre !" avec quoi le narrateur affirme-t-il pouvoir construire une ville ? Avec pas grand chose, ce qui n'est pas possible. Mais comme il y a des villes qu'on a bâties sur des bidons, des villes qu'on a creusées dans des roches, des villes aux maisons aux murs de papier, alors pourquoi pas une ville en lenteur de gemellance, en pesanteur de point pala, en... [Lire la suite]
15 août 2013

LE TRAIN PASSE MAIS LA VACHE N'ABOIE PAS

LE TRAIN PASSE MAIS LA VACHE N'ABOIE PASNotes sur le poème Le livre des réclamations, de Henri Michaux. Dans la première strophe, ce sont des gueules, ses phrases, des gueules ouvertes et qui clament, puis qui réclament. Vous me demandez à qui il s'adresse. Pas à ma soeur, c'est sûr. Mais il se pourrait bien tout de même qu'il s'adresse, s'adressât, s'adressi à la grande invisibilité, ou au grand manipulateur de nous autres. A la mère Nature. Il ne compare pas le "vomissement" à un poisson qui vous ressortirait par la bouche. A... [Lire la suite]
15 août 2013

QUESTIONS SUR JE SUIS GONG A MORT ET LIVRE DES

QUESTIONS SUR JE SUIS GONG A MORT ET LIVRE DES I) Questions sur le poème Je suis gong (Henri Michaux, La nuit remue, La bibliothèque Gallimard n°90, p.230) 1) Qu'il y a-t-il, selon le narrateur, dans le chant de sa colère ? 2) Et qu'il y a-t-il dans cet "oeuf" ? 3) Et qu'il y a-t-il dans ce "tout" ? 4) A qui s'adresse-t-il dans les vers 4 et 5 ? 5) Sur quoi repose l'opposition des vers 6 et 7 ? 6) Et sur quoi l'opposition des vers 8 et 9 ? 7) Comment, dans les deux derniers vers, le narrateur se caractérise-t-il lui-même ? En... [Lire la suite]