09 mars 2015

NOTES SUR LES VERS 1 A 7 DU PHEDRE DE RACINE

NOTES SUR LES VERS 1 A 7 DU PHEDRE DE RACINE.1.« Le dessein en est pris : je pars, cher Théramène »(Racine, Phèdre, I,1, v.1 [Hippolyte])« dessein » : le premier mot de la pièce. La tragédie est une suite de desseins contrariés.2.« Le dessein en est pris, je pars » : Hippolyte se montre résolu, décisif ; le sera-t-il vraiment ? Partira-t-il ?« Le dessein en est pris ». Intéressant ce pronom « en » ? A quoi renvoie-t-il ? (cf l'expression... [Lire la suite]
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02 décembre 2013

PIANO

PIANO 1.Le pianiste travaille ses TableauxLe pianiste travaille; dehors il neige.Le pianiste travaille; il neige et il fait du vent.Le pianiste travaille; ainsi tourbillonnent blanches et noires. 2.Le roi parle à son bouffon.Le roi parle - que peut-il bien dire à son bouffon ?Le roi parle - que peut-il bien dire de si sérieux que son bouffon rit. 3.La jeune fille passe dans la rue.La jeune fille passe - la regarde-t-on des fenêtres ? La jeune fille passe - je me demande ce qu'il y a derrière ces fenêtres. La jeune fille passe -... [Lire la suite]
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12 octobre 2013

BRUIRE UNE RIVIERE

BRUIRE UNE RIVIERE 1."Je descendis à mon tour dans la cour, les tempes battantes, le coeur désordonné, les reins rompus."(Gaston Leroux, Le Parfum de la Dame en noir, Le Livre de Poche policier n°587, p.245) Je suis assez sot assez lent jeDescendis donc sottement et lentementA la cave au cadavreMon Dieu, pourquoi avoir mis ce cadavre-là ? C'est que laTour est bien pleine de fantômes évidemmentDans les tours y a toujours fantômes et courants d'airLa morte n'était point morte elle courait dans laCour en criant que je l'avais tuéeLes... [Lire la suite]
11 août 2013

DANS LES LIGNES D'UNE MAIN LIBRE I

DANS LES LIGNES D'UNE MAIN LIBRE IEn lisant Les Mains libres, de Paul Eluard et Man Ray, Poésie/Gallimard, 2013.Légendes. 1.La femme rompant l'oeil s'est couchée sur le pont et trempe le fluide pilier de sa chevelure dans la rivière. 2.Quelque part, l'aiguille à tricoter le réel, plantée dans la pelote de terre. 3.Le loup blanc ferme ses yeux. Le voilà - à s'y méprendre - toile blanche. 4.En écartant le réel, on réveille un oeil originaire et très étonné. 5.Lorsque le fantôme lui-même abandonne le château, alors la songeuse... [Lire la suite]
08 mars 2013

LA OU LA HOULE

LA OU LA HOULE "And I have asked to be Where no storms come,Where the green swell is in the havens dumb,And out of the swing of the sea."(Gerard Manley Hopkins, Heaven-Haven) "J'ai quêté d'habiterOù nul vent ne fait rageLà où la houle glauque est muette dans les havres,A l'abri du roulis des mers."(traduction : Pierre Leyris) J'ai aské souvent personne m'a réponduQuêté dans des yeux profonds rien trouvé askéD'habiter où qu'ça storme pasOù qu'le présent soit pas tout le temps entrepris avecNul fâcheux pour me ficher dedans qu'le... [Lire la suite]
18 février 2013

BREF QUAND ON EST PLEIN DE LONGTEMPS

BREF QUAND ON EST PLEIN DE LONGTEMPS En feuilletant "Seul dans la splendeur", poèmes de John Keats, traduits par Robert Davreu, Points n°P2099, édition bilingue, pp.60-75. Les citations figurent entre guillemets. "But the forgotten eye is still fast wedded to the ground"(John Keats) "L'oeil oublié toujours demeure fidélement rivé au sol"(Traduction : Robert Davreu) 1."O thou whose face hath felt the Winter's wind" Alors ils prirent les visages des gens de la vallée et en essuyèrent le vent d'hiver. Alors les gens de la vallée... [Lire la suite]

16 février 2013

DES BEAUTES AUX REGARDS PLUS PROFONDS

DES BEAUTES AUX REGARDS PLUS PROFONDS En feuilletant "Seul dans la splendeur", poèmes de John Keats, traduits par Robert Davreu, Points n°P2099, édition bilingue, pp.41-59. Les citations figurent entre guillemets. "When I have fears that I may cease to be"(John Keats) "Lorsque me vient la peur de pouvoir cesser d'être"(Traduction : Robert Davreu) 1."Yet do I often warmly burn to seeBeauties of deeper glance, and hear their singing,And float with them about the summer waters." Les beautés d'une beauté plus profonde, d'un plus... [Lire la suite]
05 février 2013

GLAS GLAS GLAS

GLAS ! GLAS ! GLAS ! "Glas ! Glas ! Glas sur vous tous, néant sur les vivants !"(Henri Michaux, Contre !) Glas ! Glas ! ça fait froid çaGlas ! Glas ! sons froids que ces Glas ! Glas ! Glas là !sur la terre froide et noire entendezvous le Glas ! Glas ! Glas des clochestous les jours en entend c'est lenéant qui appelle Glas ! Glas ! Glas ! (fait des dents)sur la terre des clochers le néant appelle c'est étonnantles choses sont pour ne plus être lesvivants sont déjà morts quelque part toujours. DANS LE LABYRINTHE "Dans le labyrinthe... [Lire la suite]
23 janvier 2013

SWEETS FOR BITTER

SWEETS FOR BITTER "Sweet flowers I carry, - sweets for bitter."(Gerard mankey Hopkins, For a picture of St. Dorothea)De douces fleurs : doux pour amer.(traduction : Pierre Leyris, Points/Seuil n° p1791) J'aime ce glissement du doux à l'amer. Petite surprise qui dit bien que les choses ne sont pas ce qu'elles ont l'air d'être, ou plutôt que le regard de l'observateur change le réel qui semble pourtant si intangiblement lui-même. Patrice HouzeauHondeghem, le 23 janvier 2013  
05 décembre 2012

UN OEUF A COUVER

UN OEUF A COUVEREn lisant le poème Etapes, de Henri Michaux, ("La nuit remue", in La nuit remue, édition de poche, La Bibliothèque Gallimard n°90, p.84-85. Les citations sont entre guillemets.) 1."avoir son malheur" : comme on a son talent. Du reste, vivre, c'est savoir éviter les malheurs évitables, et savoir vivre avec les inévitables. 2."que ce quelque chose" : chaque objet que nous touchons est une preuve ontologique qu'il y a quelque chose que le rien que nous sommes a provisoirement la possibilité de toucher. 3."et ainsi de... [Lire la suite]