20 juin 2017

OUI MAIS TOUT DE MÊME

OUI MAIS TOUT DE MÊME   1. Défois j'peux pas entendre « The Sound of Silence »(« Hello darkness my old friend ») sans m'avoir comme de la gribouille dedans (c'est bête).   2. Défois de la fatigue dans l'être, couteau qu'a perdu sa lame pis qui s'sent tout manche.   3. Un fantoche agite ses routes en moi, mais il balbutie, confond les noms des patelins, et me fourvoie.   4. Jadis j'ai haï les livres. Menteurs ! Je leur disais tandis que le réel s'enfuyait en se moquant du monde... [Lire la suite]

18 juin 2017

ILS ONT BON DOS LES ESCARGOTS

ILS ONT BON DOS LES ESCARGOTS   1. C'est souvent quand on entend parler les autres qu'on se rend compte à quel point, dès qu'on l'ouvre, on peut être prétentieux casse-bonbons.   2. « Planer avec le condor se faufiler dans les ruines » (Michel Butor, « Lectures transatlantiques »)   Moi perso « planer avec le condor » comme il dit Michel Butor ça me dit pas trop que ça me paraît bien haut   que j'ai l'vertige et pis le condor i s'rait peut-être pas d'accord pis d'un... [Lire la suite]
22 mars 2017

AH CES POETES !

AH CES POETES !   1. « Je m'amuse fort à travers ces mots, dont mon collègue Mitschlaf pimente copieusement son cours de philosophie : En dehors du temps et de l'espace. » (Jean Ray, « La ruelle ténébreuse » [le narrateur])   « Je m'amuse fort à travers ces mots » dit le narrateur à Jean Ray genre que nous sautons de phrase en phrase comme oiseau de branche en.   Le collègue au narrateur à Jean Ray il « pimente son cours de philosophie » que je comprends que... [Lire la suite]
10 octobre 2015

A VOUS HIBOUX J'AVOUE

A VOUS HIBOUX J'AVOUE 1.« mais c'était une tâche impossible, ses bras s'avérant trop courts. »(Exbrayat, « Et qu'ça saute »)Mais évidemment, ArmandC'était d'attraper le jambon ou la lune en papier ou la fille des airs Une j't'en ficheraieTâche dans la mare à Impossible qu'il pataugea lorsSes – i pouvait pas le gars – sesBras trop courts ses brasS'avérant de plus en plusTrop de plus en plus trop de plus en plus trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop tropCourts.2.Des fois qu'on attraperait le jambon, la... [Lire la suite]
26 septembre 2015

QUANT A FRANK ZAPPA IL PORTAIT LA MOUSTACHE

QUANT A FRANK ZAPPA IL PORTAIT LA MOUSTACHE   1. Sur la pochette de l'album « Abbey Road », les Beatles sont quatre. Quatre, comme dans la vraie vie. Etonnant, non ?   2. Pour manger du poisson, j'utilise une fourchette. D'ailleurs, je ne mange plus avec mes doigts depuis longtemps... Je n'étais même pas né.   3. On dit qu'il y eut un cinquième, un sixième et peut-être même un septième Beatles. Sans doute y en eut-il un huitième, encore plus méconnu, et un neuvième, plus méconnu encore que son... [Lire la suite]
12 juillet 2015

ARICIE A L'HERBE ROUGE

ARICIE A L'HERBE ROUGE   1. « Elle approche; elle voit l'herbe rouge et fumante » (Racine, « Phèdre », V,6 [Le récit de Théramène])   2. Aricie s'arrive ici, ici s'arrime s'approche s'aperçoit que. Sa bouche alors s'ouvre sur un Ah qu'on n'entend pas (en ce temps-là, les films étaient déjà muets).   3. Aricie, si si ! C'est elle, là, qui s'y colle, franchi qu'elle a un tas de rimes, Aricie s'arrime ; c'est qu'ça rime alors.   4. Aricie, la Sissi d'Hippolyte, a s'anime, a... [Lire la suite]

22 novembre 2014

AUTRES PETITES GOTHIQUES FANTAISIES

  AUTRES PETITES GOTHIQUES FANTAISIES 1.Comme il avait plus d'une voix dans la gorge, il fonda une chorale, et acheta beaucoup de masques. 2.Mille témoins ne sauraient venir à bout du portrait-robot de l'assassin aux mille visages. 3.Orgueil se place souvent si mal qu'on se donne un mal de chien à le dénicher des petits mois où il pavoise. 4.Il a un destin humide, le gars Fardeau; il est d'abord plein d'eau, puis s'évapore lentement au soleil, jusqu'à ne plus faire qu'une flaque, une flaque à casquette et baguette de pain. ... [Lire la suite]
25 octobre 2014

FAITES DONC ATTENTION AVEC VOTRE ÉTRANGETÉ

FAITES DONC ATTENTION AVEC VOTRE ÉTRANGETÉ 1.Une cloche dans la brume... d'étranges lamentations... d'la timbale tom-tom... C'est l'étonnant "Festival of Death" des Residents. 2.Q.i s'agite ainsi dans la br.me ? Q.i se s'rem.e so.s la l.ne ? C'est le grand huluberlu qui mange les "u". 3.Faites donc attention avec votre étrangeté ! Ça se voit, vous savez; ça se sait aussi... 4.Tous les jours, la peinture lui mangeait quelque chose. Il lui fallait donc finir ce tableau tant qu'il avait encore des mains. 5.L'Oeil de l'Etat a mille... [Lire la suite]
15 février 2014

UN CULTE AUSSI SECRET

UN CULTE AUSSI SECRET 1.Tiré de René Char: "Dépêchons-nous d'oeuvrer ensemble"; "converger l'un vers l'autre"; "inexplicablement à l'hostile" ("Feuillets d'Hypnos", 196) 2.Imaginé pour une bande dessinée d'héroïc-fantasy : "Dépêchons nos corps à la relève des âmes" dit le chevalier levant son épée. 3.Le rôle de l'armée, savoir dépêcher des corps à la relève des âmes. 4.Converger vers un but commun suppose de passer par ces chemins parallèles où l'un tente de rejoindre l'autre. 5.Je pense assez que beaucoup d'entre nous vivent... [Lire la suite]
12 février 2014

COMME DIABLE EN BOÎTE

COMME DIABLE EN BOÎTE 1.Je suis bien trop poli pour confondre les êtres avec les choses, et des fois, je me dis que j'ai tort. 2.Tiré de René Char: "Nous n'appartenons à personne"; "sinon au point d'or"; "cette lampe inconnue de nous" (cf Feuillets d'Hypnos, 5) 3."Nous n'appartenons à personne", et pourtant nous n'avons pas le sentiment d'être si libres. 4.Le but de la plupart de nos actes est, consciemment ou pas, de limiter notre propre liberté. 5."Nous n'appartenons à personne": Nous n'appar l'être nous y tenons quand même, à... [Lire la suite]