30 mai 2017

ON NE PEUT S'ASSEOIR ALLONS CHEZ ZUT

ON NE PEUT S'ASSEOIR ALLONS CHEZ ZUT « On ne peut s'asseoir, tous les bancs sont mouillés » (Jules Laforgue, « L'hiver qui vient »)   On ne peut s'asseoir – « c'est tout mouillé ! » ; on ne peut qu'arpenter les rues de plus en plus sombres, et, silhouettes, passer.   Tous les bancs sont mouillés, et de la rouille des arbres chutent des anges en feuilles. Ils n'ont pas même un soupir.   Arpentant les rues de plus en plus sombres, nous nous aimions, sans doute. Nous étions... [Lire la suite]

24 mai 2017

DEMANDEZ PAS A LA LUNE L'EST SOURDE COMME UN CAILLOU

DEMANDEZ PAS A LA LUNE L'EST SOURDE COMME UN CAILLOU   1. « Dis, lune au front cornu, as tu vu quelquefois Une ame qui d'amour fust si fort tourmentée ? » (Jean Passerat, « A la lune »)   Jean Passerat… uh ! cinq « u »… « lune », « cornu », « tu vu », « fust »… pis du « cornu » masque à diable, la lune.   Masque à diable, la lune… entends-tu la nuit jouer d'la flûte ? - C'est l'herbe noire qui joue de l'os.   ... [Lire la suite]
22 août 2016

UN BEAU JOUR TWITTER DISPARAÎTRA

UN BEAU JOUR TWITTER DISPARAÎTRA   1. Le surnombre multiplie les artistes et les amateurs à un rythme tel qu'on finit par en être vaguement écœuré.   Oui oui je sais je suis rien qu'un méchant un imbu un pas beau.   2. L'art pour tous, la culture pour tous : encore une astuce pour créer des postes bidons et de faire dépenser des sous aux gens ça.   Un imbu un méchant un pas beau ma pomme oui oui je sais.   3. « Je calmai l'historien furieux et rejoignis Poirot sous notre tente. » ... [Lire la suite]
20 août 2016

DES FOIS QU'ON FINIRAIT PAR ATTRAPER DES FANTÔMES

DES FOIS QU'ON FINIRAIT PAR ATTRAPER DES FANTÔMES1.Quand je vois l'évolution du monde, si j'étais martien, je n'investirais pas un kopeck intergalactique dans la planète Terre. « O Terre, ô terre, ô race humaine,Vous me faites bien de la peine. »(Jules Laforgue, « Complainte du soir des comices agricoles »)2.Des fois qu'il y aurait des politiques et pis qu'ils diraient la vérité... non, j'plaisante.3.Des fois, j'me dis qu'l'humain a mis des siècles pour sortir de la misère afin de mieux rentrer dans la... [Lire la suite]
17 juillet 2016

LA VÉRITÉ CHOQUE LA VÉRITÉ POIL AU NEZ

LA VÉRITÉ CHOQUE LA VÉRITÉ POIL AU NEZ1.« Oh ! Ces lunaires oiseaux bleus dont la chansonLunaire saura bien vous donner le frisson... »(Jules Laforgue, « Le Concile féerique » [L'Echo])Ah il y a du piano là-dedans, et de la flûte, de la nuit, du clair de lune, des œufs sur le plat, des frites, du peintre.Moi j'y crois pas aux « lunaires oiseaux bleus » que s'il y aurait des oiseaux bleus ou même rouge pompon sur la lune, ça s'saurait heinMoi, les chansons lunaires, ça m'laisse pantois que c'est quoi... [Lire la suite]
01 juillet 2015

AUJOURD'HUI ZUT LIT UN SONNET DE JULES LAFORGUE

AUJOURD'HUI ZUT LIT UN SONNET DE JULES LAFORGUE   1. Zut mélancolise que tout l'ennuie, dans l'aujourd'hui d'alors et le présent de la page.   2. Zut s'enquiquine ferme, à en baver du néant, oui, mais tout de même, elle a un rideau.   3. Zut zieute le ciel aussi rayé qu'un vieux disque d'été, rayé de gris et de pluie, un vrai zèbre triste.   4. Zut se dit que la brume, c'est rien qu'une ramoneuse qui revient du boulot.   5. Zut se dit que les flaques, si elles avaient des yeux, elles verraient... [Lire la suite]

30 août 2014

AU FRICHTI D'LA BONNE FORTUNE

AU FRICHTI D'LA BONNE FORTUNE 1.Ce matin, dans la baignoire, une araignée grosse comme un ténor. 2.L'araignée dans la baignoire, j'ai voulu lui jouer l'air du crac boum yapu, mais "comme tout a une âme", je l'ai laisser filer le long d'une serviette de bain; so long, Ariane ! 3.Nous, en Europe, on est trop sensible. C'est pour ça qu'on veut plus les voir, les cadavres des autres, au loin, là-bas, où ça s'massacre. 4.Ecouté hier "The girl from Ipanema", toujours aussi chouette, Stan Getz, Astrud Gilberto, du vrai bon tout ça ! ... [Lire la suite]
28 juin 2014

CORNICHONNERIES

CORNICHONNERIES 1.Le Sphinx, quand il se vaste à penser, on peut se mettre dans la gueule du loup sans s'en apercevoir. 2."Un mirage inédit au détour d'un chemin"(Jules Laforgue, "Nobles et touchantes divagations sous la lune") Inédit, le mirage ! Sinon, c'est que du "déjà-vu". 3.L'infini, on est tellement dedans que ça nous fait une belle jambe ! 4.Des fois, on se sent aussi fatigué que si on existait. 5.Que l'univers existe ou pas, pour l'oeil, c'est tout un. 6."L'infini est à nos portes ! à nos fenêtres !Ouvre, et vois ces... [Lire la suite]
24 juin 2014

PARFOIS Y A COMME QUE J'PRESSENS

PARFOIS Y A COMME QUE J'PRESSENS 1.A mon avis, un de ces jours, quelque géant intersidéral - un de ces ogres que nous appelons dieu - flanquera sur la terre un coup d'insecticide, et c'en sera fini du grouillement humain. 2.Peut-être que pour ceux d'ailleurs, pour ceux de l'espace, les entités agressives et perspicaces, c'est nous. 3.Peut-être que dans une classification établie par des savants d'un autre monde, l'humain n'est pas autre chose qu'une forme supérieure d'insecte. 4.Le temps ternit notre éclat, et nous sommes de moins... [Lire la suite]
18 mai 2013

PARAPHRASE A TRISTE TRISTE DE LAFORGUE

PARAPHRASE A TRISTE TRISTE DE LAFORGUE Dans Triste, triste le narrateur à JulesContemple son feu Il a le droit bien queContempler son feu à force ennuyeux toutDe même Du coup il écoute ouiner le ventQui en effet fait ouineouineouine i faitA moins qu'il s'agisse de l'alarme d'uneBagnole vu qu'elles font ouineouineouineAussi les alarmes des bagnoles bon ouineLe vent dans les rues où sans doute plusPersonne de vivant ne traîne car en plusIl pleut que la pluie à sa vitre à JulesElle ruisselle & que Jules un bâillementQu'il étouffe... [Lire la suite]