08 mai 2012

DE LA COMPAGNIE DES CRÂNES

DE LA COMPAGNIE DES CRÂNES 1. "Un grillon solitaire, en son cri-cri sonore" (Jules Laforgue, Intérieur) Le grillon alors tout entier dans ce cri-cri sonore, comme un jazzman dans son improvisation, cependant que le chanteur peut chanter en pensant à autre chose. Je me demande si l'on peut improviser en pensant à autre chose. Remarquez qu'une suite de clichés ne nécessite sans doute qu'habitude et expérience. Tout dépend de ce que l'on appelle improviser. 2. "Son vaste miaulement de vieux roi qui s'ennuie !" (Laforgue, Soleil... [Lire la suite]
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04 mai 2012

DANS UN GLAPISSEMENT D'AVERSE

DANS UN GLAPISSEMENT D'AVERSE "Noire bise, averse glapissante, Et fleuve noir, et maisons closes, Et quartiers sinistres comme des Morgues, Et l'Attardé qui à la remorque traîne Toute la misère du coeur et des choses, Et la souillure des innocentes qui traînent, Et crie à l'averse : "Oh ! arrose, arrose "Mon coeur si brûlant, ma chair si intéressante !" (Jules Laforgue, Derniers vers, pièce XII, vers 1-8, cf "Jules Laforgue, Poésies complètes", Livre de Poche n°2109, p.310) 1. La bise peut être noire. C'est assombrir plus encore le... [Lire la suite]
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04 mai 2012

LES OMBRES COMME LES PROIES

LES OMBRES COMME LES PROIES "Ô vous, comme un qui boite au loin, Chagrins et Joies, Toi, coeur saignant d'hier qui flambes aujourd'hui, C'est vrai pourtant que c'est fini, que tout a fui De nos sens, aussi bien les ombres que les proies." (Verlaine, Sagesse, livre I, pièce VI, vers 1-4) 1. Le "vous" peut s'appeler (je vous appelle demain ; c'est à vous que je m'adresse) ; il admet le vocatif. Tous les substantifs peuvent être employés au vocatif, mais pour certains, la trivialité du sens induira le second degré : Ô abat-jour ! Ô... [Lire la suite]
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03 mai 2012

VISITE AU GRIS SPECTRAL

VISITE AU GRIS SPECTRAL "L'âne a les oreilles tellement longuesqu'il entend les chaussettes se moquer." (Laurent Albarracin, Fruits de la gravité, in Ivar Ch'vavar & camarades, Le Jardin ouvrier, 1995-2003, Flammarion, 2008, p.171) 1. "des bêtes mortes dans des boîtes en carton" (Ivar Ch'vavar, Hölderlin au mirador, 25, in Ivar Ch'vavar & camarades, op. cit. p.115) Au retour du printemps, lorsque toute la nature bla bla bla et que les filles se racourcissent les jupes et se changent les yeux, l'usage est de faire chez soi... [Lire la suite]
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03 mai 2012

SOUS LES IRONIES DU SOLEIL MOI ARROGANT

SOUS LES IRONIES DU SOLEIL MOI ARROGANT 1. "La bise se rue à traversLes buissons tout noirs et tout verts, Glaçant la neige éparpillée Dans la campagne ensoleillée." (Verlaine, Sagesse, livre III, pièce XI) L'hiver, j'attrape de la bise, celle qui se rue, de la ruante quoi. J'aiguise mon couteau exprès pour, le couteau à biseau, et dedans l'intempérie, je me taille un habit de marquis quelque peu froid. Cela me donne un air glacial. Du coup, les ombres noires qui passent le long des murs et les femmes aux yeux verts trop sûrs d'eux... [Lire la suite]
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03 mai 2012

DES CHAMEAUX ET DES CHOSES

DES CHAMEAUX ET DES CHOSES 5 notes incongrues en lisant Henri michaux 1. "Quand je veux faire apparaître une grenouille vivante (une grenouille morte, ça c'est facile) je ne me force pas." (Henri Michaux, Mes Propriétés, Magie) Le propre de la magie, c'est qu'on ne s'y force pas. Aussi, les événements heureusement imprévus vous ont un de ces visages surnaturels que vous pensez alors que c'est sûr, vous la, vous le, rencontrerez un jour, l'être d'exception. Et puis après, vous revenez sur terre, et vous vous dites que l'exception,... [Lire la suite]
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30 avril 2012

LA MORT DE C'T'HOMME MÊME QUI S'APPELOT ARTHUR

LA MORT DE C'T'HOMME MÊME QUI S'APPELOT ARTHUR Regardez c't'homme il a des douleurs La main sur le coeur il chancelle Ah Vite vite vite faut qu'on le secoure Et qu'on l'entoure de soins sinon au Cimetière on lui portera des fleurs. Le quasi mouru se remémore Tout ce qui s'a passé dans Son passé avant qu'il soye Tout à fait très mort v'là D'abord que ça commence un Jour qu'il croyait encor à L'amour et tout çi tout ça Ce soir youp la lop ! c'est la fête Ce soir j'vas lui dire tout l'amour Qu'j'avions pour elle oh ce soir ça Va être... [Lire la suite]
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26 avril 2012

ENLUMINURE

ENLUMINURE "Chaque soir, la Dame s'éveillait, sortait de son lit aux draps d'écarlate verte. On aurait pu croire qu'elle dormait entre deux feuilles de salade. Ses draps venaient d'Orient : son père, marchand, jadis, les avait rapportés. A peine levée, elle se mirait dans son miroir, aimant s'y voir déformée par la concavité de ce grand bol brillant, gravé de lignes méridiennes faites pour calculer à la façon des Maures. Comme certains oiseaux, friands d'obscurité, elle dormait le jour." (Orlando de Rudder, Le Tempestaire, Robert... [Lire la suite]
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26 avril 2012

ME FAIT LE PLUS PEUR C'EST LE RIEN

ME FAIT LE PLUS PEUR C'EST LE RIEN "Ce qui dans la mort me fait le plus peur, c'est le rien." (Philippe Guillerme, Ce qui dans la mort..., in Vagabondages, N°47, avril 1983, p.87) C'est le paradoxe de la mort que le rien Qui nous attend nous fasse peur c'est de Rien que nous avons peur donc D'habitude Cette expression est employée à la forme Négative Je n'ai peur de rien C'est peut Être la seule occurrence affirmative que L'on puisse trouver de l'expression J'ai peur de rien donc j'ai peur de la mort A Vrai dire ce n'est pas le rien... [Lire la suite]
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25 avril 2012

J'ECOUTE THE WALL

J'ECOUTE THE WALL J'écoute The Wall de Pink Floyd course de Chiens fous à travers les rues le son des Guitares électriques me la flanque facile Cette image de chiens lancés et aussi une Impression d'un vent panique d'un souffle Panique d'un espace soudain qui s'ouvre à Je ne sais quelle parole venue d'ailleurs Et qui vous tombe dessus comme si soudain La vérité s'était mise à vous chercher je Sais que j'exagère quand j'écris cela car Ce n'est jamais que de la musique mais la Musique dite pop/rock et sans doute assez Celle du Floyd... [Lire la suite]
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